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L'écologie, planche de salut du christianisme

par Erasmus Tharnaby

L'écologie, planche de salut du christianisme

Le malthusien Nicolas Hulot, suite à ses multiples visites aux Pape François depuis septembre 2014, peut se féliciter d'avoir réussi à inspirer au chef des cathos sa dernière encyclique. C'est en tous cas ce que prétend Mathieu Vidard sur France Inter.

Les tristes sires de l'écologie peuvent se réjouir de l'appui d'un allié de poids. L'Eglise catholique, apostolique et romaine, forte de son milliard de sympathisants, joue dans une cour un peu plus grande qu'un présentateur d'émissions "nature et découvertes"... Des circonlocutions sont peut-être nécessaires pour adapter le dogme du Vatican à celui de Boboland mais dans l'ensemble, l'harmonie règne entre le tofu bio et l'hostie en pain azyme.

Nicolas Hulot, promenant sa déprime chronique et apocalyptique dans les prétoires plutôt que sur les plateaux télés, admet donc au micro que l'écologie a été trop "politique" et représentée par un trop petit parti. Tout cela n'est que menu fretin pour celui qui chuchote à l'oreille des cardinaux. Il faut maintenant relayer le message politique par une parole de "croyance" : si tu t'imagines naïvement que les arguments écologistes relevaient de la science, tu te trompes. L'écologie, cette plaie des centre-villes, ce chancre des familles modestes, cette baguette magique des flicailles de tous poils, l'écologie n'est pas une affaire de certitude établie sur des données mesurées mais une question philosophique dans l'ordre de la foi, chrétienne de préférence.

On le savait.

Depuis le début de ce blog, j'ai établi comment le discours écologiste se base sur des prescriptions et des dogmes analogues à ceux d'une religion. Sans nécessairement passer par les théories délirantes et inutiles de James Lovelock sur l'"hypothèse Gaïa", on peut dire que la mise en rapport du péquin moyen et de la planète, l'absence de sens critique des scientifiques et le manque de crédibilité des preuves apportées (la célèbre "courbe en crosse de hockey" n'en est qu'un des exemples les plus flagrants), le discours malthusien totalement non-scientifique, tous ces aspects et bien d'autres détaillés dans ce blog montrent l'absence de valeur réelle et pragmatique du discours écologiste.

Parfaitement autogène, en état d'emballement permanent, la diarrhée verbale écolo n'admet aucune contradiction, comme n'importe quelle religion. Réceptacle des fringales religieuses d'une classe bourgeoise sans repère, cette foi New Age arrive à point nommé pour balayer les hésitations des salariés et des jeunes face au monde que la Commission Européenne s'obstine à nous présenter comme sans horizon. On aurait pu rêver une idéologie moins obscurantiste, moins millénariste et plus solidaire.

Mais c'est aussi que prise d'un vieillissement inexorable des ses cadres et de son dogme, l'Eglise catholique doit trouver des sources de renouvellement pour ses arguments philosophiques et moraux. Du point de vue du flicage, des bons sentiments et de l'oppression consentie, le bourrage de crâne écologiste auquel nous assistons dans les médias est une aubaine qu'il ne faut pas laisser passer.

Maintenant, les paris sont ouverts : entre Saint Nicolas Hulot et Saint François 1er, lequel des deux gagnera le prix Nobel de la paix ?

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