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Révolution et écologie : des leçons de la Tunisie et de l'Egypte

par Erasmus Tharnaby

publié dans Monde-Mondo

   Une des leçons qu'apportent les révolutions tunisienne et égyptiennes, face à leurs autocrates spoliateurs des richesses produites par le peuple, nous est rappelée en ce moment par les images vertigineuses de la place Tahrir au Caire.

   C'est le nombre.

   Le nombre est effectivement le principal ennemi des autocrates, surtout si c'est un nombre éduqué.

   Pour l'instant, et toujours avec un train de retard, il s'agit pour Moubarak de partir en conservant ses milliards (30 milliards d'euros estimés pour sa fortune personnelle et des montants du même ordre de grandeur pour ses proches) et en évitant le procès.

   Mais le véritable enjeu géopolitique, c'est le nombre : la théorie malthusienne a précisément été inventée pour cela. Elle prône la limitation des naissances sur la base fallacieuses (coucou, les écolos !) que les ressources sont limitées et que cette limitation, une fois atteinte, plonge les peuples dans la misère. Cette théorie est donc éminemment d'origine aristocratique et il est assez croquignol que les partis dits "de gauche" l'entonne comme s'il s'agissait du petit livre rose...

   L'écologie a donc pour objectif de limiter les naissances du peuple et particulièrement de sa partie la plus défavorisée. Elle est donc un des remparts contre toute forme de révolution, contrairement à ce que prétendent tous les petits révolutionnaires de confort que produit le bourrage de crâne médiatique en faveur d'une révolution écologiste.

   Le nombre, seule véritable vedette de ces révolutions en cours, a la vertu de ramener les gouvernants à la véritable dimension du réel, sa dimension politique, sa véritable valeur démocratique.

   Tandis que l'écologie est d'essence aristocratique.

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novak 20/02/2011 14:22


Bon je ne suis pas journaliste politique ni spécialiste des affaires étrangères seulement j'eusse crû comprendre que la révolution tunisienne fut grandement "fomentée" par tout un groupe de gens
qui manifestement étaient très éduqués...et qui donc sont nécessairement plus exigeants envers ceux qui les gouvernent puisque en mesure d'analyser les choses de la manière la plus juste.

Ainsi, ce que le gouvernement Tunisien aurait dû craindre, c'est bien le haut niveau d'éducation de sa jeunesse! le "nombre" comme vous dites n'a fait que faciliter, accélérer les choses!!

ainsi, faire le raccourci "franchement débile" qu'il serait plus utile pour la démocratie que nous soyons de plus en plus nombreux nous montre à quel point vous êtes tout de même franchement
étriqué dans votre réflexion qui vous incite à saisir partout où vous le pouvez, quelque mots clés qui vous donne "une prise" sur quelques évènement afin de nous servir votre sempiternel discours
et schéma de pensée...
tout ça pour nous balancer des arguments tous plus stupides les uns que les autres pour justifier que l'on soit toujours plus nombreux sur cette planète et puis surtout pour que l'on s'en hâte
comme si cela devenait une condition sine qua non a notre survie???

franchement, je vous comprends un peu lorsque vous dénoncez celles et ceux qui souhaitent voir réduire de manière forcée, drastique,...une partie de la population sous prétexte que cela deviendrait
invivable...(effectivement de tels discours sont dangereux)...cependant l'autre penchant qui consiste à dire le discours tout a fait opposé, est je trouve également tout aussi dangereux! (même si
comme le dit l'adage "plus on est de fous, plus on rit") je ne pense pas qu'il soit sérieux de s'en servir pour justifier de booster la population...

sincèrement, mon avis sur la question (que je ne pense pas avoir suffisemment creusé), est-ce tant le nombre d'êtres humains qui pose problème, ou bien plutôt le mode de vie d'une partie d'entre
eux...le nombre d'individus n'a qu'un pouvoir multiplicateur d'un problème déjà existant...

