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Articles avec ecologie-ekologio

Marchés du CO2 : le Parlement européen évite l'asphyxie

par Erasmus Tharnaby

publié dans Ecologie-Ekologio

En rejetant par 334 contre 314 une mesure de soutien du marché des droits à polluer, dit marché du CO2, le Parlement européen a fait valoir la raison, mais pour combien de temps ?

asphyxie.jpgDepuis 2008, le marché est en forte baisse : 70% de janvier 2008 à janvier 2012. C'est encore pire depuis le début de l'année 2013. Encore à 5 euros il y a quelques semaines, il arrive autour de 3 euros aujourd'hui. Il est assez difficile d'obtenir des informations sur les cours du fait de la privatisation complète du marché et des statistiques qui l'accompagnent. Pour savoir, il faut payer, d'où la difficultés d'obtenir facilement un graphique clair du cours de la tonne de CO2. De plus, la société Bluenext chargée de prendre en charge les échanges sur ce marché a été liquidée il y a quelques mois. En cause, le scandale de la fraude à la TVA qui a coûté 2 milliards d'euros à l'Etat français entre 2006 et 2009 et le vol de 50 millions d'euros de quotats qui avait fait plonger le titre.

 

Comme d'habitude en matière d'Europe, quand quelque chose ne marche pas, on continue et on en rajoute. Les Echos nous rapportent que le plan de soutien proposé par la Commission prévoyait le gel temporaire de 900 millions de tonnes de CO2. Cette mesure était destinée à provoquer la pénurie et faire doubler le cours actuel. Suite au rejet du Parlement, la Commission ne s'avoue pas vaincue et va chercher à obtenir un accord au niveau des ministres. En d'autres termes, la Commission non élue cherche à manipuler le cours de la tonne après avoir juré ses grands dieux que la vertu du marché seule suffisait. "Adam Smith, sors de ce corps de fonctionnaires !"

 

L'Usine nouvelle nous rapporte les propos de Michèle Rivasi, députée EELV : "Ce rejet est dramatique. Il remet en question l'instauration d'un marché carbone en Europe. C'était pourtant le seul outil dont nous disposions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Si la tonne de CO2 n'est pas chère, les industries polluantes vont préférer acheter des quotas que de tenter de réduire leurs émissions."

Incroyable : les usines vont se mettre à polluer et les travailleurs à travailler. Nous, pendant ce temps, on respire !

La Commissaire européenne aux bons sentiments écologistes est plus claire encore : selon l'UN toujours, Connie Hedegaard trouve le cours actuel "sans impact significatif sur la compétitivité des entreprises européennes." Au moins, c'est plus clair : le marché carbone est destiné à rendre moins compétitives les entreprises européennes.

Présenté par la Commission européenne comme le fer de lance de sa politique anti-pollution, le marché carbone se délite complètement. Imaginé par de sombres crétins ultra-libéraux qui y voyaient la possibilité d'étouffer définitivement l'Europe, ficelé par des amateurs et géré par des incompétents, le marché des droits à polluer était devenu le marché des droits à tricher.

En France, évidemment, on trouve ça formidable !

La désindustrialisation nous laisse 5 millions de chômeurs, nous sommes en train de devenir un Etat satellite de l'Allemagne, nos centrales nucléaires nous laissent largement en deçà des exigences européennes en matière d'émissions de CO2 mais Mme Batho trouve encore tout à fait recommandable de laisser en vie et en état de nuire cet instrument destiné à étouffer l'industrie européenne sous la dictature des bons sentiments.

Qu'attendons-nous pour traduire en justice Madame Connie Hedegaard et les inventeurs de cette vaste fumisterie ?

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Hiver froid : les mensonges continuent

par Erasmus Tharnaby

publié dans Ecologie-Ekologio

C'est un article de Sud Ouest qui vous prend manifestement pour des cons : le titre est très explicite et déclare établi le lien entre l'hivers froid et le réchauffement planétaire.

Météo : pourquoi fait-il si froid ? C'est la faute au "réchauffement global"

vache.jpgBien sûr, à l'intérieur de l'article, c'est comme dans la boutique qui affiche des soldes à -50% : finalement, on n'est pas si sûr d'y trouver ce qu'on attend... En effet, un peu plus bas, on nous explique que certains chercheurs pensent avoir trouvé un mécanisme qui montrerait que la vague de froid que nous connaissons est le résultat de la fonte des glaces du pôle mais aussitôt, le chercheur déclare : « Ce n’est pas une vérité scientifiquement établie. On a là une hypothèse parmi d’autres », juge David Salas y Melia.

