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Ecotaxe : pompe à fric et flicage écologiste !

par Erasmus Tharnaby

publié dans France-Francio

L'objectif de l'écologie, c'est la décroissance de l'humanité. Et pour cela, il faut le contrôle total, comme dans le film Brazil.

L'écotaxe que devront supporter tous les poids lourds à partir de 2013 est un exemple de ce qu'on peut faire pour assoir une taxe, avec les meilleurs sentiments du monde, sur le contrôle total des véhicules. Pour l'instant, c'est le véhicule. Et aussi notre consommation d'électricité, avec Linky.

Demain, les gens seront taxés, surveillés, condamnés, comme le pauvre ouvrier des Temps Modernes de Chaplin, venu fumer une cigarette dans la salle de repos et brutalement remis au boulot par le patron qui semblait le guetter depuis son bureau.

Cette écotaxe a été largement appuyée par Grinepisse France, Les Amis de la Terre (un groupuscule inspiré par la milice Friends of the Earth, un groupe fascisant de fous de Gaïa) et France Nature Environnement. Les Français seraient bien inspirés de s'en souvenir au moment de glisser le bulletin dans l'urne.

La pompe à fric devrait tourner à plein régime : 1,24 milliards d'euros seront ponctionnés sur le dos des transporteurs déjà contraints d'embaucher en Slovénie ou en Pologne pour rester compétitifs. Ce pactole est collecté par l'AFITF, sinécure dirigée en pantoufle par D. Perben, l'auteur de la délicieuse loi déjà liberticide en son temps : Perben II.

Cette boutique récolte déjà les amendes et quelques taxes domaniales. Elle a passé un appel d'offre déjà entaché d'une procédure judiciaire contre la société gagnante du concours, Autostrade, maintenant appelée Atlantis, une société italienne au dessus de tous soupons puisqu'elle gère l'ensemble du réseau italien. La justice française l'accuse de "trafic d'influence et incitation à la corruption" selon Actu-environnement.

C'est une énorme galette dont Autostrade devrait récupérer 240 millions d'euros par an. De quoi mettre du beurre dans les épinards. Et poursuivre avec d'autres systèmes de taxation par satellite, quand on va chercher ses clopes, quand on entre dans sa voiture, quand on la gare où on peut le soir après le boulot, etc. Grâce à M. Perben et ses amis italiens au dessus de tous soupçons, tout est possible.

 

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