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Jouanno à la bio-masse !

par Erasmus Tharnaby

publié dans France-Francio

Habituellement, les réflexes anti-intellectualiste que partagent les partisans des innombrables sectes gravitant autour de l'écologie, comme par exemple les inconditionnels de Georges Steiner, de la bio-dynamique, mais aussi de l'homéopathie ou du bouddhisme, font qu'ils ignorent systématiquement les valeurs numériques. On est pétrifié par les superstitions sur la nocivité des micro-ondes, le sucre blanc ou les vertus magiques de l'arnica alors qu'il s'agit le plus souvent de phénomènes physiques ou chimiques bien connus dont on peut tenir compte avec un peu de bon sens.
Pour la biomasse, c'est pareil.
On trouve facilement ici ou des estimations des possibilités terrestres de production de biomasse mais elles se basent sur des chiffres déjà anciens proposés par l'Encyclopédia Universalis. Ces doctes exposés nous apprennent, par exemple que : "Les plantes ne contenant pratiquement pas de soufre, leur combustion ne libère pas de dioxyde de soufre, (et ne produit donc pas de pluies acides).
"
Vous avez bien lu. Les plantes ne contiennent pas de soufre.
Trocoule...
"
La déforestation, qu’elle soit due à l’usage du bois de feu sans reforestation, où à la culture sur brûlis, contribue pour environ 2Gt à l’émission annuelle de carbone, contre 6 Gt/an d’émissions mondiales de carbone dues à l’usage des combustibles fossiles."
Et les 6Gt d'émissions mondiales de carbone (sic) contiennent peut-être celles issues de la biomasse, allez savoir...
Bref, question propagande, c'est vraiment n'importe quoi.
Par contre, l'article de Wikipédia sur le bois-énergie n'a pas été rédigé par des béats de la granule. Quelques remarques de bon sens font simplement remarquer que, côté santé publique et pollution, le recours à la biomasse prend des airs de retour au Moyen-Âge.
De plus, même en utilisant des procédés de torréfaction (Thermya), de production à grande échelle de gaz méthane, qui permettent d'améliorer les pratiques industrielles et les rendements bruts, en utilisant des filtres à particules qui diminuent la pollution mais affaiblissent les rendements nets, la difficulté reste intacte : il n'y a pas de véritable réserve de croissance dans ce modèle énergétique.
Le potentiel de développement humain reste quasiment nul et ne contient pas, ou tout au moins pas encore, le changement d'ordre de grandeur que nécessite la population actuelle.
C'est normal, puisque c'est l'objectif de l'écologie malthusienne !
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