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Articles avec cinema-kino

Emission de solutions : émission de conneries

par Erasmus Tharnaby

publié dans Cinéma-Kino

Je ne vais pas, une fois de plus, parler des parodies de conférences internationales, véritables festivals de petits fours, qui occupent la sphère écolo-médiatique à intervalles hélas réguliers.

Mon attention a plutôt été attirée par un de ces spots télévisés très courts, parfois moins d'une minute, qui servent aux chaînes publiques à nous faire avaler de la pub. Il y a donc Emission de solutions avec Les Poulets Duglandier ou La Vache qui pleure ou Draty, le contrat de méfiance, ou je ne sais quel autre enfumeur professionnel. C'est le soir sur France 2. Habituellement, c'est sur les prouts à effet de serre, sur la sauvegarde des ours blancs d'Amazonie ou la fornication frénétique des coccinelles en milieu hostile. C'est écolo et bien-pensant, une dégoulinade en direct de bons sentiments inflexibles.

MamèreCuisine.jpgJe crois que c'était hier soir. La micro-émission écolo parlait d'une femme qui avait monté une association pour apprendre à d'autres femmes en difficulté comment s'y prendre pour cuisiner. Oui, juste pour cuisiner. Promis, juré, les recettes étaient simples, les budgets mini-mini et c'était bon.

En d'autres termes, si je cuisine, je suis écolo. Ah bon ?

C'est une illustration, sous des dehors naïfs et impossibles à contredire, du fait que l'écologie s'immisce partout. En tant que nouvelle religion, elle cherche à devenir l'alpha et l'oméga de nos quotidiens, à moraliser toutes nos actions, des plus bénignes aux plus importantes, du quotidien le plus trivial aux choix existentiels, idéologiques, esthétiques qui font notre intimité.

Je cuisine donc je suis écolo ! Comme M. Jourdain, je faisais de l'écologie sans le savoir en nourrissant mes gosses. Ce qui est de bonne gestion, comme l'emploi des restes dans la cuisine familiale, devient une vertu morale. Dans la télé de la République, nous voici tous devenus des fidèles ou des mécréants. Ça me donnerait presque envie de me mettre aux plats surgelés !

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2010, une année sur la Terre : rien de nouveau...

par Erasmus Tharnaby

publié dans Cinéma-Kino

   Sans aller plus loin que les présentations dans la presse de cette non-émission 2010, une année sur la Terre, on pouvait s'attendre à un déluge de bons sentiments et de sirupeuse culpabilité écologiste. Le spectateur a été servi au-delà de toute espérance.

   Dans une accumulation qui relevait, sans le moindre complexe, du mécanisme d'amalgame, on a mis bout à bout les désordres réels avec les prévisions des professionnels de la prévision (on sait ici quoi en penser...), les calamités issues des phénomènes météorologiques avec les pollutions générée par l'exploitation à outrance des biens terrestres par les multinationales, on a mélangé sans vergogne les tremblements de terre et la désorganisation dans des nations mises à genou par la finance mondiale.

   Le tout baignait, naturellement, dans ce discours indifférencié et démoralisant qui est le propre des médias acquis à la cause écologiste, c'est à dire le propre des médias : la dénonciation, le geste qui consiste à montrer du doigt la pollution des autres, sous le masque hypocrite de l'autocritique.

   Car, à moins d'avoir retrouvé la raison plutôt que de la perdre, comment un média de masse pourrait envisager s'opposer à cette construction idéologique qui ne souffre aucune contradiction, l'écologie ?

   Dans le monde réel, l'écologie n'existe pas. Dans les médias, elle est omniprésente.

   Dans le monde réel, il y a les patrons-voyous, les multinationales sans scrupules, les typhons, les cyclones, les tremblements de terre et toutes ces choses qui portent des noms parce qu'elles sont différentes.

   Dans les médias, il n'y a plus que de l'écologie, c'est à dire un discours gnan-gnan et abrutissant sur "la vie qui trouve son chemin" et sur la culpabilité de chacun au désastre de tous.

