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Censure du Conseil Constitutionnel : l'écologie contre la République

par Erasmus Tharnaby

publié dans France-Francio

On connaît les principaux ingrédients de l'écologie politique : les bons sentiments, le mensonge scientifique et le flicage généralisé. Il faut aussi ajouter une pincée de darwinisme social et une bonne dose d'inéluctable pour lier le tout.

lapinrusse.jpgLe Conseil Constitutionnel vient, une nouvelle fois, de censurer le gouvernement sur un projet de loi destiné à fliquer et pénaliser nos consommations d'énergie domestique. Le texte avait déjà fait, l'automne dernier, l'unanimité contre lui. UMP et Front de Gauche s'étaient alliés contre la modulation des tarifs de l'énergie, instaurant une inégalité de fait entre les citoyens.

Le Conseil Constitutionnel condamne surtout le fait que la loi s'attaque uniquement aux bâtiments occupés par des particuliers dotés d'un système de chauffage individuel : qu'un même logement soit occupé par des bureaux ou chauffé par un système collectif met l'occupant à l'abri de toute application du malus-malus.

Le rapporteur de la loi se félicite que les sages n'aient pas retoqué le principe même du bonus-malus. Il a raison, c'est effectivement très inquiétant : cela signifie qu'au plus haut niveau de l'Etat, l'idéologie écologiste qui promeut la survie des riches et complique celle des pauvres a contaminé les cerveaux.

La loi de transition énergétique, censée transformer notre Nation en Île aux Enfants énergétique, avec des petits lapins qui vont courir sur des champs de paquerettes, cette loi va définitivement etouffer la France sous les oreillers des bons sentiments et la reléguer au rang des nations en voie de développement. La pénurie va devenir notre quotidien et la pauvreté ne peut que s'étendre tant la production de richesse est entravée.

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Sceptique 13/04/2013 21:20

J'ajoute que tant à droite qu'à gauche, la compétence en droit des parlementaires est parasitée par la croyance en leur désir. Quel que soit leur bord, "ils" ou "elles" le prennent pour la réalité.
Une réalité définie par son statut majoritaire.
Il faut reconnaitre que notre droit, qui doit tout prévoir, est d'une grande complexité.

Erasmus Tharnaby 17/04/2013 07:55



Tout à fait. Et chercher à inciter les citoyens à adopter tel ou tel comportement précis revient, peu ou prou, à faire du droit positif. En matière d'écologie, c'est absolument flagrant.



Sceptique 13/04/2013 21:15

Que je sache, les bêtises" retoquées" actuellement sont celles de la gauche. Ce sont les parlementaires qui votent les lois, et le conseil constitutionnel qui vérifie leur conformité avec la
Constitution.

Erasmus Tharnaby 17/04/2013 07:53



Oui. Ce qui montre bien qu'entre la gauche de droite au pouvoir actuellement et la droite au Cons. Cons., on est entre gens de bonne compagnie : les points retoqués ne touchent pas au principe de
la loi. Les gens de bonne compagnie aiment les bons sentiments.



Erasmus Tharnaby 13/04/2013 18:58

Oui, merci.
Le problème est que le Conseil constitutionnel est censé éviter les bêtises et qu'il ne les évite pas. Il est constitué, pour l'essentiel, de gens de droite. Ceci explique cela.

Sceptique 13/04/2013 10:01

Je n'avais pas suivi de près cette histoire de bonus-malus des tarifs de l'énergie, ne me chauffant ni au gaz, ni à l'électricité*, mais vous l'exécutez "proprement", comme on dit. Il est heureux
que nous ayons mis en place des recours aux bêtises de nos hommes politiques, qui ont "des raisons que la Raison ne connait pas".
*Nous avons tous nos dadas et nos désintérêts.

Erasmus Tharnaby 17/04/2013 07:50



Mais ils ne sont pas toujours efficaces, hélas !