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Articles avec france-francio

Censure du Conseil Constitutionnel : l'écologie contre la République

par Erasmus Tharnaby

publié dans France-Francio

On connaît les principaux ingrédients de l'écologie politique : les bons sentiments, le mensonge scientifique et le flicage généralisé. Il faut aussi ajouter une pincée de darwinisme social et une bonne dose d'inéluctable pour lier le tout.

lapinrusse.jpgLe Conseil Constitutionnel vient, une nouvelle fois, de censurer le gouvernement sur un projet de loi destiné à fliquer et pénaliser nos consommations d'énergie domestique. Le texte avait déjà fait, l'automne dernier, l'unanimité contre lui. UMP et Front de Gauche s'étaient alliés contre la modulation des tarifs de l'énergie, instaurant une inégalité de fait entre les citoyens.

Le Conseil Constitutionnel condamne surtout le fait que la loi s'attaque uniquement aux bâtiments occupés par des particuliers dotés d'un système de chauffage individuel : qu'un même logement soit occupé par des bureaux ou chauffé par un système collectif met l'occupant à l'abri de toute application du malus-malus.

Le rapporteur de la loi se félicite que les sages n'aient pas retoqué le principe même du bonus-malus. Il a raison, c'est effectivement très inquiétant : cela signifie qu'au plus haut niveau de l'Etat, l'idéologie écologiste qui promeut la survie des riches et complique celle des pauvres a contaminé les cerveaux.

La loi de transition énergétique, censée transformer notre Nation en Île aux Enfants énergétique, avec des petits lapins qui vont courir sur des champs de paquerettes, cette loi va définitivement etouffer la France sous les oreillers des bons sentiments et la reléguer au rang des nations en voie de développement. La pénurie va devenir notre quotidien et la pauvreté ne peut que s'étendre tant la production de richesse est entravée.

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Des tornades de bons sentiments, des rafales de mensonges

par Erasmus Tharnaby

publié dans France-Francio

Pendant que le gouvernement réfléchit à une nouvelle bordée de mesures policières pour transformer en Palais de Cristal un bocal d'eau croupie où flottent quelques poissons morts, les bons sentiments nous arrivent en pagaille. L'affaire Cahuzac est devenue le mètre-étalon des scandales de blanchiment depuis les révélations blanches comme neige d'Offshoreleaks. Chacun y va de son pleurnichement, de son petit sanglot pour nous faire admettre l'inadmissible. Il ne faut plus dire que l'on est contre le mariage homosexuel sous peine d'être accusé d'inciter à la bastonnade homophobe.

A ce titre, on devrait interdire le discours écolo qui incite une poignée de gosses de riches à s'affronter avec les forces de l'ordre sur le futur tarmac de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. On devrait aussi mettre un terme au discours de ceux qui tentent de résister au harcèlement des journalistes ou des caméramen puisque ça a mené Valérie Trieweiler à en venir aux mains avec un caméraman insistant. On devrait aussi interdire le football puisque ça incite les gens à faire le salut nazi dans les gradins... etc. etc.

Si des gens se comportent comme des dégénérés consanguins avec leurs semblables, c'est un crime. Mais depuis que le débat existe entre êtres humains, il y aura toujours des abrutis pour s'en servir de prétexte pour justifier leur haine et leurs exactions. Et depuis toujours, les victimes de ces voies de faits sont mises en tête de gondole pour court-circuiter le débat. A ce jour, parmi les arguments avancés par les opposants, je n'en ai entendu aucun qui soit discuté dans le fond par les partisans du mariage homosexuel. Comme pour la construction européenne, on ne discute pas une évidence : on en rajoute. Ce sujet n'a pas fini d'être clivant s'il ressemble si souvent à un dialogue de sourds. Faut-il s'étonner qu'il prenne les allures d'une aubaine pour hooligans dégénérés ?

