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Conférence de Varsovie : scènes d'hystérie climatique collective

par Erasmus Tharnaby

Pour Wikipédia, l'hystérie collective est définie ainsi :

"En psychologie, le terme d'hystérie collective (le terme de psychose collective est aussi utilisé dans la littérature), s'applique à des phénomènes où les mêmes symptômes, hystériques ou ayant les mêmes caractères soudains et incontrôlables que l'hystérie, sont ressentis par tout un groupe de personnes :

  • réactions de panique ressenties par des foules, des populations entières, par exemple à la réception de nouvelles concernant des maladies. Ce genre d'hystérie collective n'est pas à proprement parler une forme collective d'hystérie.
  • comportements d'excessif enthousiasme ou d'excessive adulation de la part d'un groupe.
  • situations dans lesquelles tout un groupe présente les mêmes symptômes somatiques, sans cause organique."

C'est exactement ce qui s'est produit à l'ouverture, hier, de la conférence de Varsovie sur le climat. Pour des raisons qui, finalement, n'appartiennent qu'à lui, un délégué philippin a déclaré qu'il cessait de s'alimenter en signe de solidarité pour son peuple, victime du cyclone Hayan. Pourquoi pas ? Mais pourquoi en faire état publiquement puisqu'il s'agit d'une question morale personnelle ?

La pensée magique, omniprésente pour tout ce qui touche à l'écologie et en particulier dans les conférences du GIEC, peut expliquer cette scène d'hystérie collective qui amène toute une conférence à prendre pour argent comptant la coïncidence du cyclone et de l'ouverture des joutes rhétoriques.

Mais c'est aussi, plus prosaïquement, la perspective de voir se répandre l'aide et les financements onusiens sur les pays touchés par les phénomènes climatiques exceptionnels qui peut inciter les malheureux à en rajouter aux moments opportuns. Il faudrait être malthusien en diable pour chercher à tirer profit, par le biais d'un exploitation spectaculaire des événements, de la mort de milliers de malheureux. C'est pourtant ce qui est en train de se produire. Malthusien en diable, donc...

Ainsi, ce qui était autrefois de la science, qui était devenu de la science-spectacle, n'est plus que du pur spectacle. Dans l'esprit du grand public,il ne fait désormais plus aucun doute que ce terrible cyclone est associé à d'hypothétiques changements climatiques, alors même que le dernier rapport du GIEC fait état d'une stabilisation inexpliquée du réchauffement climatique !

Pour faire bonne figure, les climato-fanatiques rapportent une possible montée des eaux alors que j'ai déjà indiqué ici que des études françaises tout à fait fiables montrent qu'il n'en est rien, en tout cas au milieu du Pacifique, et que le concept de réfugié climatique inventé pour l'occasion au sujet des îles Vanuatu était une forfaiture.

Cette catastrophe demeure une incroyable aubaine pour l'ONU qui continue de tirer les ficelles de la politique internationale et tente, par le biais de l'écologie, de devenir l'acteur incontournable de la gouvernance mondiale. Quand, au petit jeu des chaises musicales malthusiennes, on se demande quelles populations estourbir pour soulager le bilan carbone de l'Humanité, la seule chose que peut espérer un esprit sain est que toute cette conférence aboutisse à un jeûne collectif expiatoire et définitivement expéditif. Que Gaïa les pardonnent, ils ne savent pas ce qu'ils font !

Conférence de Varsovie : scènes d'hystérie climatique collective
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Sceptique 19/11/2013 18:39

Je n'avais pas vu dès sa publication ce billet, je ne l'ai pas commenté immédiatement, non plus. À propos des définitions: l'hystérie, c'est un langage du corps.L'hystérie collective, c'est le langage de corps rassemblés, s'imitant les uns les autres. La psychose, c'est un trouble du raisonnement. La psychose collective, c'est pareil, mais à beaucoup. Ce terme conviendrait mieux à ce que vous décrivez, d'une communion dans le délire.
Ce fait différer le typhon des Philippines des précédents lointains, c'est l'information en temps réel qui le couvre, et les moyens de secours déployés par tous les humains informés immédiatement du désastre.
On sait que dans le passé, les événements semblables, dont les survivants ont conservé la mémoire, avant de pouvoir en parler, étaient tout autant dévastateurs, mais bien plus meurtriers, aucun secours ne parvenant aux victimes, en provenance des parties du monde restées dans l'ignorance.