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Esperanto et écologie : un rapprochement désolant

par Erasmus Tharnaby

publié dans Monde-Mondo

Qu'est-ce que l'esperanto ?

C'est une langue construite et rationnelle. Elle a vocation à l'universalité parce qu'elle est logique, facile à apprendre et politiquement neutre.

Pourquoi pas l'anglais ?

anglaisL'anglais n'est pas universel : c'est la langue d'une nation. L'anglais n'est pas neutre : c'est la langue d'un peuple colonisateur. L'anglais n'est pas facile, même quand on le maîtrise : sa prononciation est très complexe, le rapport entre l'oral et l'écrit est parfaitement abscons. La transcription de textes de chansons anglaises par des anglophones donnent parfois des résultats étonnants ! L'écrivain Bernard Shaw proposait d'écrire le mot FISH avec le mot GHOTI, puisque les lettres GH se prononcent F dans ENOUGH, que le O se prononce I dans WOMEN et que le TI se prononce CH dans ACTION. Ghoti se lit donc fish, logiquement...

L'esperanto est une langue où la logique remplace les efforts de mémoire. La connaissance d'un lexique réduit et des 16 règles de grammaire (pas une de plus !) permet de comprendre aussitôt le sens de mots que l'on voit pour la première fois. A l'inverse, si un mot manque au locuteur, ce dernier peut se faire comprendre en créant le mot dont il a besoin. Ce mécanisme a été prévu dès l'origine par le créateur de l'esperanto, L. Zamenhof.

L'esperanto est donc un outil de communication simple et puissant, qui peut s'apprendre gratuitement à l'aide des deux principaux sites destinés à cet usage Lernu.net et iKurso.

C'est un outil rationnel de mise en commun, d'exploration, de découverte et d'humanisme. De nombreux penseurs, intellectuels, chercheurs se sont prononcés en faveur de l'apprentissage de l'esperanto à l'école. Cet engouement ne se dément pas depuis 125 ans. Une pétition a récemment rassembler de nombreuses et prestigieuses signatures pour qu'en France, l'esperanto devienne une langue otionnelle au Baccalauréat.

A propos d'humanisme, il se trouve qu'aujourd'hui, les milieux espérantistes sont totalement noyautés par l'idéologie écologiste, c'est à dire l'anti-humanisme par excellence. En France, l'espéranto est encadré pas deux associations amies mais néanmoins rivales, Esperanto France et SAT Amikaro. La seconde est franchement gauchiste et on n'y trouve que des mangeurs de tofu bio.

La doctrine écologiste a été historiquement réactivée dans les années 60 par les réseaux des grandes fortunes anglaises et américaines qui y ont vu un moyen de dissimuler les effets inhumains de leurs choix politiques, financiers et idéologiques. Ils ont créé le Club de Rome qui s'est empressé de rédiger un brûlot malthusien, le célèbre rapport Meadows dont le contenu ne fait que ripoliner les vieux (et faux) principes de Malthus dans le domaine de la démographie.

C'est ainsi qu'on a vu se convertir à l'écologie une myriade de grands patrons (FIAT, Philip Morris, des diamantaires sud-africains, des pétroliers, etc.) sous l'égide de gens comme Bertrand Russell, Aldous Huxley (neveu de Julian Huxley, le président de la Société Royale Eugéniste à Londres) ou le Prince Bernhard (qui était un ancien cadre nazi). La fondation du WWF est typique de ce mouvement. Aux Etats-Unis, le plus ancien groupe écologiste, le Sierra Club, est explicitement ultra-conservateur.

Un des effets de ce gigantesque mouvement chargé d'influencer l'opinion est qu'aujourd'hui, les gens se préoccupent davantage des prévisions fantaisistes de cataclysme dans 100 ans que produit laborieusement le GIEC, en s'appuyant sur des données non vérifiées, que des famines qui tuent quotidiennement des centaines d'enfants chaque jour et oblitèrent le développement de milliers d'autres.

Parmi les écologistes que je connais, je suis obligé de constater qu'une immense majorité d'entre eux sont, de bonne foi, totalement contaminés par ces éléments de langage frelatés. C'est une situation navrante car elle affecte une population qui pourrait être en pointe par son esprit critique, elle qui s'élève contre la domination politique de l'anglais.

Ainsi, ce que nous gagnons en indépendance d'esprit, nous le perdons par manque de culture et d'esprit critique.

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Martine 05/02/2013 00:53

Dès que je trouverai le temps, promis!
Tant, il me semble avoir saisi le sens de vos mots jetés au hasard. :)
Beaucoup d'administratif à gérer, en plein changement de vie.
Et puis des copies à rendre pour les EE.
Et puis très sollicitée en vue des municipales^^^(de multiples interruptions de taches, grrr) mais amusantes sachant que ni blog ni sur fesse-machin ni sur twitbidule et que lors des dernières ne
figurais sur aucune liste...Com quoi, rien ne peut égaler la vraie vie parfois. Pour résumer, je vais bien. :)

Erasmus Tharnaby 05/02/2013 07:09



Bonne nouvelle !



Martine 04/02/2013 21:50

Dommage pour lui et ses copains copines, ne suis ni sado ni maso.
Ai été suffisamment diffamée, insultée chez lui, souvent par des personnes que j'ai aidées.
je n'ai pas poursuivi en justice, tout simplement, parce que pour moi la liberté d'expression est importante.
Ont été chanceux...Car si j'étais autrement, ce blog et bien d'autres aurai-ent et certains de leurs commentateurs serait-ent muselés depuis longtemps.

Erasmus Tharnaby 04/02/2013 23:01



Hou la la !


Pas de ça ici. En principe, c'est votre serviteur qui se fait copieusement insulter. Le dernier en date, un jeune saxophoniste prodige (paraît-il) qui continue à me poursuivre sur Fesse-bouc.


Quand est-ce que vous vous mettez à l'esperanto ?


Tiel, ni povos kunparoli...



Martine 04/02/2013 19:52

"Brule ce que tu as adoré" (ou adore) N'est-ce-pas? Nous sommes d'accord!
A croiser avec Icare...Com ca la vie!

Martine 03/02/2013 00:49

Allons, vous n'allez pas m'apprendre l'héré cinq ans que je le pratique^^^Il se débrouille avec ses choix, en ce qui me concerne, je suis arrivée à saturation et quand j'atteins ce stade aucun
retour possible, je tourne la page.
Mieux que de piétiner sur place.

Erasmus Tharnaby 03/02/2013 15:04



Brûle ce que tu as adoré, n'est-ce pas ?



Martine 02/02/2013 23:14

J'aimais skeptikoss né bien avant le sceptique de la Marine.

Erasmus Tharnaby 03/02/2013 15:03



On teste les notes, à la Marine ?