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Après Buisson, qui n'a pas encore lâché Sarkozy ?

par Erasmus Tharnaby

Après Buisson, qui n'a pas encore lâché Sarkozy ?

Il est très rare qu'une bonne nouvelle vienne de l'extrême-droite. C'est extrêmement rare, même... Pourtant, elle vaut que l'on déroge une nouvelle fois à la thématique générale de ce blog.

Les révélations de Buisson sur les manipulations de Sarkozy à l'époque où il était sinistre de l'intérieur sont extrêmement graves mais curieusement, pas très surprenantes. Sarko aurait sciemment laissé faire les casseurs au cours d'une manifestation anti-CPE pour empoisonner le mandat de son rival et Premier ministre Dominique de Villepin.

La proposition d'enquête émise par Bayrou est logique devant ce qu'il qualifie de forfaiture. Une enquête parlementaire serait en effet très utile pour faire la lumière sur ces soupçons de manipulation.

En parallèle, de nombreuses enquêtes concernent l'activité de Sarko pendant la présidence (Bygmalion) ou celle de ses proches dans un contexte de surenchère droitière, agressive, clivante.

L'écoeurement qui risque de saisir les Français face à ces révélations est une nouvelle bénédiction pour le maire de Bordeaux, au discours modéré et pacificateur.

On peut même imaginer le parti néo-fasciste de Marine Le Pen un rien ennuyé par ce rappel de l'atmosphère de guerre civile qui a préludé à l'élection de Sarko. Son discours sur une France pacifiée ne convainc que les ânes, tant la culture du parti est basée sur le clivage et l'affrontement, méthodes de gestion que Nicolas Sarkozy a faites siennes pendant des années, à l'intérieur comme à l'Elysée.

Je ne suis pas certain qu'Alain Juppé soit aussi droit dans ses bottes face aux banquiers et aux institutions européennes une fois en fonction. Je pense que les classes moyennes et les classes défavorisées vont continuer à dévisser.

Il serait temps maintenant que les partis de gauche dénoncent clairement l'écologie comme un hochet idéologique dangereux, qu'ils oublient une transition énergétique qui ne représente aucune urgence et n'apportera aucun effet positif sur l'emploi. Qu'ils se tournent de toute urgence vers les véritables préoccupations des Français que sont le chômage et l'insécurité économique.

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