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Affaire Riazuelo : l'habitude des pseudo-sciences

par Erasmus Tharnaby

publié dans Ecologie-Ekologio

L'affaire qui oppose le chercheur en astrophysique Alain Riazuelo à une paire de présentateurs de télévision reconvertis dans le bavardage à teneur scientifique, relatée dans Ciel et Espace, montre à quel point notre époque se paie de mots.

Il suffit d'allumer la télé sur une chaîne spécialisée dans le lavage de cerveau des enfants pour trouver des dessins animés déversant en cascade des bavardages à caractère scientifique. Depuis Super Jaimie, L'Homme qui valait 3 milliards et autres Spiderman, pour ne prendre que quelques exemples de la crétinerie colonialiste from USA, la science a toujours servi à faire rêver les foules.

Cette délicieuse pratique de l'enfume généralisée, borderline entre la fiction et la réalité, ne devient dangereuse que lorsqu'elle fait mine d'oublier pour de bon qu'elle n'est qu'une (science-)fiction et qu'il y a, en réalité, un gouffre entre l'animation télé et l'écriture d'une thèse de 3e cycle.

De la même façon, le public ne s'y retrouve plus lorsqu'on prétend successivement que la Terre va mourir d'un refroidissement planétaire puis d'un réchauffement planétaire, l'un comme l'autre dûs aux activités humaines.

Enfin, il y a un gouffre, bien sûr, entre la pratique de la recherche scientifique et la climatologie actuelle : comme l'a fait remarquer Vincent Courtillot, il y a actuellement beaucoup de gens pour avancer toutes sortes de diagrammes apocalyptiques susceptibles de donner le sourire aux journalistes mais bien peu d'équipes pour vérifier les mesures et éventuellement les critiquer, contrairement à d'autres domaines scientifiques.

C'est pourquoi le grand public, aujourd'hui, perçoit la science d'abord comme une activité journalistique, éventuellement comme une activité de distraction mais sûrement pas comme une ascèse, loin des cocktails et du showbiz.

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