  En réalité, contrairement à ce qu'affirme Le Figaro, ce documentaire ressemble à tous les autres, indifférencié, castrateur, si délicieusement écolo. On en vient à espérer qu'un maelström salvateur vienne définitivement donner raison à tous ces exploiteurs des deniers publics et ces baudruches médiatiques et absorbe avec discernement tout ce qui, sur Terre, regrette la pollution des autres.

   Enfin de l'air pur !

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Fantastic Mr Fox : une fable détournée...

par Erasmus Tharnaby

publié dans Cinéma-Kino

   On sait déjà quoi penser de la manie qu'ont les Anglais de faire parler des animaux. Dans le cas de Roald Dahl, qui n'était pas qu'Anglais, ça prenait un tour distancié et plutôt rafraîchissant.
    Dans Fantastic Mr Fox, film d'animation sorti récemment, les auteurs s'inspirent librement du livre de Roald Dahl du même nom. L'ensemble du récit est plutôt respecté, à deux choses près.
    Soucieux d'épaissir les personnages, le jeune Wes Anderson a inventé le neveu Christopherson et des rivalités familiales qui ne sont, finalement, pas si mal venues. Elles font partie de ce que l'on peut attendre d'une adaptation.
    Plus surprenante est la morale de l'histoire. Après une suite de développements rocambolesques, la famille de renards, pourchassée, se réfugie dans un supermarché. Ils y trouveront désormais tout ce dont ils ont besoin puisque le désir de survie prime sur tout le reste.
   En lieu et place de la douce utopie sociale que le romancier avait laissé, de façon un peu ironique, à la fin de son roman, le cinéaste installe une plate morale darwinienne voulue peut-être surprenante et comique.

   Le triste alignement des rayonnages forme un étrange contrepoint à l'affirmation de la nature sauvage de Renard.

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Arthur et les minimoys : la revanche de Malthus

par Erasmus Tharnaby

publié dans Cinéma-Kino

Rien de pire qu'une idéologie qui ne dit pas son nom. Il en est ainsi de l'idéologie écologiste, celle qui propage ce que Le Rider appelle la "haine de soi".
Pour en avoir une idée précise, il suffit d'aller voir le dernier film de Luc Besson qui est le deuxième épisode d'Arthur et les Minimoys intitulé La revanche de Malthazar, film qui sera suivi d'un épisode au moins, j'imagine.
Malthazar ? C'est le méchant.
Comme Malthus, mais ça, Besson ne le sait pas.
On y découvre qu'il est bien vu de se prendre pour une plante, un animal ou même un rocher. Une sorte d'animisme béat vous fait accepter, à l'aide d'un déluge d'éffets spéciaux, que toute la nature est là pour votre bien et que vous n'êtes qu'un méchant ingrat de ne pas vous en apercevoir de suite.
L'histoire, qui tient sur une seule page A4 (en papier recyclé bien sûr !), vous présente une galerie de personnages classés par ethnies, parmi lesquels un reggaeman du meilleur genre, un gard vraiment cool... des guerriers africains dont la culture ancestrale vaut bien la nôtre et qui sont chargés de veiller sur la santé de la moindre petite bête, etc. etc. D'ailleurs, le personnage le plus stupide et borné du film, le père d'Arthur, est celui qui est chargé de rappeler que les fourmis ne construisent pas de pont, que les bonobos ne vont pas sur la Lune par eux-mêmes, qu'Einstein n'était pas un lamentin, etc... Ça donne envie, non ?
Bref, c'est un film écologiste, plein de bons sentiments bien datés, plein de haine pour l'espèce humaine, comme d'habitude.
D'ailleurs, ce soir, sur France2, il y avait une histoire de manchots à peu près de la même eau. Même si c'était mieux torché, les outils les plus sophistiqués de l'animation et du cinéma de propagande ont été réunis pour produire une gigantesque bande-annonce pour la gouvernance mondiale de l'ONU.
L'ONU et ses innombrables filiales écologistes destinées à distiller peur et culpabilité, et à faire passer toute envie de démocratie au genre humain, comme je l'ai déjà écrit.
Inutile donc d'emmener vos enfants voir ce bourrage de crâne.

