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2010, une année sur la Terre : rien de nouveau...

par Erasmus Tharnaby

publié dans Cinéma-Kino

   Sans aller plus loin que les présentations dans la presse de cette non-émission 2010, une année sur la Terre, on pouvait s'attendre à un déluge de bons sentiments et de sirupeuse culpabilité écologiste. Le spectateur a été servi au-delà de toute espérance.

   Dans une accumulation qui relevait, sans le moindre complexe, du mécanisme d'amalgame, on a mis bout à bout les désordres réels avec les prévisions des professionnels de la prévision (on sait ici quoi en penser...), les calamités issues des phénomènes météorologiques avec les pollutions générée par l'exploitation à outrance des biens terrestres par les multinationales, on a mélangé sans vergogne les tremblements de terre et la désorganisation dans des nations mises à genou par la finance mondiale.

   Le tout baignait, naturellement, dans ce discours indifférencié et démoralisant qui est le propre des médias acquis à la cause écologiste, c'est à dire le propre des médias : la dénonciation, le geste qui consiste à montrer du doigt la pollution des autres, sous le masque hypocrite de l'autocritique.

   Car, à moins d'avoir retrouvé la raison plutôt que de la perdre, comment un média de masse pourrait envisager s'opposer à cette construction idéologique qui ne souffre aucune contradiction, l'écologie ?

   Dans le monde réel, l'écologie n'existe pas. Dans les médias, elle est omniprésente.

   Dans le monde réel, il y a les patrons-voyous, les multinationales sans scrupules, les typhons, les cyclones, les tremblements de terre et toutes ces choses qui portent des noms parce qu'elles sont différentes.

   Dans les médias, il n'y a plus que de l'écologie, c'est à dire un discours gnan-gnan et abrutissant sur "la vie qui trouve son chemin" et sur la culpabilité de chacun au désastre de tous.

  En réalité, contrairement à ce qu'affirme Le Figaro, ce documentaire ressemble à tous les autres, indifférencié, castrateur, si délicieusement écolo. On en vient à espérer qu'un maelström salvateur vienne définitivement donner raison à tous ces exploiteurs des deniers publics et ces baudruches médiatiques et absorbe avec discernement tout ce qui, sur Terre, regrette la pollution des autres.

   Enfin de l'air pur !

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novak 07/01/2011 00:11


Ok.

Je ne m'attendais pas à cela...

sachez que un "je m'en contrecarre" aurait suffit après tout...

et puis au fait, le blog ne contient-il pas le mot "écologie"??? ça ne me paraît pas trop éloigné du sujet quand même? soit!

en fait mes questions n'avaient rien d'un inquisitoire, après tout je vous demandais simplement si vous aviez entendu parlé de cette problématique et comment intégriez vous cela dans votre
cheminement de pensée concernant les problématiques "écologiques", simplement je suis curieux de savoir comment ces sujets sont perçus sachant que cela reste une variable non négligeable à
considérer lorsque l'on souhaite parler d'"écologie" au sens large puisque j'entends également par là la problématique du "changement climatique" par exemple...

bref, ne me prenez pas non plus pour ce que je ne suis pas, effectivement vu comme mes questions sont amenées et posées, cela peut paraître étrange mais bon voilà, cela méritait-il toute cette
tirade? d'autant que nous ne sommes pas non plus hyper nombreux à poster ici donc si vous coupez court à toute discussion...??!!

d'ailleurs avez-vous des statistiques de consultation de votre site?

au plaisir,

novak


Erasmus Tharnaby 07/01/2011 10:23



En fait, quand j'écris, je suis un peu lu. Quand je n'écris pas, je ne le suis pas trop.


Le blog est un exercice exigeant et j'ai déjà un emploi du temps chargé.


De plus, il faut trouver l'inspiration. Parfois l'énergie manque face au déluge, au bombardement médiatique.


