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Copenhague 2009 : signer envers et contre tout ?

par Erasmus Tharnaby

publié dans Ecologie-Ekologio

L'appel à pétitionner lancé par plusieurs associations, en particulier Greenpeace et le WWF prend la forme d'un ultimatum (Je ne mets pas de lien, ça pourrait leur faire de la pub. Pour le trouver il suffit de chercher sur Google.)
Il s'agit d'emporter, sous la menace de catastrophes naturelles dont on ne cesse de diffuser des figures verbales ou cinématographique (cf. 2012, le film sorti pile poil au bon moment...), l'adhésion du citoyen moyen à un programme massif de réduction de son train de vie.
Que ce citoyen moyen se rassure, les happy fews qui sponsorisent le WWF (la famille de Windsor par exemple), Greenpeace ou la fondation Hulot ne se mettront pas, eux, au régime sec.
Pour obtenir la précieuse signature, rien n'est négligé : le nombre fait partie des arguments de poids puisqu'on nous montre le nombre d'adhérents (qui ne diminue jamais) à cette cause urgente, si urgente même qu'on nous montre le décompte des secondes restant jusqu'au début du sommet. Pour ce faire, le gogo doit déclarer (au moins dans sa tête) "I am ready" (Je suis prêt).
Au moment où j'écris, je ne m'étonne plus du ton des commentateurs de mon blog en lisant la page tcktcktck (sic) de Copenhague. On voit des photos de manifestations qui sont comme autant de gigantesques injonctions collectives, de légendaires séances de synchronisation de masse qui doivent convaincre. Plus c'est gros...
La BBC entonne: "Les femmes pauvres supportent le fardeau du climat."
Le Guardian montre du doigt les vilains sceptiques, nécessairement associés au lobby du pétrole et des énergies fossiles.
On croyait naïvement que la guerre, la dictature et la corruption, le sous-équipement, la sous-éducation étaient porteurs de famine. Révise tes tables de la loi, camarade! Aujourd'hui, si un million de personnes a faim dans le monde, ce n'est pas du à l'inefficacité totale de la FAO et des politiques de développement qui perpétuent largement le modèle colonial, c'est la faute au citoyen moyen qui ne veut toujours pas signer l'Appel de Copenhague.
En clair, on est ici dans une rhétorique que Goebbels n'aurait sans doute pas renié.
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