12443975-verre-de-whisky-avec-des-glacons-vecteur-pour-diff.jpgEt puis je tombe sur cet article, décidément typique du déluge de bons sentiments qui assiège nos sens chaque jour : il s'intitule "Impuissantes face au réchauffement global, les îles du Pacifique s'adaptent". Il est commis par l'AFP.

On sait, depuis un bon moment que les îles du pacifique, en particulier Vanuatu, ont été victimes d'une véritable prise en otage médiatique par l'ONU en 2004. Les grands prêtres de la bonne pensée ont décerné le titre de "réfugiés climatiques" à ces populations qui n'avaient rien demandé. Une étude de 2011 montre que depuis plusieurs décennies, le niveau du pacifique n'a pas monté mais c'est plutôt le plancher marin qui est sujet à des variations de hauteur du fait de l'activité tellurique.

Comme il faut répéter cent fois un mensonge pour qu'il devienne une vérité, on trouve ainsi cet article de l'AFP entrelardé d'artifices d'écriture pour promouvoir par la rhétorique la thèse du recouvrement des îles par l'eau, comme si, dans l'Océan Pacifique, ces îles avaient attendu le pseudo-réchauffement climatique pour être, parfois recouvertes par les eaux. N'est-ce pas simplement une façon de demander des sous, de l'aide matérielle, que sais-je ? Dans les terres lointaines, où tout est différent, il peut être tentant de faire larmoyer la capitale pour obtenir un petit rab de subsides.

Pourtant, l'IRD est formel : les îlots s'affaissent d'un cm par an pour des raisons géologiques qui n'ont rien à voir avec l'imprudente thèse de la montée des eaux.

C'est pourquoi on trouve aujourd'hui des articles qui nous expliquent que la théorie de la fonte des glaces et de la montée des eaux est fausse puisqu'un glaçon qui fond ne fait pas monter le niveau de l'eau dans un verre.

C'est ça la science ! Un glaçon dans un verre d'eau et le tour est joué !

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Journalisme et chasse aux sorcières...

par Erasmus Tharnaby

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La meute est lâchée... Je ne vais pas défendre Marine Le Pen mais si c'est avec ce genre de bidule médiatique comme l'histoire de Philippe Péninque, qu'on s'imagine l'atteindre, elle n'a hélas que peu de soucis à se faire ! Les journalistes font la chasse au scoop, certes, mais il ne faut jamais oublier que ce n'est pas par souci de moralité : le scoop, c'est d'abord et avant tout de l'argent qui rentre. C'est aussi de la notoriété, c'est à dire de l'argent qui pourrait bien rentrer.

chomage, Cahuzac, Le Pen, CaïmanPour quelques sacro-saintes valeurs, quelques bons billets de banque, les médias nous font le coup de la vierge effarouchée et pistent le compte off-shore comme on cherche un bon filon à la bourse. La droite joue sa partition et hurle avec les loups pour faire oublier que Sarko devient le chouchou du taulier du Palais de Justice. Et Copé de demander un remaniement ou je ne sais quel génie du droit constitutionnel demander la dissolution de l'Assemblée Nationale. Et pourquoi pas la démission de Michel Drucker, tant qu'on y est ? L'extrême-droite n'en demandait pas plus pour continuer dans le "Tous pourri !" et s'imaginer cueillir le fruit quand il sera mûr. Nous souhaitons beaucoup de courage à ses électeurs, en particulier avec leur conscience. D'où cette enflure médiatique qui n'a rien de commun avec une affaire d'Etat.

Maintenant, on fait semblant de découvrir que le trésorier de campagne de Hollande a une société aux Caïmans ? Ensuite, on va faire semblant de s'indigner, de condamner, etc. en oubliant que pendant dix ans, la droite a pillé les caisses de l'Etat en toute impunité au profit des proches du Fouquet's. Ce gouvernement tente de remédier à la situation catastrophique que nous a laissé Sarkozy et tous ses amis en négligeant de moderniser quoique ce soit, en laissant faire la désindustrialisation, en ne pratiquant la réforme que si elle était électoraliste et dogmatique.

