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Climate chance : la compromission de la gauche française

par Erasmus Tharnaby

Climate chance : la compromission de la gauche française

Le quotidien gratuit 20 minutes, peu habitué à l'esprit critique, s'étonne presque de la présence d'un collectif "anti-greenwashing" au sommet Climate chance qui se tient à Nantes à partir d'aujourd'hui et pour 3 jours.

Ce sommet est organisé par la ville de Nantes, comme celle de Bordeaux organisait il y a quelques jours, un machin du même genre dans l'ancienne caserne Niel rebaptisée Espace Darwin.

D'ailleurs, on y retrouve les mêmes soupeurs climatiques et ce qui s'y dira ne présente strictement aucun suspense. Les petits fours seront bio et le pinard mis en bouteille par Rudolf Steiner en personne...

L'ONU fait bien les choses.

La seule et éternelle question qui se pose dans ce genre de congrès est : qu'est-ce que la gauche vient foutre là-dedans ? L'écologie, idéologie basée sur la pureté et le darwinisme intégral, y compris social, reste un sport réservé aux riches. On voit bien, à travers des événements de pure propagande comme la Journée sans voiture organisée par sa Très Gracieuse Boboïtude Anne Hidalgo, que la mécanique écologiste conforte les riches et contraint toujours un peu plus les pauvres.

Historiquement, la question écologiste a été réactivée dans les années soixante par un vaste collectif ultra-capitaliste à l'origine de la fondation du WWF et du Club de Rome entre autres. La couleur politique de ces tristes sires a toujours été plutôt d'extrême-droite. Le WWF a, par exemple, été fondé par Julian Huxley, l'ancien président de la Royal Eugenics Society, et le Prince Bernhard du Danemark, ancien officier nazi. Plus récemment, la première personnalité politique a mettre le réchauffement climatique à l'ordre du jour fut Margaret Thatcher. Avant, il n'était question que de refroidissement global et tout aussi apocalyptique.

Aujourd'hui, il apparaît plutôt croquignol que des collectifs à gauche dénoncent le "green-washing" organisé par cette fausse gauche de gouvernement. Il vaudrait mieux balayer les idéologies devant sa porte : l'anti-spécisme a été clairement indiqué comme une idéologie d'origine extrême-droitière. L'écologie profonde dont se réclame certains ultras-verts n'est pas non plus très loin de ce mouvement. Et le millénarisme qui règne partout dans les milieux écolos fait écho au malthusianisme ambiant, lui aussi très à droite.

Problème de valeurs à gauche ?

La solution est très simple : laisser tomber l'écologie et remettre la question ouvrière au centre des débats.

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