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Encore du cinéma

par Erasmus Tharnaby

publié dans Cinéma-Kino

Pour ceux qui douteraient que le film d'Al Gore An Inconvenient Truth est un mauvais film de propagande destiné à donner bonne conscience à quelques patron qui rêvent de poursuivre leurs affaires tranquillement, on peut lire ceci.
On y lit notament que les contributeurs ont pour nom Soros (qualifié dans l'article de philanthrope !), Ted Turner, Steve Jobs, tous de sincères humanistes...
On peut d'ailleurs vérifier par soi-même que la doctrine d'Al Gore n'est rien d'autre que du capitalisme pur jus, avec tout plein de bonnes intentions dedans.
Tous ces joyeux drilles qui ne veulent que notre bien se sont mis en quatre pour une opération baptisée Truth Campaign (sic). Etant données toutes les approximations et contre-vérités du film, il va y avoir du boulot !

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2012 : encore un apocalypse...

par Erasmus Tharnaby

publié dans Cinéma-Kino

Encore un gros bizeness sur le dos de la sauvegarde supposée de la planète !

Aucun suspense : nous serons tous coupables !

C'est d'un banal...

Nous serons si petits et la planète si grosse et si coléreuse.

Voilà le retour du religieux le plus archaïque : un dieu-planète en colère et un apocalypse avec peut-être -- mais quelle importance ? --  quelques êtres humains sauvés par leur vertu et leur courage...

Ça fait écho au film gore d'Al Gore, Une vérité qui dérange, qui accumule les approximations, les amalgames et les raccourcis. De la fiction à la fiction, on n'est plus à ça près, et après tout, c'est peut-être une bonne chose de prendre du recul avec une fiction qui s'assume plutôt qu'une invention qui se prétend véridique...

Bref une grosse machine à pognon destinée à nous faire culpabiliser et oublier que le réchauffement planétaire est un mythe créé par une faction de possédants pour assurer la pérennité de leurs avoirs.

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Le Syndrôme du Titanic

par Erasmus Tharnaby

publié dans Cinéma-Kino

Faites un geste pour la planète !

N'allez surtout pas voir Le syndrôme du Titanic !

Priez la déesse Fortune que vos pas ne vous amène jamais dans une salle obscure pour voir ce film.
Premièrement, vous savez exactement ce qu'on va vous y montrer. C'est un mauvais film puisqu'il n'y a aucun suspens.
Deuxièmement, si c'est pas vous qui y  allez, ce sera votre voisin. Le bourrage de crâne est tellement prégnant actuellement que l'unanimité des spectateurs pour aller le voir ne fait aucun doute. Ecoutez les journalistes en parler et dites-moi si ce n'est pas de la pensée unique...
Enfin, c'est un film politiquement orienté, basé sur un mensonge, celui que le monde et ses ressources sont limitées. Ha ! Ha ! Ha ! On se souvient du Club de Rome, non ?
C'est pourquoi l'écologie est une idéologie.
Et pas de gauche.
La preuve ?
La façon dont les médias cherchent à convaincre chacun d'entre-nous que nos petits gestes sont "bons pour la planète" suffit à comprendre que l'écologie politique est d'abord un désengagement vis à vis de tous ceux qui croient que l'Etat doit jouer un rôle majeur dans certaines dévastations bien réelles.
Pendant que le joyeux Monsieur Hulot fait ses petites affaires bio-écolo et cherche à nous convaincre qu'il faut se faire du mal pour se faire du bien, des gens meurent VRAIMENT
à l'instant où j'écris, de faim, de guerre ou de maladies curables ici.
Et ça, c'est un cynisme de droite.
Pas un bon sentiment de gauche.

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