La meute ferait bien de se souvenir de ses anciens enthousiasmes pour le "Travailler plus pour gagner plus !" qui a fait prendre le bouillon à la France pour longtemps et de faire preuve de davantage de prudence. Elle pourrait aussi se souvenir que les Français ne lui donnent pas toujours raison.

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Affaire Cahuzac : tempête dans l'Île aux enfants

par Erasmus Tharnaby

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Il faut entendre les médias de la bonne pensée au sujet de l'affaire Cahuzac. Sur France Inter, Pascale Clark prend les airs gourmands d'un chat devant une souris, alternant minauderies et coups de patte devant Christian Jacob, représentant le groupe UMP à l'Assemblée nationale. Les expressions imagées fleurissent, les métaphores hardies, les indignations forcément légitimes... Le sentiment républicain se mange en tartine, ce matin.

dusnob.jpgHélas, si les journalistes, Médiapart en tête, se gargarisent du mot "mensonge", glougloutent et font de la ligne sur assez peu d'info, finalement, ils continuent de passer sous silence un scandale beaucoup plus insidieux et ravageur pour la santé de notre République.

Vous l'avez compris, le mensonge écologiste n'occupe pas les médias dans le même sens : devenu religion d'Etat dans une nation laïque, il continue de distiller la pensée malthusienne et la haine de l'humain à travers les institutions. Le mensonge d'Etat du réchauffement planétaire, le non-respect de la neutralité politique dans les manuels scolaires, la sacralisation de notions contestables comme la bio-diversité, tout cela reste un scandale beaucoup plus profond qu'un ministre affairiste qui planque quelques brouzoufs. Les bons sentiments mènent aux extrêmes, pas la fraude fiscale ! En l'occurence, l'écologie reste une doxa d'extrême droite déguisée et ce n'est pas la partie la plus attirante du programme du Front de Gauche.

Alors n'écoutons plus les grands prêtres de Saint Casimir venir jouer les Julie, les François pour conspuer les Monsieur Dusnob de la Terre. Avec quels airs faux-cul les bouilleurs de la grande marmite médiatique prennent en otage les petits habitants de l'Île aux enfants que nous sommes.

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Au lapin qui fume...

par Erasmus Tharnaby

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C'est une histoire vraie, que m'a racontée ma boulangère.

A l'approche de Pâques, une boulangerie située à proximité d'un établissement scolaire a mis dans sa vitrine un petit lapin. En France, l'association entre les fêtes pascales et le lapin n'est pas aussi évidente qu'en Allemagne mais voilà, c'est ainsi. Le lapin était placé dans une boîte comme on en fait pour ce genre d'animal. J'ai connu un lapin, dans une famille chez qui nous sommes allés en novembre dernier, qui avait moins de place dans sa cage que ce lapin-là et qui ne s'en plaignait pas.

moutarde.jpgMais voilà que les enfants de l'école d'à-côté s'y mettent  de leurs protestations : selon ces chérubins, appuyés par leurs parents bien sûr, il est inique d'utiliser ce lapin à des fins commerciales. D'après ces joyeux penseurs de la cause animale, le cuniculus était maltraité, n'avait pas assez à manger, etc. Je n'ai pas pu vérifier ces affirmations mais j'ai pu constater que la boulangère a fait papatte arrière : le lapin a disparu et la cage est vide.

Peut-être aurait-il fallu lui promettre un salaire ? un supplément de carottes ? du foin propre deux fois par jour ? Dans une boulangerie, ce ne sont pourtant pas les vieux croûtons qui manquent.

Les enfants ont même fait circuler une pétition où l'on peut voir la signature de certains de leurs enseignants... Ces détenteurs du savoir républicain ont-ils tant d'ânes dans leurs classes qu'ils ne savent plus faire la différence entre un être doué de parole et un pompon à grandes oreille désespérément muet ?

