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Démocratie participative : le nouveau nom de l'ultra-conservatisme

par Erasmus Tharnaby

Démocratie participative : le nouveau nom de l'ultra-conservatisme

Le 6 janvier dernier, la ministre de la planète, Ségolène Royal, a lancé le chantier de la démocratie participative dans l'écologie sous l'égide du CNTE, Commission Nationale pour la Transition Energétique, le comité Théodule chargé d'installer la pénurie énergétique en France, et surtout de la faire accepter.

Pour Ségo, il s'agit de « moderniser les procédures existantes, sans les alourdir, et d’assurer la transparence du débat public, sans en allonger les délais, et ce afin que les personnes concernées puissent participer à l’élaboration du projet, que les différentes options soient examinées et que les autorités puissent décider en toute transparence ». En d'autres termes, il s'agit de fournir aux différents acteurs et en particulier aux écologistes une tribune pour poursuivre leur bourrage de crâne et leur propagande ultra-conservatrice. Dans une telle procédure, les hystériques du statu-quo n'auroint de cesse de faire capoter tous les projets qu'on leur proposera. Si vous avez déjà constaté une seule fois que les écologistes acceptaient un projet d'aménagement ou de construction sans critiques rédhibitoires, faites signe au blogueur qui publiera.

Pour les écologistes, un bon projet d'aménagement est un projet mort. Délais, moments de dialogue, recours en justice, rien dans la procédure ne peut être aménager qui permettrait d'éviter les nuisances causées à la population par les écologistes. Le sous-équipement est une vertu qui a un autre avantage : les victimes de catastrophes naturelles comme les inondations deviennent celles du pseudo-réchauffement planétaire, alors que les écolos sont les premiers à s'opposer à tout projet d'aménagement hydrographique. Il y a toujours quelque part une réserve de bêbettes à sauver, à préserver.

Recourir à des référendums locaux ou à des consultations d'ONG mènera tout projet à son abandon immédiat : on voit mal une ONG accepter de bonne grâce l'installation d'une station d'épuration pourtant nécessaire. Le pays, aujourd'hui constellé de pancartes "Non au projet Trucmuche", continuera par des moyens plus formels et plus efficace à s'enfoncer dans le Moyen âge.

Merci Ségolène.

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