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Europe Ecologie Les Verts, un parti de gauche ?

par Erasmus Tharnaby

publié dans Ecologie-Ekologio

   Le principal enseignement, en France, de la tragédie de Fukushima est bien la nature profonde de l'idéologie écolo, plus prompte à dégainer les vieilles recettes de jadis qu'à parler des véritables scandales sociaux autour du nucléaire.

   En effet, l'annonce de la catastrophe n'a, depuis le début provoqué de débat que sur la justification de la filière nucléaire. Comme s'ils n'étaient pas capables de s'en rendre compte tout seuls, les écolos ont exigé que les industriels de la filière fasse la preuve de leur innocence, de leur valeur, de leur utilité.

   Pendant ce temps, EDF mène une politique sociale parfaitement scandaleuse en faisant travailler sur le territoire français des intérimaires qui n'entrent pas dans les statistiques et dont EDF préfère parfois perdre la trace. Pour juger de l'ampleur du scandale sanitaire, on peut ré-écouter l'émission de Zoé Varier Ecoutez... des anges passent du 24 avril 2001sur France Inter. Ce n'est pas un scandale écologique (l'écologie n'existe pas), c'est un scandale sanitaire national.

   Au lieu de parler de ces gens souvent démunis face aux détours judiciaires que les entreprises sous-traitantes savent tricoter pour se défendre, les écologistes semblent toujours opter pour le volet sensationnel du nucléaire. En réalité, c'est que l'écologie, doctrine dont la promotion fut initiée par des acteurs de multinationales dans les années 60, s'attache toujours à faire la promotion des idées malthusiennes, de la décroissance, de la diminution de l'activité et de la présence humaine sur la Terre.

   C'est la raison pour laquelle, sur un des rares sites sur lesquels on parle du problème des travailleurs du nucléaire, le dossier thématique qui les concerne n'arrive qu'en 9e position dans un sous-menu.

Plus grave : la question sociale qui devrait être au coeur des préoccupations d'un VRAI parti de gauche finit par se trouver totalement occultée par des arguties hystériques et surréalistes sur l'abandon du nucléaire en France. Imaginons une seule seconde qu'au lieu de ce spectacle navrant, des responsables politiques, des leaders d'opinion avaient orienté le débat qui s'entamait par ces préoccupations sociales de premier ordre, l'ensemble des discussions aurait été beaucoup plus utile.

Au lieu de quoi on voit Mélenchon se pavaner au milieu de cortèges vert et rouge... Quelle pitié !

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