Ce n'est pas moi qui le dit !

En d'autres termes, ce qui fait le gros titre de l'article n'est pas une vérité. Comment appelez-vous un titre qui n'est pas une vérité ? Un mensonge.

Le problème est que le GIEC remplit ses fameux rapports calamiteux avec des demi-vérités raffinées, mélangées, glougloutées par des technocrates qui ne sont pas toujours des scientifiques. Le sacro-saint consensus n'a strictement AUCUNE VALEUR SCIENTIFIQUE, mais reste un bidule pondu à l'issue de négociations parfois houleuses dont les débats n'ont, eux non plus, rien de scientifique.

Pourquoi les journalistes sont-ils si cons ? C'est la faute au mensonge du "réchauffement global".

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Ecologie : fausse science, vrai fascisme

par Erasmus Tharnaby

publié dans Ecologie-Ekologio

Sur le site Notre-planète.info, il y a une page parfaitement représentative de ce que les promoteurs de l'écologie aimeraient que nous en pensions. C'est une sorte de condensé de tous les mensonges auxquels sont prêts ces mamamouchis de la pensée unique pour nous faire gober les syllogismes les plus flagrants.

Commençons :

ernst_haeckel-copie-1.jpgLe site donne d'abord ce qu'il pense être une définition : "Définition : l'écologie, terme inventé en 1866 par le biologiste allemand Ernst Haeckel, a pour objet l'étude des relations entre les êtres vivants et leur environnement." En réalité, Haeckel n'a défini ce terme que parmi une foule d'autres néologismes et n'a pas particulièrement développé cette aspect de la définition. Inspiré par le romantisme allemand, darwiniste acharné, Haeckel a surtout été récupéré par l'ésotériste Rudolph Steiner, bien connu des mangeurs de tofu biodynamique et spécialiste de la poudre de Perlinpinpin. Le site se sert donc du nom célèbre d'un scientifique du grand siècle allemand pour berner le lecteur. En réalité, la théorie écolo que nous connaissons aujourd'hui est surtout celle qui a été refondée par les néo-fascistes recyclés dans les années 60. Pour plus d'informations, voir la page sur la fondation du WWF.

Ensuite, suivent neuf points comme autant de paragraphes au manifeste :

"Devenir un éco-citoyen !", "L'énergie, les énergies renouvelables", "Le développement durable", "La norme ISO 14001", "Eco-TIC ou Green-IT", "L'habitat écologique", "La gestion des déchets", "Alimentation et santé", "La place de l'automobile".

"Devenir un éco-citoyen !" : la place de la propagande dans le dispositif écolo est essentielle. On ne gouverne jamais aussi bien une population que lorsque celle-ci a peur, disait Orwell. Force est de donner raison à ce vieux paranoïaque ! Les écologistes l'ont bien compris, eux qui font de nos quotidiens des enfers de culpabilité : de la douche à la casserole, des toilettes à la table, de la maison au travail, tous nos parcours corporels sont parsemés de micro-injonctions culpabilisantes destinées à nous rendre "meilleurs", c'est à dire inexistants.

"L'énergie, les énergies renouvelables" : l'humanité ne s'est développée qu'au rythme des bouleversements énergétiques qui ont permis de proposer aux populations de disposer toujours plus largement de quantités d'énergies à bon marché. C'est l'opposition à cette humanité-là qui fonde le combat écolo contre l'énergie nucléaire considérée comme une nuisance EN-SOI et contre toute forme de production massive et à bon marché d'énergie.

"Le développement durable" : voilà une nouvelle illusion écolo. La durabilité n'est que l'invisibilité de l'homme à la surface de la planète. Un être qui se développe comme il faut reste, pour les écolos, un être inexistant.

"La norme ISO 14001" : un aspect de l'écologie, c'est le flicage. On l'a vu avec LINKY mais surtout, au quotidien, avec l'envahissement du concept de transparence à tous les étages de la société, enfin... surtout les étages les moins élevés.

