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Un candidat écologiste à la présidentielle 2012 : pour quoi faire ?

par Erasmus Tharnaby

publié dans France-Francio

   Dans ce billet de Mediapart, Vadrot aimerait bien voir sortir Mme Joly du jeu écologiste. C'est bien observé mais on savait déjà que la greffe ne prendrait pas, sur des tissus déjà bien abîmés.

   Eva Joly, si elle peut avoir des compétences en matière de gouvernance n'en a aucune en matière d'écologie. C'est son premier pas dans cette direction qui fut une erreur et nous l'avions dit déjà il y a plusieurs mois, bien avant cette télé catastrophique où elle baissait la tête pour compter les poils de ses chaussons Damart.

   Mais surtout, elle se point dans un parti qui n'en est pas un, s'imaginant mettre tout le monde d'accord avec son charisme de tubercule. Un parti où, comme les Rouges et les Jaunes de Koh-Lanta, les fractures entre Verts et Cohn-Bendistes n'en finiront pas de guérir. Un parti avec des tas de gens maniant le blabla écolo comme pas un, des compétences en-veux-tu-en-voilà, des ambitions sans bornes. Un parti fondamentalement inscrit dans le mensonge : l'écologie n'est pas une science, encore moins une politique de gauche.

Bref, cet article écolophile cherche à faire sensation là où il n'y en a pas : que M. Hulot se décide ou se débine, ça ne changera rien à l'affaire. L'écologie, cette fabrique à culpabilité pour salarié méritant, est déjà en place dans la plupart des partis et sera, hélas, un enjeu majeur pour la présidentielle de 2012 dans un contexte accueillant de montée de l'extrême-droite.

   Ainsi, l'électeur ravi aura le choix entre la peste (brune) et le choléra (vert).

 

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