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On m'écrit

par Erasmus Tharnaby

Un commentaire est arrivé aujourd'hui au sujet d'une note que j'avais écrite sur le foie gras. j'y ai répondu ainsi :

"A lire ce commentaire, j'ai l'impression de me trouver sur l'Île aux Enfants dans un océan de mauvaise foi.
Eh si ! Le coup de la photo moche à des fins de propagande, c'était déjà déjà la technique à l'époque de l'Antivivisection dans les années 70. Je n'y peux rien mais vous n'étiez peut-être pas né. Les choses n'ont pas changé. La photo bien dégueu retouchée avec Photoshop pour saturer les rouges, c'est un classique.
Alors innocence ou mauvaise foi ?
Dans ce contexte, la locution bien connue "la maladie du foie d'un canard aux antibios" a tout d'un gimmick. C'est aussi con que "La mer, c'est dégueulasse : les poissons baisent dedans." C'est aussi con que les "j'veux pas l'savoir" des petits kapo des bons sentiments : ça sent l'absolu, la pureté de l'authentique, le parfum d'un terroir de dégénérés consanguins. J'ai fait récemment la connaissance d'un canard fort présentable dont j'ai mangé le foie hypertrophié par excès d'alimentation. Il n'a pas rejeté trop de gras. Son grain était fin, son parfum remarquable. C'était un canard tout à fait fréquentable qui avait été plutôt bien traité, dans une grande prairie où personne ne lui a couru après pour lui donner la pâté.
Là, je vote pour l'ignorance.
Le darwinisme, ou la version non-téléologique du transformisme de Lamarck, prône l'adaptation ou la disparition. Je ne vois pas où est le problème. Allez regarder sur Wikipédia : ça vous donnera les bases, dans un premier temps. Pour ma part, je considère qu'il y a antithèse parfaite entre le principe de solidarité et le darwinisme social. Une dialectique que voudrait ignorer la gauche écolo en France.
Manque de connaissance ou mauvaise foi ?
Je passe sur votre style oral finalement assez illisible : ça fait "genre" mais on glisse vite à autre chose, à la recherche d'un paragraphe mieux écrit et plus consistant. Ainsi, ça m'épargne un indigeste paragraphe sur Dieu et tous ses amis, habité par l'incompétence et les propos de comptoir. Si les primates peuvent savoir jouer aux échecs (amusant, non ?), je vous propose de commencer à apprendre à écrire.
Paresse ou snobisme ?
L'idéologie consistant à minimiser l'écart de développement entre les animaux et nous reste un brin comique. Je vous propose d'écrire votre prochain message à la bave sur une coquille de noix de coco : ce sera sûrement PRESQUE aussi efficace que sur Internet. Sur la base de ce type d'élucubration, des allumés comme celui qui vient de faire un film sur les singes capucins sont capables de justifier n'importe quoi. Haine du genre humain, j'ai dit. Pour ne pas trouver de sites écolos suitant la haine de l'humanité, il faut le faire exprès.
Alors ? Innocence ou mauvaise foi ?
Les écolos sont des flics de la pensée. Ils agissent à tous les étages de nos quotidiens. Il suffit d'émettre une opinion contraire à l'idéologie bien-pensante pour s'en rendre compte. C'est assez croquignol de constater que la pensée libertaire se fait peur à elle-même comme devant un miroir à l'idée qu'elle peut être une pensée CREATRICE, c'est à dire pourvoyeuse d'ordre plutôt que d'entropie. Elle préfère se glacer au vent du néo-fascisme vert instauré par les multinationales (dans les années 60. Eh oui !), et ramper devant un morceau de tofu bio. Le totalitarisme de demain est écologiste : il suffit de consulter les kilos de règlementations que l'écologie abat sur nos pauvres habitats, voitures, jardins, pharmacis, écoles, etc. pour se rendre compte que le monde évoqué par le film Brazil n'est plus très loin, un monde où celui qui ne croit pas à l'idéologie darwiniste est regardé de travers et où celui qui a réparé son chauffage sans le formulaire 19B-6 est considéré comme un terroriste.
Comme tous les plumitifs des bons sentiments écolos, il convient que vous passiez pour une victime. D'où ce paragraphe improbable sur la censure possible de votre triste billet. Mon pauvre chéri !
Là, je mise tout sur la mauvaise foi.
Je vous laisse car il me reste encore quelques oies à plumer."

Voilà. Je vais sûrement encore me faire un ami chez les écologistes.

On m'écrit
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