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Ecopacteur : la révolte subventionnée

par Erasmus Tharnaby

Ecopacteur : la révolte subventionnée

La néo-culture écologiste, comme toute culture vraiment vivante, est riche de néologismes. C'est ce qui fait sa beauté. Ainsi, Nicolas Hulot a-t-il inventé le mot "écopacteur" pour désigner des personnes qui donnent de l'argent à sa fondation.

Fais un don pour le climat et tu deviendras écopacteur, mon frère.

Parmi les écopacteurs de la Fondation Nicolas Hulot, on trouve de grandes organisations philanthropiques qui s'acharnent bénévolement jour après jour pour le bien de l'humanité et pour votre confort personnel. Parmi ces bienfaiteurs de la race humaine, Vinci Autoroutes, EDF, L'Oréal, IKEA et Carrefour jurent de vous rendre la vie meilleure.

Dans cette liste on trouve aussi un curieux "mécène de compétences", c'est à dire une société qui ne crache pas au bassinet mais qui met ses compétences au service de Nicolas. Il s'agit du groupe publicitaire Havas.

En d'autres termes, si vous pensiez que pour sauver la planète, il fallait de bons scientifiques et des décideurs compétents dans le domaine du climat, vous vous mettez le doigt dans le troisième oeil. Il faut surtout de bons publicitaires et de bons gros capitalistes. Surtout pour inventer de jolis néologismes très vivants comme le désormais indispensable "écopacteur".

Quand on est écopacteur (mais malgré tout coprofacteur), on est investi d'une mission planétaire. Il s'agit de "faire pression sur les politiques du monde entier". Peu importe pourquoi ni comment puisque Nicolas et ses sympathiques mécènes s'en occupent. Enfin, surtout ses mécènes puisque sur le site, l'ancien présentateur converti à la nouvelle religion écolo apparaît étrangement muet, sourd et aveugle (allez y voir...).

C'est peut-être la raison pour laquelle les solutions proposées sur le site semblent disproportionnées par rapport à l'enjeu KOOOOSMIQUE que représente la lutte contre la prolifération de l'humanité. En effet, la récupération de la chaleur des pots d'échappements, le covoiturage et le fait de changer d'habitudes gastronomiques (je vous assure que c'est authentique...) semblent un peu sous-dimensionnés par rapport au discours catastrophiste auquel nous a habitué le présentateur-vedette.

Qu'importe : avoir dégotté le concours d'Havas pour vendre des shampooings reste un tour de force. A ce prix-là, Vinci, EDF, IKEA et consorts vont certainement nous rendre la vie plus facile...

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