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Ecologie, flicage et déprolétarisation

par Erasmus Tharnaby

publié dans France-Francio

Hier, je suis allé dans un magasin d'une célèbre enseigne de matériel de sport pour m'acheter deux pièces de vêtement. Le personnel chargé du conseil est trop occupé et je choisis seul ce qui me convient puis je passe à la caisse. La caissière, pardon, l'hôtesse de vente ne me propose pas de sac pour emballer mes achats aux couleurs de l'enseigne. Il n'y a aucun espoir pour cela : la chaîne de magasin se pare d'une image écologiste et la seule conséquence de cette attitude est de me priver du bénéfice d'un sac gratuit où mettre mes emplettes.

Au passage, la conséquence immédiate pour l'enseigne est d'économiser le coût des sacs qui autrefois étaient gratuits.

L'autre conséquence pour l'enseigne, comme pour toutes les enseignes qui ont compris l'intérêt de cette démarche, c'est la culpabilité infusée dans l'esprit du client. Et la culpabilité se traduit toujours en monnaie trébuchante pour le commerçant, un jour ou l'autre.

Je reviens à la caisse de cette célèbre enseigne de matériel sportif.

Le paiement s'effectue par carte bancaire. C'est moi qui insère la carte, et l'enlève après la transaction. L'hôtesse bricole avec le client suivant pendant ce temps. En d'autres termes, l'enseigne me fait faire le travail de son employé et encaisse la différence (une à quelques dizaines de secondes à chaque client) tout en supprimant des emplois. C'est ce que j'appelle la déprolétarisation.

Puis l'hôtesse de vente me demande mon code postal. Bêtement, je le lui dis. Puis je réfléchis. J'aurais dû faire le contraire. Réfléchir d'abord et ne pas le donner ensuite. Car non seulement l'enseigne ne me donne pas de sac, mais en plus elle me demande une information privée. Certes, la requête ne conditionne pas l'achat. J'imagine que, si je ne dévoile pas mon code postal, la transaction se passe comme il faut.

Néanmoins, si je fais le bilan :

- la célèbre enseigne d'articles de sport fait peser de tous son poids l'idée que ma présence sur Terre est totalement superflue, (c'est le message de l'écologie)

- elle ne me donne pas de sac pour mettre mes emplettes,

- elle me fait faire le travail de son employée,

- elle me demande une information privée sans contrepartie ni informations sur son emploi.

Désormais, j'échangerai un sac contre mon numéro de code postal.

Ecologie, flicage et déprolétarisation, les nouvelles divinités du spécialiste en marketing.

 

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AXP 31/07/2013 14:58

Je vais te suggérer une autre solution :
tu demande à essayer un pantalon.
Puis après avoir bien regardé comment il te va, demande à l'échanger contre un tee-shirt ou une belle paire de chaussures à 150 €, puis, l'air de rien, fais mine de t'en aller, sans payer.
L'hôtesse va te courir après, en te disant "monsieur ! vous n'avez pas payé !"
Répond lui que tu as échangé les chaussures contre le pantalon.
Elle te dira que tu n'a pas payé le pantalon non plus
Et cette fois, tu va pouvoir te venger de lui avoir donné gratos ton code postal, l'air choqué tu lui assène :
"mais madame, pourquoi voudriez vous me faire payer pour un article (le pantalon) que je ne prend pas ?!"

Erasmus Tharnaby 05/08/2013 04:42

Amusant, ce petit problème de logique.

oudagamandam 19/08/2011 07:44


Bien vu! Moi ce qui me fait rager point de vu emploi, c'est le tri sélectif qui empêche les embauches, avec des coûts pas possibles pour ces containers spécifiques et flyers publicitaires(qui se
retrouvent chaque mois à la poubelle dans le même sac non dégradable au côté des conserves, déchets alimentaires, conserves,bouteilles...)à voir le contenu des ces containers puants:personne, ou si
peu respectent le tri sélectif.


Erasmus Tharnaby 20/08/2011 12:45



Toujours du point de vue emploi, avez-vous remarqué toutes ces suppressions de poste dans les autoroutes, les cinémas, et même les PV pour excès de vitesse !