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Festival du film de propagande

par Erasmus Tharnaby

Un festival du film de propagande vient de se terminer à Murs-Erigné et son bilan tient déjà toutes ses promesses. C'est Angers Mag qui nous l'apprend. Dès le début de la pige, il s'agit de plonger le lecteur dans un contexte hautement politique : les méchants ministres du gouvernement ont enterré la taxe diesel et s'apprêtent à reculer sur l'écotaxe avec pertes et fracas, tandis que toutes les promesses malthusiennes du candidat Hollande s'envolent à mesure que le réel revient dans l'actualité.

C'est vrai, ça ! Pourquoi pas une petite taxe diesel, en ce moment ?

Puisque la "révolution verte" ne se fera pas par les politiques, il faut, pour le pigiste militant, augmenter la dose de propagande en direction du bon peuple. En langage écolo, ça s'appelle "susciter le débat", "amener la réflexion", "éveiller les consciences", toute une phraséologie très muraysienne dont la propension à se terminer en queue de poisson pourrait nous laisser assez tranquilles sur ses conséquences.

Mais le totalitarisme écolo y est déjà là tout en germe : "susciter LE débat", "amener LA réflexion" reste toujours moins vague qu'"éveiller les consciences" sans préciser à quoi. Au travers de ces locutions on devine sans peine un non-dit formidable, un accord tacite redoutable, une complicité cauchemardesque avec le lecteur qui en dit long sur l'intensité du bourrage de crâne médiatique dont nous sommes quotidiennement l'objet.

Heureusement, que l'on s'en réjouisse, il ne s'agit plus d'effrayer le bourgeois avec de l'apocalypse à-gogo, de la cheminée d'usine incontinente ou de la banquise en tartine. Pour mieux "détendre-informer-toucher" comme le préconisait le marketing des années 70, les organisateurs ont proposé des films plus "positifs" en plus d'activités variées et festives, ateliers, expositions, etc. Du vrai Muray dans le texte, bien entendu.

Le festival s'honore, bien sûr, de ses figures de sainteté (Albert Jacquard), de son haut clergé (la chanteuse Dominique Dimey) et du dévouement de ses prêtres organisateurs. Le grand culte à Gaïa peut s'être déroulé sous les meilleurs hospices spirituels dans une communion fraternelle autour d'un petit plat de tofu bio.

Festival du film de propagande
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Sceptiue 05/11/2013 18:04

"Ils" ont gardé cette dénomination "Films de propagande" ? On a du mal à les croire si honnêtes, jusqu'à l'imprudence.

Erasmus Tharnaby 06/11/2013 18:11

J'utilise GIMP qui est un logiciel libre.

Sceptique 05/11/2013 21:32

Je ne saurais pas faire!

Erasmus Tharnaby 05/11/2013 21:05

Non, j'ai traficoté leur bandeau !