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Propagande intensive

par Erasmus Tharnaby

Propagande intensive

Plus encore qu'auparavant, on assiste, à l'heure actuelle, à un matraquage intensif de la population par la propagande écologiste. Où ? Quand ? Comment ?

Dans les médias courants, comme la télévision et la radio tout d'abord. En particulier au cours de la grand-messe du 20h. Mais d'une façon générale, un peu tout le temps au travers de messages plus ou moins explicites.

On en a eu un exemple particulièrement réfléchi dans le 20 heures de mardi dernier sur France2. Se suivent deux sujets qui n'ont en apparence aucun rapport direct l'un avec l'autre. Le premier concerne la façon dont les gens traquent les gaspillages d'eau chez leurs voisins et les dénoncent sur Internet avec des vidéos accablantes. Le reportage se passe en Californie où sévit une sècheresse mémorable apparemment.

L'autre sujet est un bref exposé effectué sur le plateau par le plumitif en charge des questions "scientifiques". Devinez ce qu'il a choisi ? De nous convaincre du bien fondé de la Conférence de paris, bien sûr ! Usant d'arguments simplistes, comme d'habitude, et du ton de l'évidence, le pauvre journaliste doit impérativement nous convaincre en 3 minutes chrono que les mesures de restrictions qui s'annoncent sont bonnes pour nous.

Le parallèle entre les deux vient de ce qu'à aucun moment, dans le sujet californien, n'est évoquée la question des investissements et de la possible modification de la conjoncture par des artefacts d'origine humaine. Et pour cause : les pouvoirs publics de la Californie, sinistrés par une gouvernance ultra-droitière de 2003 à 2011, ne peuvent envisager sans frémir des grands travaux qui permettraient à la région de devenir autonome en eau. Plus généralement, la seule question qui intéresse l'auteur du sujet sur cette délation organisée présentée comme une cause juste, c'est la situation de tension générée par la carence en eau. Aucune solution n'est évoquée, ni même l'absence de solution à ce problème.

Imaginez une seconde que le sujet évoque la possibilité pour des êtres humains entreprenants (après tout, on est en Amérique, non ?) de renverser la tendance par leur esprit de conquête et de parvenir à trouver une solution technique à ce problème de sécheresse, récurrent en Californie, vous imaginez bien que le pauvre journaliste de plateau, occupé à jongler avec ses diagrammes fournis par le GIEC, aurait eu l'air fin si Pujadas lui avait rétorqué : "C'est bien beau cette conférence mais si on se mettait au travail pour trouver une solution technique au réchauffement au lieu de nous culpabiliser et de nous faire croire que la restriction est la seule solution ?" On peut toujours rêver...

La conjonction de ces deux sujets est-elle un hasard ? Oui et non. Les journalistes savent que, s'ils veulent être pris au 20h, ils doivent proposer des sujets dans l'air du temps. Ensuite, la rédaction du journal place ces sujets intentionnellement. Ce n'est pas une sombre machination mais juste un réflexe de journaliste professionnel.

Voilà où nous en sommes réduits : à des réflexes de journalistes.

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