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La Gauche française de Jaurès à Malthus

par Erasmus Tharnaby

En lisant le programme écologique du FN, on est frappé pas la cohérence du propos. Sans surprise, les idéologues de la consanguinité mettent en parallèle la pureté de l'environnement et celle de la population : "L’enjeu environnemental est très lié aux questions économiques, à la maîtrise internationale des migrations, au développement des pays pauvres et émergents." Ils en assument le caractère para-religieux en accordant à chaque individu doué de conscience le devoir d'agir pour la sauvegarde de la planète, entendez pour la plaisir de la déesse Gaïa. Ils en endossent à peu près tous les mensonges, des gaz à effet de serre aux énergies renouvelables. Ils en récupèrent avec délice tous les aspects pénalistes, du principe de précaution à la causalité des catastrophes naturelles.

A noter : un petit chapitre sur les constructions en zone inondable ou dangereuse devrait avoir beaucoup de succès dans le Var, par exemple.

La Gauche française, pendant ce temps, continue de se fourvoyer au lieu de laisser à l'écologie la place qu'elle n'aurait jamais dû quitter, à la droite de la droite. Cette gauche continue de se déchirer, non sans tragique, sur des problèmes qui ne devraient pas poser question, comme la réindustrialisation ou la recherche technologique. A cause de la présence d'écologistes au gouvernement et dans les réseaux proches du PS ou du Front de Gauche, on s'entortille dans des justifications alambiquées sur la faisabilité ou l'infaisabilité de tel ou tel projet d'aéroport, de recherche énergétique, etc.

Au lieu de laisser au parti de Mme Le Pen tout loisir de s'intéresser à ces questions d'ordre mystique, la Gauche préfère renier son électorat ouvrier et monter sur des Vélib's, Elle fait assaut de bons sentiments, surenchérit dans la niaiserie au point d'apparaître enfin caricaturale, comme dans le programme d'Anne Hidalgo pour Paris. Face au gnan-gnan des déclarations d'intention sur les énergies "douces", les transports "doux", des thérapies "douces", c'est la dureté du darwinisme social qu'impliquent toutes les mesures coercitives d'inspiration écolo qui apparaît. Plus le vocabulaire est mièvre, plus la réalité est pénalisante pour la classe ouvrière.

Un petit sondage donne un aperçu de cette réalité : les municipales à Strasbourg donnent 10% d'intentions de vote aux écolos d'EELV. Dans une ville Ô combien sensible à la mystique écologiste, après les foooormidables réussites du tramway (qui a désertifié le centre-ville) et des innombrables contraintes et lubies d'essence écolo qu'ont dû subir les salariés strasbourgeois, on pourrait s'attendre à un plébiscite, une ovation, une élection dans un fauteuil. Et pas du tout.

Malgré le bourrage de crâne intensif dont ils bénéficient dans tous les médias, les écolos continuent en effet de se présenter en parti minoritaire et victimisé. Pour cacher la duplicité de leur discours doucereux et obsessionnel, pour camoufler leur entrisme dans un milieu politique où ils n'ont rien à faire, la Gauche, les membres d'EELV ont choisi d'occuper une place latérale dans les conseils municipaux pour mieux agir sur nos quotidiens.

Il faut, bien sûr, impérativement les en chasser et inciter la Gauche française à relire Jaurès au lieu de réciter Monod.

La Gauche française de Jaurès à Malthus
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