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Printemps silencieux

par Erasmus Tharnaby

Hier matin, quand je me suis levé, je me suis cru pendant un de ces jours de neige où l'hiver transforme nos villes en déserts silencieux et blanc. Le ciel était pourtant d'un gris de plomb et la lumière lugubre à souhait. La circulation alternée a donc fait ses premiers ravages. Les gens qui travaillent sont restés chez eux ou ont été obligés de marcher, de doubler ou tripler leur temps de transport pour répondre à cette mesure illusoire.

Mesure que le gouvernement a décidé de ne pas reconduire aujourd'hui.

Ce printemps silencieux, pour reprendre le titre du livre fondateur du mouvement écolo dans les années 60, n'a rien d'une révolte. C'est un acquiescement généralisé, un blanc-seing délivré aux hystériques des particules fines, aux maniaques de la pré-précaution.

Dans le livre de Sainte Rachel Carson, la menace du DDT est déjà une falsification. Le thème du livre est en réalité la haine de l'Humanité. On sait depuis que l'interdiction du DDT, en particulier dans les zones où règne le paludisme, a provoqué des millions de morts indirectes et que les promoteurs de cette interdiction auraient dû être traduits devant des tribunaux pour génocide et planification de génocide.

C'est à un génocide à la fois plus vaste et plus organisé que nous assistons aujourd'hui. Comme dans Soleil vert, le peuple est consentant et la révolte n'est pas encore à l'ordre du jour. Entre les règlementations européennes toujours plus restrictives, les contraintes et le harcèlement que subissent les automobilistes pour aller travailler, le bourrage de crâne systématique sur l'incongruité de la présence de l'homme sur Terre, les gens sont face à une double contrainte : vis mais ne pollue pas.

La meilleure façon de sortir de cette spirale menant à la folie est de demander aux écologistes, à ceux que nous rencontrons, de se suicider : ainsi, ils appliqueront à eux-mêmes ce qu'ils souhaitent si ardemment pour les autres.

Je ne suis pas sûr que le bilan carbone du kommando des néo-fascistes de Greenpeace soit aussi négatif qu'ils l'exigeraient pour les autres. Leur branquignolade à Fessenheim n'a besoin que d'être oubliée pour envisager scientifiquement la question énergétique en France. Instrumentaliser le risque nucléaire pour des raisons idéologiques contestables est simplement irresponsable de la part d'un mouvement qui a pignon sur rue. Les pouvoirs publics auront soin d'infliger à cette organisation les lourdes amendes financières et les peines de prison que le martyrologue écolo attend avec tant de ferveur.

Ainsi les écolos n'ont fait descendre une chappe de plomb sur l'Île de France que pour qu'on entende mieux encore ceux qui souhaitent en mettre une sur l'Europe tout entière en supprimant le nucléaire. J'espère que ce temps de parole sera décompté dans la campagne des élections municipales.

En attendant, je vais au travail à Paris avec mon véhicule personnel, comme hier et comme demain, avec ou sans circulation alternée. Mon immatriculation ? Peu importe puisque depuis 5 ans, je roule à l'électrique.

Printemps silencieux
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Gjou 18/03/2014 09:16

Oui, et il faudrait inlassablement combattre la désinformation qui fonde l'hystérie écolo : ainsi le chiffre de 42000 morts par particules fines qui fait effectivement froid dans le dos. Un article sur le sujet publié par un média peu suspect d'être politiquement incorrect, le Monde, indique que ces statistiques datent de 2000 (pas très fraiches), et estime prudemment que " à défaut de savoir si l'on se situe en deçà de 42 000 décès par an dus aux particules fines, on peut douter sans crainte de la pertinence de ce chiffre"(http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/03/06/particules-fines-vraiment-42-000-morts-par-an-en-france_1842963_3244.html). Mais ça ne fait rien, le chiffre est martelé pour entrer dans les esprits, créer la peur, et donner l'occasion au écolos de prôner les mesures punitives (interdiction immédiate du diesel en ville) dont ils sont friands.

Erasmus Tharnaby 18/03/2014 09:33

L'écologie est effectivement basée sur le martèlement médiatiques de chiffres faux.
Vous avez tout à fait raison.