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Le circus Greenpeace continue...

par Erasmus Tharnaby

publié dans France-Francio

Des méthodes de commandos, des infiltrations illégales pour des gens dont le fond de commerce reste, envers et contre tout, la réduction du nombre d'êtres humains sur Terre : voilà le tableau navrant et inquiétant que les médias nous servent à l'envi depuis quelques jours.

Des militants de Greenpeace se sont infiltrés dans une centrale nucléaire et ont joué à celui qui se ferait prendre le dernier. Pour montrer que l'énergie nucléaire, ce n'est pas bon pour la santé ?

Sincèrement, l'inquiétude ne vient pas de la sécurité des centrales. Sûrement parce que je ne suis pas assez perméable au bourrage de crâne de ces olibrius. Elle me vient plutôt du degré d'extrémisme auquel en viennent des citoyens lambda, illuminés auto-investis dans une cause incertaine et mal définie. S'agit-il de montrer que c'est dangereux ou que ce n'est pas assez bien protégé ?

"On est des citoyens classiques. On ne savait pas ce qu'on allait trouver à l'intérieur de cette centrale." dit Alice, une des "militantes" (de "milito" en latin : être soldat, faire son service militaire) dans un reportage supposé sensationnel publié par le Nouvels Obs, le journal qui se croit de gauche.

Sans rire, Alice nous fait plutôt l'Ile aux Enfants que le Pays des Merveilles. Avec des airs ingénus, façon "Il y avait de la lumière, on est entré.", Alice nous fait le coup du "citoyen classique" alors que le "militant" de Greenpeace est tout le contraire d'un citoyen classique. C'est un anti-citoyen. Quelqu'un qui rêve de supprimer la moitié de l'humanité pour épargner les tortues géantes. Devant un portrait de Che Guevara barbouillé façon Andy Warhol, Alice joue le rôle qu'elle a eu le temps d'apprendre, tapie 5 heures sous des buissons. Tout y est : la question, le débat qu'elle suscite et la réponse qu'il appelle. Le verdict n'a même pas besoin d'être prononcé contre l'atome. Il est déjà condamné, déjà enfourné dans la grande besace des pourvoyeurs de haine de soi.

Comme toutes les fausses questions posées par Greenpeace, cet événement est commenté par les médias avec un sens aigu du marronnier. Toujours prêts à sortir les avirons au cas où la ficelle serait trop grosse, Pujadas et Delahousse entonnent à l'unisson l'air du scandale, mais sans y croire : encore un vieux happening de ce vieux groupe de vieux militants, de vieux "citoyens classiques" échappés des seventies et de la ganja.

Encore un Greenpeace-scandale : ça fait combien à l'audimat, Coco ?

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