"Eco-TIC ou Green-IT" : la technologie est l'habillage, le masque des écolos. En réalité, il n'y a pas pire ennemi de la technologie que les bouffeurs de tofus bios. Partisans des fausses sciences à coup d'huiles essentielles et d'activation de karma, ils se sont mis en tête de nous faire croire que l'écologie est une science alors qu'elle n'est que la généralisation d'une idéologie : celle selon laquelle le monde est intégralement lisible par le modèle systémique. Heureuse coïcidence, c'est la même hypothèse qui est à l'origine de la grammatisation du monde, c'est à dire de son identification à sa représentation par la théorie de l'information.

"L'habitat écologique" : réservé à une horde de happyfiouzes, l'habitat écolo s'oppose directement au développement humain. Comme l'explique LaRouche, ce dernier se mesure à la quantité de surface nécessaire à la survie d'une personne. Directement antinomique, l'habitat écolo projette l'humain dans une espèce de parc d'attraction néo-rousseauïste dans une forêt illusoire.

"La gestion des déchets" : ou comment transformer un problème de santé publique en problème écologique ? La gestion des déchets N'EST PAS un problème écologique mais une question politique.

"Alimentation et santé" : pareil. Des économies d'échelle substancielles pourraient être trouvées en remettant dans le giron du ministère de la santé une foule de questions aujourd'hui dévolues au ministère de l'écologie, par pure idéologie.

"La place de l'automobile" : un des tracassins de l'écologie moderne. Quand on évaluera l'ensemble des nuisances causées par la politique anti-voiture de nos édiles écolos, on risque d'avoir une surprise. La pollution automobile est largement surévaluées par démagogie, surtout en période électorale où l'on voit surgir Noël Mamère et son petit flacon de particules fines sur les plateaux de télévision.

Sous les atours riants de la verdure sortie tout droit du studio des télétubbies, ce genre de site n'est là que pour continuer d'affirmer, dans sa novlangue toxique pour l'esprit, les fausses réalités du nouveau fascisme du 21e siècle.

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Koh Lanta : trop c'est trop !

par Erasmus Tharnaby

publié dans Ecologie-Ekologio

Hier soir, c'était encore soirée Koh Lanta à la maison. J'ai beau lutter... je n'ai pas toujours le dernier mot. Déjà qu'il y a une télé à la maison. Je suis d'accord avec toi, lecteur : c'est une grave anomalie. Je travaillais à côté, comme d'habitude. Donc j'ai un peu suivi.

ekolohlantah.jpgCette fois, les tortionnaires new age de l'émission avaient décidé de faire jouer les survivants devant les yeux de leurs proches. Celui qui gagnait avait le droit de passer la nuit dans un hôtel sympa avec le proche en question. Pour l'un, c'était sa femme qu'il n'avait pas vu depuis plus d'un mois, pour l'autre c'était la maman, pour un autre, enfin, c'était le frère. Je sais, c'est bidonné ! Mais ce n'est probablement pas ce qu'il y a de pire, dans cette émission. Aussi, quand un candidat s'est écrié : "30 heures d'avion pour qu'on se voit 5 minutes, si c'est pas une preuve d'amour !", on n'y a pas cru !

Le jeu consistait à tirer des flèches dans la cible du candidat de son choix. Celui qui arrivait à 3 flèches dans sa cible était éliminé et n'avait pas la récompense ! Le quart d'heure lacrymal...

La plus belle preuve d'amour, c'était surtout de rester digne dans une situation aussi humiliante !

Du point de vue de l'idéologie écolo, Koh Lanta est une sorte de cas d'école, une métaphore, une vision prémonitoire. Les candidats doivent survivre à un univers de règles toutes plus absurdes et éliminatoires les unes que les autres. Les épreuves, inspirées des tortures japonaises, se déroulent dans un univers de féérie pour mieux mettre en scène l'abjection morale à laquelle cet univers concentrationnaire mène ces pauvres hères choisis de préférence sans beaucoup de culture.

On ne voit pas un candidat de Koh Lanta proposer les principes de Charles Fourier pour la vie en communauté. Aucun n'invoque Nietzsche pour justifier son dépassement de soi. Aucun ne se réfère à Descartes pour décrire la prison conceptuelle dans laquelle les candidats sont involontairement soumis.

