Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Ecologie et entreprises : les outils du flicage généralisé

par Erasmus Tharnaby

publié dans France-Francio

   Oh, les gentilles organisations écologistes !

   Elles font pression sur François Fillon pour qu'il signe les décrets d'application d'une loi destinée rendre plus sûre encore la décroissance, la déchéance, l'élimination...

   Oh, les vilains industriels, qui militent pour continuer à polluer notre pauuuuuuvre Terre !

   Ils sont même "montrés du doigt". C'est dire. C'est zegreenweb.com qui nous l'apprend. Ils ont l'outrecuidance de "faire pression sur le gouvernement" pour que ces décrets ne voient pas le jour. Ils ne faudraient pas qu'ils imaginent pouvoir continuer à exercer leurs activités néfastes encore trop longtemps : le mouvement est en marche. Initié par des hommes d'affaire d'extrême droite dans les années 60, le mouvement écologiste s'est désormais totalement disséminé dans les partis politiques : il est en effet bien difficile d'avouer qu'on aime les petits oiseaux morts (comme dans Printemps silencieux) ou qu'on se baigne tous les matins dans des boues à l'alumine... C'est pourquoi nos gentils amis écologistes se retrouvent concurrencés par les partis de gauche.

   Plus t'es écolo, plus t'es de gauche, maintenant... Sur cinquante ans, quand on y pense, c'est une opération de communication remarquable.

   La RSE, c'est une façon de tenir une entreprise par les couilles par le biais d'organisations qui sont à la fois juges et parties pour des objectifs extrêmement obscurs, les ONG. Dans les années 80, ce sont ces mêmes ONG qui ont mis à la mode ces concepts policiers que sont le commerce équitable et le développement durable. Depuis, nos eurocrates européens, impatients de désindustrialiser l'Europe pour la réduire plus sûrement encore, cette élite coûteuse a justifié la salaire que nous leur versons par une foule de directives, de normes, de standards, parmi lesquels on trouve le GRI (Global Reporting Unit), un outil formidable pour rédiger des rapports de police environnementale ainsi que le Global Compact, une collection de droits tout aussi utopiques les uns que les autres mais qui ont l'avantage de faire rêver les uns pendant que d'autres répriment. Parmi ces droits, Wikipédia nous apprend que "Sans les énumérer, deux de ces principes concernent les droits de l'homme, quatre les normes de travail, trois l'environnement et le dernier la lutte contre la corruption".

   Aucun ne concerne le droit à polluer.

   Oh ! les gentilles organisations écologistes !

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article