bref ne parler que du nombre d'individus sur la planète ne fait que détourner notre attention des vrais problèmes...et pendant ce temps là les idéologues d'un extrême comme d'un autre se
chamaillent, ce qui est inutile.

cordialement,

novak


Erasmus Tharnaby 26/02/2011 19:34



Quand vous écrivez : "le haut niveau d'éducation de sa jeunesse", vous sous-entendez le nombre puisque "la jeunesse" est déjà une expression collective. Vous pouvez ENSUITE trouver qu'une
jeunesse est NOMBREUSE, et ça s'appelle enfoncer une porte ouverte. C'est comme si vous disiez que vous avez fauché tout un champ de blé, et qu'en plus, les épis étaient très nombreux.


Ensuite, je vous laisse à vos imprécations "franchement débiles" sur mon "schéma de pensée". Je vous laisse le vôtre.


Quant aux arguments, dans vos réponses, je n'en lis pas beaucoup.


La question du nombre est centrale parce qu'elle est d'essence politique. On parle de DEMOcratie ou d'OLIGarchie (oligos en grec signifie "peu"). L'écologie agite des hochets politiques comme
autant de mesures destinées à nous conduire vers une économie moins-disante tandis que la question d'amener les populations les plus démunies vers le même confort que celui que nous connaissons
n'est pas à l'ordre du jour.


Combien de fois les écologistes ont ils justifié de l'impact écologique de tel ou tel projet d'infrastructure pour le faire capoter ? Le barrage des Trois Gorges en Chine en est l'exemple le plus
significatif. En Afrique, 7% seulement du potentiel hydroélectrique est utilisé mais nous connaissons déjà les pires ennemis du développement de tels projets.


Alors laissons les extrémistes aux journalistes. Les principaux criminels contre l'humanité aujourd'hui se comptent bien du côté des écologistes.



novak 16/02/2011 00:15


Bonjour,

désolé d'être si désagréable mais franchement cet article est ridicule...
je m'en tiendrais à cela, c'est juste du grand n'importe quoi...franchement là c'est décevant, sincèrement navré.

cordialement

novak


Erasmus Tharnaby 17/02/2011 07:55



C'est votre droit le plus défendable.


Néanmoins, on arrive là au coeur du problème, ce qui peut effectivement paraître difficile à comprendre si on se place toujours dans la perspective d'une écologie de gauche. Nous avons pu voir,
de différentes façons, par l'histoire et par l'actualité surtout, que l'écologie est HISTORIQUEMENT et IDEOLOGIQUEMENT d'extrême droite, et plus précisément eugéniste et malthusienne.


On peut reprendre avec profit la petite métaphore du château-fort et se poser la question autrement : quel est le plus grand danger pour une élite ?


C'est le NOMBRE !


Car le nombre a toujours raison, en fin de compte. Il finit par devenir difficile à contenir et par se donner les moyens d'avoir raison. C'est ce qui s'est passé en Tunisie comme en Egypte. Comme
disait Boris Vian : "Le jour où le peuple, par ses connaissances et par sa culture, sera à même de choisir SA vérité, il y a peu de chances pour qu'il se trompe."


Vian était attaché à des valeurs déjà fort modernes. Si on voulait le paraphraser pour rendre sa phrase plus proche de la réalité, on écrirait : "Le jour où le peuple, par le nombre de
ses individus, sera à même de choisir SA vérité, il y a peu de chances pour qu'il se trompe."


Cher Novak, connaissez-vous beaucoup d'écologistes qui ne soient pas malthusiens ? Si oui, on ne doit pas fréquenter les mêmes !


Même ceux qui se disent de gauche militent pour la décroissance !


Aujourd'hui, l'humanité en est à 7 milliards d'habitants : on peut relire avec amusement les prévisions pathétiques et catastrophistes du Club de Rome, ce groupuscule néo-nazi, qui prévoyait
l'Apocalypse au début du 21e siècle avec 12 milliards...