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François contre François

par Erasmus Tharnaby

François Hollande se voit déjà en Pape de l'écologie en décembre 2015 !

François Hollande se voit déjà en Pape de l'écologie en décembre 2015 !

Le Pape François est venu chanter la messe aux Colombiens hier. Il est revenu pour revoir son ami l'écologiste radical Evo Morales, président du pays et indien revanchard. On ignore s'ils ont parlé du projet pénaliste proposé par le président consistant à instaurer un tribunal pénal international pour les délits écologistes (gare à toi, lecteur de ce blog, si tu ne fermes pas ton robinet en te lavant les dents).

Sous l'ère du nouveau Pape, la transition écologiste va tambour battant : il s'agit, en souplesse, de mettre le dogme chrétien sur les rails du mouvement d'opinion écolo. Le christianisme a du plomb dans l'aile : les deux guerres mondiales et leurs horreurs, le scientisme et la généralisation du paradigme numérique ont rejeté au rang de vieilleries passéistes les anges et les démons, les saints et les damnés, Saint Pierre et ses clés, que sais-je... Tout cet attirail destiné à impressionner l'enfant du 19e siècle laisse froid, au mieux, l'enfant-roi du 21e siècle. Il faut trouver du nouveau.

Main dans la main avec l'ONU dont elle veut devenir la partenaire (religieuse) officielle, l'Eglise catholique a donc choisi d'englober ses anciennes préoccupations pacifistes des années 70 dans un message idéologique d'un nouveau genre : Dieu est notre père et la Terre devient "notre mère" (dixit Francesco). Exit Santa Maria. Et cette Gaïa auto-proclamée, nous devons, bien sûr, la protéger, la préserver, nous prosterner, etc.

La concurrence fait rage sur ce créneau. Tandis que Barack Obama essaie de convertir son pays aux bons sentiments écolos, notre François (Hollande) se voit déjà en Papoïde à la conférence onusienne et parisienne de 2015. Le maître de cérémonie se voit déjà en chef impartial aux côtés de la galopante ONU. Il aura certainement bien du mal à retenir l'enthousiasme onusien face à l'appétissante perspective de devenir l'arbitre mondial des politiques de développement. En clair : l'ONU utilise depuis fort longtemps l'argument écologiste pour prendre enfin le contrôle de la politique mondiale. Paris 2015 constitue une étape décisive dans ce processus de conquête hégémonique et anti-démocratique.

François contre François, ONU ou Vatican, la course a donc commencé.

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