Comme la folie pétitionnaire et démago-gnangnan est une maladie contagieuse, voilà qu'un député PS propose d'interdire aux parents de fumer dans leurs voitures. Pour l'instant, comme toute tendance dictatoriale durable s'appuie sur de bonnes intentions et de bons sentiments, le chantage s'effectue autour des enfants.

J'entends d'ici L'Hérétique me dire que je penche du côté sombre de la force...

Mais ici, le passage par la loi (inapplicable) en direction des gens normaux se justifie par le manque de crédits destinés à la prévention, aux spots publicitaires et surtout par l'absence de mesures appliquées directement aux cigaretiers qui continuent d'utiliser les méthodes les plus contestables pour rendre les gens dépendants à leurs produits, comme l'utilisation de l'ammoniac. Alors que l'Europe impose des mesures drastiques sur la courbure des concombres, les cigarettes continuent d'être fabriquées en toute impunité dans une intention vénale et crapuleuse.

En ce qui me concerne (je l'ai déjà expliqué ici), je fume depuis environ 25 ans mais je n'ai jamais été dépendant. Absolument jamais. Je ne fume pas pendant des périodes de plusieurs jours à plusieurs semaines sans difficulté. Je fume peu, certes, mais fumer reste pour moi une activité à part entière. Je ne fume pas sans y penser, en faisant autre chose. C'est un moment particulier qui ne peut se reproduire indifféremment au long de la journée. Et surtout, je n'ai jamais fumé de cigarette. Je fume la pipe, le cigare ou des roulées mais jamais de cigarettes du commerce. Je fume toujours du tabac de bonne qualité, du havane, des tabacs aromatiques, du Davidoff, José Piedras ou des tabacs danois assez difficiles à trouver. J'associe presque systématiquement l'usage du tabac à l'ingestion d'alcools forts (je peux aussi me passer d'alcool pendant de longues périodes) et la pratique des relations sociales.

Le flicage intensif autour du tabac est surtout le résultat de la politique insensée menée par les cigaretiers depuis cinquante ans pour amasser les dollars sans scrupules sur le dos de la santé des gens. Si une telle politique avait été correctement combattue à l'issue de la Seconde guerre mondiale (Philip Morris), la santé publique et ses difficultés ne seraient pas celles que l'on connaît aujourd'hui. On peut, avec à propos, se rappeler le rôle joué par certaines grandes fortunes faites avec la cigarette dans l'émergence du mouvement écologiste dans les années 60.

Le lapin, notre héritier dans l'ordre moral nouveau que ce nouvel âge totalitaire est en train de nous construire à coup de bons sentiments, doit se retourner dans son clapier : que n'a-t-il, lui, un gentil Philippe Maurice qui lui donnerait de gentils échantillons de tabac pour qu'il s'intoxique gentiment à son tour comme il se doit ? Ou même, pour être plus branché, des plans de cannabis thérapeutique à grignoter pour se guérir de la disgrâce de n'être pas né humain ?

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Pesticides dans l'eau : l'écologie est source de confusion

par Erasmus Tharnaby

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Il suffit d'un article sur des traces de pesticides dans les eaux minérales et de source dans 60 Millions de Consommateurs pour que le buzz s'envole sur un non-sujet. Ce n'est pas pour minimiser l'existence du problème mais le lecteur constatera que de nombreux sites s'étonne à haute voix de la pertinence de l'enquête. On sait la réticence des associations de consommateurs vis-à-vis de l'eau en bouteille. Etait-ce un coup d'anti-pub ?

Depardieu4.jpgIl n'en fallait pas plus pour que des sites écolos bien pensants ou pollués à l'idéologie malthusienne se mettent à gloser à l'envi pour nous faire haïr une fois de plus nos semblables et le monde qu'ils nous ont fait.

Avec à leur tête Planète Info, l'inénarrable site écolo commercial.

