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Retour sur les fondements de l'écologie

par Erasmus Tharnaby

Retour sur les fondements de l'écologie

Avant de célébrer l'écologie et les merveilles qu'elle nous promet, il peut être utile de se pencher sur les travaux d'un de ses fondateurs, et même le créateur du terme écologie, le prolifique zoologiste et embryologiste Ernst Haeckel. Ce scientifique extrêmement représentatif des grandes figures de savant de la fin du 19e siècle est à l'origine de nombreuses découvertes tant ses travaux sont visionnaires.

Ce grand scientifique est aussi un libre penseur très engagé contre l’Église de Rome. Il voyaity l'évolutionnisme comme une arme de défense contre l'obscurantisme prôné par ceux qui, à l'époque, ne s'appelaient pas encore créationnistes, partageant ainsi arbitrairement le monde entre ceux qui croient en Darwin et ceux qui croient en la Bible. Ainsi, travestissant la science en anti-religion, il entendait ériger son « monisme » en religion mondiale.

Dans Les énigmes de l'univers, il expose ses thèses néo-religieuses et son combat contre le pape de Rome. Tous les points du dogme chrétien sont réfutés aux lumières des thèses darwiniennes et de la nouvelle morale moniste. En particulier, les rapports de l'homme et de la nature.

Entre autres amabilités : « Une quantité innombrable d'erreurs théoriques et de fautes pratiques, de grossièretés admises et de lacunes déplorables, prennent leurs sources (…) dans la position exclusive que [le christianisme] assigne à l'homme en tant qu'« image de Dieu », par opposition à tout le reste de la Nature. »

Nature avec un grand N, bien sûr.

J'ignore si le pape François s'est mis en tête de purger le dogme chrétien de ces nombreuses erreurs, etc. avant de faire de l'écologie sa grande cause mondiale, mais il est certain que les hauts responsables de l'ONU, eux, sont prêts à taire leur foi pour se saisir de cette marotte idéologique et accroître leur pouvoir, ou tout au moins donner l'impression qu'ils en ont.

C'est dans cette optique néo-religieuse que nous sommes priés de ne plus croire en l'Humanité, désormais située au même niveau éthique que les singes, les coléoptères ou les paramécies. Ainsi, les médias nous bombardent chaque jour de message culpabilisateurs ou nous vantent les mérites du véganisme.

Voilà pourquoi, pour résoudre le délicat problème du célibat chez les prêtres, il faut s'attendre à ce que ce pape si populaire propose à son clergé incontinent d'aller s'occuper des phoques dans les évéchés septentrionaux. On en viendrait à regretter le réchauffement de la banquise...

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