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Ours pyrénéen : la fiction ne deviendra pas réalité

par Erasmus Tharnaby

publié dans France-Francio

   La décision de la ministre de l'écologie universelle et totalitaire de ne pas introduire de nouveaux ours dans les Pyrénées a provoqué une levée de bouclier chez les écolo-rếveurs qui se voyaient déjà plongés tout habillés dans la fiction d'un monde redevenu sauvage, donc d'un monde redevenu juste et vertueux, d'un monde redevenu fréquentable...

   Leur utopie en bandoulière, ils vont devoir rentrer chez eux bredouilles mais ne peuvent pas perdre l'espoir, tant leur cause est ontologiquement saine et juste, tant leurs désirs parlent d'évidence, tant leur petit monstre semble gentil. L'ours finira par refaire son monde dans les Pyrénées puisque c'est le destin de ce monde-ci que de retourner à l'ours, à l'animal, à la grande fiction de la biodiversité dans laquelle l'Humanité et son encombrante Histoire doivent se dissoudre pour une éternité immobile et bienheureuse.

   Alain Reynes, président de l'association Pays de l'ours-Adet, justifie même son indignation par le fait que l'ours est présent dans la région "depuis des millénaires". Voilà bien l'immobile érigé en vertu cardinale : du néolithique à Wikipédia, il n'y a décidément rien à garder puisque la primauté revient à celui qui est là "depuis des millénaires", comme la viande crue, la rage de dent ou l'incapacité de se défendre en milieu hostile. L'introduction de l'ours dans les Pyrénées, comme les innombrables réintroductions visant, sous le prétexte fallacieux de la fictive biodiversité, à relativiser la présence humaine sur Terre, s'associe donc bien DIRECTEMENT à la doctrine fascisante que l'on trouve autour du Sierra Club, qui considère les malthusiens comme de dangereux gauchistes.

   "Plus je connais les hommes, plus j'aime les ours..." se disent peut-être ces oublieux ennemis de l'espèce humaine.

   "Depuis que je connais Delanoé, j'aime les voitures." disait joyeusement Philippe Muray (Festivus Festivus, 2006).

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