Dans chaque saison de KL, on trouve une séquence Y'a bon Banania : le candidat méritant, celui qui a fait sans rechigner 300 pompes dans la bouillasse ou 10 km au pas de course sur des tessons de bouteille, a droit de rencontrer des êtres humains, des vrais. Entendez, de bons sauvages, triés sur le volet. Il y a toujours un moment où l'heureux veinard dit un truc du genre "Ils sont heureux, ils ont la vraie vie, etc." un peu comme dans l'émission de Frédéric Lopez.

Nous aussi, soumis que nous sommes aux diktats des bons sentiments écolos tout-puissants dans nos centre-villes, il ne peut en rester que de moins en moins. Tu ne roules pas à vélo malgré le règlement ? Va donc habiter plus loin !

Tu n'as pas un logement bien isolé ? Si tu es propriétaire, on te colle un diagnostic ! Comme ça, ton logement perd de sa valeur et bien fait pour ta gueule !

Car chez les écolos malthusiens, un bon candidat est un candidat mort !

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State of fear : l'étrange conversion de Michael Crichton

par Erasmus Tharnaby

publié dans Ecologie-Ekologio

Pendant mes congés, je lis des polars. J'écoute du jazz de temps en temps mais je n'ai pas trop de goût pour la musique ancienne. C'est une autre histoire.

J'ai donc lu récemment State of fear, en français Etat d'urgence de Michael Crichton (prononcer "crailletonne"). C'est un roman de 2004. L'auteur s'était fait connaître avec Jurassic Park et d'autres romans sur des sujets plus ou moins scientifiques ou d'anticipation technologique.

sid.jpgPour écrire son roman consacré au réchauffement climatique, M. Crichton a lu des publications scientifiques pendant 3 ans, ce qui lui a valu la faveur de venir témoigner devant une commission du Sénat américain sur ce sujet. Même si le roman est par définition un tissu de fiction, Etat d'urgence est fondé sur des données scientifiquement vérifiées, chaque fois indiquées en notes de bas de page, qui établissent sinon que le réchauffement planétaire est une blague, mais au moins que les données utilisées pour l'établir n'ont pas été suffisamment vérifiées et consolidées.

Il s'agit donc, pour le roman, de dénoncer indirectement, non pas un mensonge scientifique, mais plutôt une approximation hâtive issue des mondes politique, journalistique et éditorial. Vincent Courtillot ne dit pas autre chose.

Le point un peu curieux de l'affaire vient de ce que M. Crichton, après la sortie de son livre, va donner des interviews et des conférences sur le thème de la fable du réchauffement planétaire, comme dans cette video.

Mais dans l'édition actuelle, une sorte d'addendum surprend le lecteur en affirmant des positions assez contraires à l'esprit du livre.

Etonnant, non ?

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Dans la série "L'écologie nous prend pour des cons" : Smart City

par Erasmus Tharnaby

publié dans Ecologie-Ekologio

Smart City, c'est quoi ?

C'est d'abord du bizeness. Rien que du bizeness. Y a un créneau, coco ! La ville veut à tout prix devenir intelligente ? Alors prenons les gens pour des cons !

Ensuite, c'est du mensonge. Rien que du mensonge. Pour vivre heureux, il faudrait vivre transparent, c'est à dire ne plus vivre du tout. L'écologie comme idéologie du moins-vivant partout, de la mort généralisée. La ville devient un théâtre où seul n'est permis que ce qui est autorisé par le totalitarisme écolo. La mise en scène globale du bonheur incontournable, asexué, passe par la dissimulation : que personne ne s'aperçoive qu'il est déjà mort, que sa vie est déjà quantifiée, statistifiée, numérisée pour la cause des bons sentiments.

SmartCity2Les gaz à effet de serre pour hypostases du mal absolu, les ressources naturelles comme communion sous les deux espèces (eau et pétrole), la pureté pour prière, l'optimisation pour pratique, la destruction de l'espèce humaine pour seule Apocalypse, le no-man's-land pour  seul Paradis, le consentement du plus grand nombre pour seule justification tautologique, Smart City est beaucoup plus qu'un produit vert global : c'est une nouvelle religion.

Mais privatisée.

Les télé-évangélistes de ce nouvel opium du peuple, Nicolas Hulot, Yann Arthus-Bertrand, Jean-Claude Ameisen et autres Denis Cheyssoux, pratiquent l'homélie sur des médias publics sans aucune retenue. Ils font le lit de ces nouveaux opérateurs privés.

