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Disparition du groupe écolo à l'Assemblée : logique !

par Erasmus Tharnaby

Disparition du groupe écolo à l'Assemblée : logique !

Les soubresauts de l'affaire Denis Baupin, du nom de ce député et vice-président de l'Assemblée nationale accusé d'agression et de harcèlement sexuels, ne se sont pas arrêtés à une sombre histoire de fesse.

Des femmes élues se sont regroupées pour dénoncer l'attitude des élus masculins, accusés d'être parfois plus que limite avec leurs assistantes ou leurs collègues. Le goût du pouvoir inhiberait la retenue et le sens des convenances d'un nombre important de machos au point de les inciter au passage à l'acte, avec ou sans le consentement de leurs victimes.

Victime. C'est le maître mot de ce large mouvement de dénonciation.

Le problème est que toutes les femmes n'ont pas été victimes de Denis Baupin, qui malgré ses pouvoirs, n'a toujours que deux mains et une seule b... Et dans leur folie flicaillère coutumière, les écologistes ont voulu voir dans toutes les députées ou anciennes députées EELV des victimes potentielles, ou au moins soumises à un tel devoir de solidarité qu'il leur faudrait oublier tout sens critique.

On sait que le sens critique n'est pas le point fort des écolos. Véronique Massonneau, élue de la Vienne, ex-encartée à EELV, a refusé de témoigner contre Baupin et, harcelée à son tour par ses gentilles collègues, elle s'est vue contrainte de publier un communiqué priant ses amies bien intentionnées de s'occuper de leurs affaires. Les chipies dénonciatrices ont alors adopté la devise "Tout sauf Massonneau", Duflot et Mamère en tête.

Résultat : quand il s'est agit de reconstruire le groupe écolo à l'Assemblée après le départ de Denis Baupin, démissionnaire, le refus obstiné de réintégrer Massonneau dans le groupe a conduit à l'implosion de l'entité, dissoute par manque d'effectif. Les écolos ont été obligés de se fondre dans le groupe socialiste en plein débat sur la loi El Khomri. En pleine division de la gauche. Il ne faut pas insulter l'avenir...

C'est par ce type de comportements que l'on peut évaluer la nature proprement fascisante de l'écologie. Les bons sentiments, le goût de l'évidence et de l'unanimité, la passion de la pureté qui animent les militants comme les élus proviennent de la nature même de l'idéologie écolo. Voir les écologistes victimes de leur propre hystérie purificatrice reste finalement assez réjouissant : ils appliquent à eux-mêmes la logique destructrice qui est au coeur du mathusianisme.

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