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L'écologie aux municipales

par Erasmus Tharnaby

Une récente étude publiée par l'ADEME montre que la préoccupation principale des Français reste le chômage. Elle montre aussi que l'écologie, qui pouvait se prévaloir de la pole position en 2006 et 2007 a vu son intérêt auprès de l'opinion chuter régulièrement de 65 à 35 points dans cette étude TNS-Sofres dont l'ADEME est commanditaire.

C'est une excellente nouvelle, bien sûr, mais il faut aussi en tirer les conséquences au niveau local, à l'occasion des municipales, et au niveau international aux Elections européennes.

Il faut aussi nuancer puisque les questions de l'ADEME étaient évidemment orientées. Le commentateur de l'étude montre que les personnes interrogées sont sensibles au bourrage de crâne médiatique auquel ils sont soumis à feu continu : 54% de ces malheureux souhaitent changer leur mode de vie pour lutter contre l'effet de serre.

Autrement dit, la falsification scientifique du réchauffement planétaire continue de porter ses fruits, comme on l'a vu récemment avec ce concert médiatique sans la moindre critique autour du glacier de l'Île du Pin au Pôle Sud, qui passait sous silence l'épaississement simultané de la couche de glace dans d'autres zones de cette région du globe. Chez Murdoch, Hachette ou à l'AFP, c'est un choeur à l'unisson...

Forts de cette préparation psychologique, les écolos s'apprètent à débarquer dans nos mairies d'autant plus joyeusement que le PS est assez peu populaire avec ses réformettes, que l'UMP n'en finit pas de régler le traumatisme sarkozien et que le vote fasciste fait toujours un peu peur après l'affaire Dieudonné.

Il faut donc, autour de nous, continuer d'affirmer le danger que font courir les écologistes à nos bien-êtres quotidiens, transformant nos rues en champ de potelets, nos avenues en couloirs de bus, nos trottoirs en théâtres d'ombres scénarisés, nos centre-villes en hauts lieux du festivisme. A Paris en journée, un véhicule sur deux est un véhicule d'entreprise. Il sert à des gens pour gagner leur vie. En banlieue et autour des grandes villes, les sens uniques et les voies piétonnes se multiplient, supprimant chaque année des milliers de kilomètres de voies carrossables.

On ne le dira jamais assez : l'écologie est un sport de riche. Pour celui ou celle qui n'a pas la chance de travailler près de chez lui et qui prend sa voiture parce qu'il ne peut faire autrement, l'écologiste à la mairie fait de sa vie un enfer, en particulier le soir pour trouver une place de parking. Le gentil ouvrier à vélo sert de décor à l'utopie écolo. Dans la réalité, cette sympathique fiction prend la forme d'impérieuses incitations, comprenez : d'emmerdement maximum.

L'écologisme, au niveau local, n'est rien d'autre que la pratique intensive et verrouillée du darwinisme social. Intensive puisqu'elle s'applique à tous les aspects de nos vies. Verrouillées car on voit bien que, malgré la crise et grâce aux mensonges médiatiques et à la propagande d'Etat, les gens en redemandent.

Pour leur ouvrir les yeux, vous pouvez leur faire lire la compilation documentaire de Jean Robin sur l'écologie, par exemple !

L'écologie aux municipales
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