J'espère, de ma vie, ne jamais habiter dans ces Nov-lands que nous prépare Schneider et tous ses VRP payés avec nos impôts et notre temps de cerveau disponible.

Bonne année quand même !

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La Terre Promise de l'écologie

par Erasmus Tharnaby

publié dans Ecologie-Ekologio

L'écologie, je veux dire la religion écologiste, a sa Terre Promise. Une sorte de Jérusalem céleste, une cité éternelle qui résiste à l'injure du temps, qui accroît sans cesse le nombre de ses habitants et dont un million de bardes à travers le monde chante les louanges sans cesse à coup de bombardes et de gaïtas.

Cet univers à la fois mythique et réel, rêvé mais palpable, unitaire mais transcontinental, rassemblant dans la même indifférenciation unanime tous les participants à ses fêtes nocturnes, ce pays libéral et moralisateur à la fois, c'est le Celtisme.

celtisme, écologie, végétariens, néo-nazisLes Celtes, c'est quoi ? C'est un ensemble de peuples non-latins qui parlaient mais n'écrivaient pas des langues apparentées qui se retrouvent dans différents dialectes comme le breton, le gaëlique ou le galicien. Même si on a artificiellement restauré l'apprentissage d'un breton moribond dans les années 70 pour des raisons politiques, il reste que cet archipel linguistique n'a aucune commune mesure avec le bizeness pseudo-artistique, para-religieux qui en découle. Dans l'ère hyperfestive (Muray) où l'Histoire a été remplacée par la rêverie permanente en un monde "citoyen et responsable", où le quotidien s'est effacé devant le journal télévisé, où le délirium écolo permanent tient lieu de valeur morale, la seule référence historique exempte de ringardise reste cette prétendue civilisation qui ne connaissait pas l'écriture.

Le psychédélisme des années 70 nous a laissé les guirlandes de Noël clignotantes, le celtisme nous laissera le fest-noz, cette curieuse manie de se bourrer la gueule au chouchen ou au cidre en se trémoussant comme dans les films médiévaux. Inscrit au "patrimoine immatériel" de l'inanité depuis début décembre, l'hypno-Fest-noz a encore de beaux jours devant lui.

Pendant ce temps, le délire millénariste qui s'empare des fervents adeptes de sectes celtistes, pouponnières de néo-nazis végétariens, autour de Stonehenge ou de Trifouilllis-les-Oies, a réussi à se répandre sur le monde entier par le biais des médias complaisants qui ne demandaient que ça pour accroître ou tester leur influence. Avec l'air nigaud de celui qui aimerait faire croire qu'il n'y est pour rien, le journaliste va s'étonner d'une procession expiatoire, d'un envahissement moutonnier de site touristique, d'une nouvelle vague de suicide. On pourrait juste regretter que ce ne soit pas le sien si ce déballage complaisant de non-réalités devenues plus réelles que réelles ne virait au grand comique.

Comme l'écologie, personne n'y croit mais tout le monde en parle.

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Top des blogs : un sentiment d'oppression

par Erasmus Tharnaby

publié dans Ecologie-Ekologio

Consulter le top des blogs de eBuzzing permet de constater ce que nous observons facilement dans les statistiques. La fréquentation des deux blogs Ecologie Idéologie et L'Ecologie totalitaire est en hausse et même en hausse forte depuis plusieurs mois.

Entre novembre et décembre, le blog Ecologie Idéologie est passé de la 77ème à la 64ème place des blogs écolos. Mieux encore, sur l'ensemble du classement, nous sommes passé de la 10270ème place à la 8462ème place.

L'autre blog, L'Ecologie totalitaire, qui comporte assez exactement les mêmes contenus que celui-ci mais sur le site Hautetfort, est passé de la 51899ème place à la 51062ème place, mais ici il s'agit d'un blog politique, créneau très encombré. Question classement, Hautetfort se débrouille beaucoup moins bien qu'Overblog mais sur le plan de la fréquentation, l'avantage se situe nettement en faveur de Hautetfort.

Top des blogs, blog écolo, blogosphèreEn effet, que l'on se démène ou pas, un article par jour ou pas, le site Overblog plafonne à 20 visiteurs par jour avec moins de 2 pages par visite en moyenne. Le blogrank ne dépasse pas 60 tant qu'on n'a pas payé l'abonnement Premium... Par contre, du côté de Hautetfort, ça décolle avec plus de 100 visiteurs par jour avec 2 pages et demie par visite et des pointes de fréquentation certains jours pour les curieux.

