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ECOPAL, Ecologie et industrie : la bonne conscience ou les profits ?

par Erasmus Tharnaby

publié dans France-Francio

   Un article de La Tribune nous en apprend davantage sur Ecopal, la structure censée concilier écologie (mot qui ne signifie rien) et industrie.

   Près de 300 entreprises industrielles apprennent à refourguer leurs sous-produits, leurs déchets, qui étaient non-valorisés auparavant, à leurs partenaires.

   Ainsi, une centrale électrique nommée DK6 peut produire de l'électricité à partir des gaz issus de l'usine Arcelor-Mittal, qui en profite pour se débarrasser de ses laitiers de fonte dans le ciment d'un autre partenaire.

   On peut être très satisfait de voir une économie locale  se mettre à une forme de transactions qui ressemble un peu à celle d'un pays en voie de développement. C'est après tout l'état dans lequel vont nous laisser les spéculateurs à la fin de cette crise interminable (si fin il y a).

   Mais il ne faut pas se leurrer et faire semblant de trouver écologiques des pratiques qui n'ont pour but que d'améliorer le niveau de profitabilité. Arcelormittal n'est pas un bienfaiteur de l'humanité. Et si ces pratiques, dont on devra tester l'inocuité pour la santé publique, ne devenaient pas rentables, nul doute que le différentiel échoierait au contribuable ou à la clientèle, comme c'est le cas pour la production d'énergie dite "verte" : EDF rachète le kW éolien ou solaire au prix fort. Le client qui n'a rien demandé paye alors la différence indirectement sur sa facture.

   Encore une fois, on observe que le mot "écologie", dans l'expression "écologie industrielle", n'est utilisé ici que pour masquer une entreprise de pur marketing destinée à rendre plus présentables des filières qui font furieusement penser à celles d'une économie de guerre.

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