J'avoue humblement que la lecture de Philippe Muray me redonne du baume au coeur ces jours-ci.


Vous ne pouvez pas nier qu'aujourd'hui, dire qu'on se moque comme de son premier pot de RoundUp de la biodiversité est une parole iconoclaste. Comme je ne cherche pas à être provocateur
simplement pour le plaisir, j'évite simplement les sujets de BIOLOGIE puisque ce n'est pas ma spécialité. Encore une fois, c'est ici un blog d'HISTOIRE et d'"épistémologie pratique".


La "pratique" de l'écologie m'intéresse assez peu, sinon dans ses manifestations les plus connes et les plus amusantes, simplement parce qu'elle est adoptée par des gens qui, par manque de
culture, se sont laissés mentalement envahir par cette pensée "moderne", animale, ce que Philippe Muray appelle l'Empire du Bien. Ces gens n'en sont pas moins sincères et convaincus de ce qu'ils
font. Ils pratiquent l'écologie honnêtement, comme les moutons pratiquent la transhumance ou les crapauds la traversée de route nationale.


En tous cas, merci de continuer à me lire.



novak 05/01/2011 23:52


Bonjour Erasmus,

simples questions qui n'ont pas directement de lien avec l'article précédent, juste pour voir comment tu te situes par rapport à certaines problématiques qui relèvent de l'écologie, notamment une
problématique que j'estime très concrète (contrairement à tout ce qui touche au climat puisque effectivement nous en sommes en grande partie à l'heure des hypothèses...), il s'agit du problème de
l'"érosion de la biodiversité" :
- t'intéresses tu à ce sujet?
- qu'en penses-tu?
- penses tu que cela constitue un enjeu majeur pour notre présent et avenir en tant qu'êtres humains?

c'est simplement pour voir comment tu te positionnes sur cette question qui à mon sens relève notamment de l'écologie!

merci par avance de prendre le temps d'y répondre (même brièvement!)

cordialement,

novak


Erasmus Tharnaby 06/01/2011 22:31



Cher Novak,


Vous avez compris que l'érosion de la biodiversité, et autres sujets de biologie, ne concerne pas directement ce blog. Au pays des Teletubbies, il faut être un bon citoyen et avoir un avis sur
tout : c'est la positivité redistribuée à chacun en paiement de sa docilité, de sa GENTILLESSE.


Ce blog n'a pas vocation à être GENTIL.


Il n'a donc pas à se prononcer sur des questions auxquelles les biologistes apportent déjà des réponses et n'a pas non plus à se prononcer, comme devant un Tribunal d'Inquisition, pour ou contre
la rotation de la Terre, le côté par lequel on entame son oeuf dur, que sais-je... Il a d'autant moins à se prononcer que sous des dehors matois, cette question brille entre toutes par l'évidence
de sa réponse. Depuis l'implantation, dans la modernité, du virus (je suis encore trop gentil) écologiste, la "biodiversité" s'impose d'elle-même comme une évidence.


Dans le nouveau monde fachoïde, où l'on se doit d'être transparent et où chacun se doit d'approuver toujours ce qui s'impose à tous sans contradiction possible, dans ce nouveau monde façonné par
l'écologie et les écologues, détenteurs des vérités premières comme des causes finales, il n'y a aucune place pour la contradiction.


C'est ce qui insupportait si ouvertement ce directeur-scélérat de laboratoire météorologique, le CRU de l'Université d'East Anglia : qu'on puisse ne pas être de son avis. C'est exactement le
contraire de la SCIENCE.


Dans ce contexte, demander à un bloggeur dont on ne partage pas les opinions de se prononcer sur ce qu'on considère comme une évidence, de se prononcer publiquement (comme devant un jury
inquisitorial) face à des lecteurs dont on sait qu'ils peuvent partager ce qui, dans l'esprit de Novak, s'impose à tous sans contradiction possible, tout cela donc est représentatif des méthodes
de l'écologie.