Trois phénomènes attirent néanmoins notre attention : d'abord il y a assez peu de commentaires. C'est probablement dû au ton assez affirmatif de ce qu'il y est écrit. Nous passons aussi assez peu de temps à mettre des commentaires sur les autres blogs. Le milieu écolo a aussi assez peu l'habitude de débattre du bien-fondé de l'écologie.

Ensuite, la fréquentation et surtout les abonnements sont en hausse depuis que nous joignons des dessins humoristiques à nos articles.

Enfin, quand on regarde la liste de blogs dans le Top des blogs écolos de eBuzzing, l'acquiescement est général vis-à-vis de ce qui est vécu comme l'évidence. Le premier blog qui ose critiquer l'écolo-attitude est le nôtre et il est 64ème !

Vous rendez-vous compte ? Serait-il possible que, dans une catégorie de blog politique ou religieux, une thématique donnée permette de produire spontanément 63 blogs majoritaires et unanimes dans la société civile, avant de trouver un seul contradicteur ?

Dans ce classement, les 63 blogs précédents y vont tous de leur consentement avec, bien sûr, l'impression de fomenter une terrible rébellion contre l'ordre établi. Tous ces rebelles en peau de lapin (vive le développement du râble !) ne font que collaborer avec la dictature des bons sentiments et avec tous ces pauvres fonctionnaires onusiens des ONG, ces armadas de vélocipédistes à la cervelle rétrécie, ces urbanistes et climatologues inquiets pour leurs fins de mois, ces roller-istes bouffeurs de tofu bio tous militants de la Santé, de la Justice et de la Transparence.

J'ai reçu une proposition de questionnaire de la part d'une étudiante en science politique de l'Université de Montpellier. Je n'y répondrai pas directement mais je le fais un peu ici avec l'espoir de trouver le temps de brosser plus précisément le tableau de la blogosphère écolo. En attendant, je peux lui affirmer que le sentiment qui prédomine, face à cette pensée unique, unanime et universelle, c'est le sentiment d'oppression.

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Faites votre tête de cochon...

par Erasmus Tharnaby

publié dans Ecologie-Ekologio

Pendant que le PAF s'allume de 6 nouvelles chaînes supplémentaires, toutes plus nocives les unes que les autres, vous pouvez éteindre la télé et songer à tout ce que nous interdit la bonne pensée écologiste déversée par tombereaux virtuels entiers sur nos cerveaux anesthésiés.

Vous pouvez songer à vous mettre à fumer par exemple. Je veux dire : à fumer vraiment.

Tetedecochon.jpgPas avaler un paquet par jour de machins dégueulasses qui vous retapissent les poumons, détruisent le coeur, donnent le cancer et enrichissent

M. Philippe Maurice (souvenons-nous que les industriels du tabac ont participé à la fondation du WWF). Mais plutôt retrouver la légère ivresse qui s'empare du cerveau de celui qui ne fume qu'une fois par semaine un bon cigare de Havane, surtout après le repas derrière un verre de schnaps. Pour moi, fumer c'est ça. C'est pas obligé et c'est agréable.

Un bon José Cuervas, même gros, ce n'est pas cher du tout. Beaucoup moins qu'un seul paquet de clopes. Au lieu de 20 tiges subies dans le froid en bas de l'immeuble ou sur le balcon, pourquoi ne pas préférer un seul bon cigare appellation contrôlée ? Au moins, dans les Havanes, ils ne mettent pas d'ammoniac censé accroître l'accoutumance à la nicotine. Si vous avez un doute sur le risque, vous pouvez aussi fumer la pipe : les bons fumeurs de pipe n'avalent pas la fumée.

Evitons aussi la fumette pour jeunes zivas décérébrés ou pour bobos et autres ados attardés. C'est prescrit par les écolos : ça devrait suffire à les rendre suspects, mais on doit pouvoir ajouter que ça finance la mafia et ses trafics en tous genres, ça ne gangrène pas que les cerveaux mais aussi les structures sociales par la corruption. Ne demandez pas aux zivas de réfléchir à cela. Le mot réfléchir n'est pas dans leur vocabulaire.

Autre possibilité de contrevenir aux prescriptions de plus en plus pressantes de l'écolocratie : vous pouvez songer à manger de la viande ! Je veux dire : manger de la viande sans complexe.

Il y a la volaille mais aussi le lapin, le chevreau, le boeuf bien sûr, mais il y a aussi les bas-morceaux, le plat de côte, les pieds, les rognons blancs (les couilles), la tétine, des abats pas forcément chers et qu'on ferait bien de redécouvrir. D'autres vous ont lancé ce message avant moi et avec beaucoup plus de talent, comme le brillant Jean-Pierre Coffe avant qu'il ne sombre corps et biens, succombant aux sirènes du brouzouf facile de la mal-bouffe qu'il avait passé sa vie à combattre.

Il y a par exemple la hure de cochon, que j'achète demi-sel chez mon charcutier. C'est d'une simplicité extrême. Tout simplement dans un bouillon pendant deux heures, avec un oignon piqué de clous de girofle. Vous pouvez y ajouter une petite langue de porc ou des oreilles. Avez-vous déjà goûté aux oreilles de cochon ? C'est un vrai délice.

Le bouillon est réutilisable, bien entendu, après dégraissage.

Et dire que les écolos voudraient que nous nous en passions ! Contre les têtes de cons, faisons de la tête de cochon !

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Ekolo[geek] : éduquons ! éduquons !

par Erasmus Tharnaby

publié dans Ecologie-Ekologio

Le surf sur les blogs écolos est toujours un moment de gourmandise. On tape "blog écolo" sur Google et c'est une source inépuisable de conneries toutes plus amusantes les unes que les autres. J'en fait part aux blogueurs de temps en temps. C'est vrai que les lecteurs de Philippe Muray ont un petit avantage au départ.

Là, je suis tombé sur une perle : ça s'appelle Ekolo[geek].com. On dirait du Muray dans le texte.

Déjà, on sent que l'orthographe n'est plus un problème. Ami dyslexique, tu as trouvé un havre de paix intellectuelle : les tauliers ont oublié leur Bescherelle. De toutes les façons, vu l'état de la planète, tu n'en auras bientôt plus besoin.

Camarade bonobo, tu trouveras ici de quoi étancher ta soif de connaissance. Les articles sont profonds, documentés, utiles. Ils vont dans le sens d'une sensibilisation des masses en direction du "changement". Car dans l'Île aux Enfants, le changement, c'est tout le temps.

C'est un blog très fréquenté : 34 visiteurs maxi pour un site qui tourne depuis 2008. Il faut dire que le nombre de blogs qui s'aventurent à sensibiliser le public sur la nécessité de fermer son robinet pendant qu'on se lave les dents atteint des valeurs astronomiques. Ils sont des millions à vouloir nous faire planter des arbres, chier dans la sciure, chanter des chansons cons sur la planète, arrêter la viande et manger du tofu bio. Ils sont des millions à répéter le blabla tout fait qui se répand comme un mauvais virus dans chaque journal de 20h, dans chaque documentaire animalier, dans chaque chronique. Donc forcément, il y a de la concurrence.

geek.jpgAvant de découvrir un jour peut-être leur inutilité, ces rastacouères élevés au purin d'ortie vont encore, à leur tour, nous infliger de laborieux pensums sur la meilleure façon d'épater ses amis tout en se régalant, ou sur l'extinction des feux façon Delphine Batho, celle qui n'a pas la lumière à tous les étages. Sur le plan du décervelage, le site est assez complet : il innove ainsi dans l'accumulation systématique de conneries, empilées patiemment sur des posts illisibles, écrits avec les pieds ou mieux, dessinés en rose et vert, morve et rouge à lèvre. C'est festiviste en diable : on souhaite qu'il n'y ait pas de limite à cet esprit de non-invention et on se prend à espérer que le serveur en étouffe.

Conformément à l'esprit hyperfestif, où la fête permanente prend la place du réel, ces rebelles bien intentionnés, ces conformistes du renoncement organisent des rencontres, des activités. Comme il y a de la concurrence sur ce créneau très emprunté du réchauffement du taux de connerie planétaire, les participants ne sont pas nombreux mais c'est la qualité qui compte, on en a la preuve sous les yeux.

Faites donc un petit tour sur ce site réjouissant : c'est un bonheur qui risque de durer puisque comme vous le savez, l'ère festiviste n'a pas de fin.

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