Ensuite viennent tous les sites qui font des affaires avec les mamans au foyer : Allobébé, InfoMaman, etc.

Pour le site 5 minutes à tuer, ce serait un nouveau scandale dans notre alimentation... Vraiment n'importe quoi !

L'écologie joue, ici, un rôle très étrange. Les commentaires s'y réfèrent très souvent. Sans qu'on puisse vraiment cerner pour quelle raison, l'écologie est invoquée aussi bien en ce qui concerne notre alimentation qu'en ce qui concerne la santé des consommateurs.

Elle transforme en valeur d'opinion ce qui relève de la santé publique. Elle change en pathos ce qui peut se réduire à une valeur sur un instrument de mesure. Du même coup, elle dissimule le socle idéologique et utilitariste de la République derrière un paravent orné d'une métaphysique douteuse.

Produire une eau saine pour le consommateur devient une question planétaire perdue dans un cloud idéologique impalpable au lieu de rester simplement une nécessité et un devoir de morale publique.

C'est pareil quand on éteint la lumière ou que l'on ferme le robinet : l'écologie nous verse en prime un cadeau Bonux idéologique ("C'est bon pour la planète !") au lieu de s'en tenir à nous rappeler qu'économiser les fluides, c'est d'abord économiser de l'argent et surtout éviter que quelque chose ne soit consommé pour rien.

La morale utilitariste plutôt que la religion écolo.

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L'écologie en voie de disparition ?

par Erasmus Tharnaby

publié dans France-Francio

Pour faire ma chronique, je fais comme tout le monde : quand mon actualité personnelle ne m'apporte pas un sujet sur un plateau, je tape Google actualités sur mon clavier et je cherche les thèmes qui peuvent retenir mon attention. Plus les jours passent, et plus je suis obligé de constater la raréfaction des sujets ayant trait à l'écologie et à l'environnement.

pere-et-fils-sur-la-plage-de-sable-blanc-tropical.jpgPeut-être faudra-t-il leur envoyer un petit panda pour les secourir et faire monter le niveau, car en fin de compte, ces derniers temps, mon blog un peu de mal à trouver des sujets bien écolos comme on les aime pour se faire les dents.

Si je tape Environnement sur Google actualités, je trouve 297 000 résultats. De la petite bière face à Football qui recueille 625 000 000 de réponses ! Avec le mot Ecologie, ce sont 29 000 articles qui apparaissent. Ridicule.

Ridicule et plutôt réconfortant...

Mais ça n'empêche pas Corinne Lepage de lancer son Rassemblement citoyen en Midi-Pyrénées, un groupuscule dont la seule vocation est d'être ensuite dévoré par ceux qui l'ont fait naître, Cap21 en tête. C'est La Dépêche qui nous l'apprend à l'occasion d'un des innombrables retournements de veste qui font le bonheur des commentateurs du mouvement écolo en France. La fermeté idéologique de ses membres n'a de cesse de nous surprendre. Aujourd'hui, c'est Elizabeth Belaubre, une figure de EELV, qui change de camp. Un tremblement de terre dans le paysage politique... Régis Godec, responsable du mouvement EELV dans la région confesse qu'il "n'y voit pas très clair." On peut le rassurer : ce n'est pas très grave.

Madame Lepage fait le constat que la politique ne se fait plus dans les partis, ce qui n'est pas faux. La politique se fait aussi dans les blogs et nous y prenons notre part. Mais elle se fait aussi sur le terrain et là, il reste encore beaucoup à faire pour dénoncer tous ces tartuffes, comme le malheureux écolo-malthusien Stéphane Foucart, promoteur imprudent d'un pseudo-scientifique paranoïaque dont toutes les prédictions alarmistes se sont avérées de pitoyables fadaises, un certain Paul Ehrlich.

C'est pourquoi l'avocate Lepage cherche à s'appuyer sur une base populaire pour fonder son action. Le principe "bottom-up", c'est à dire du bas vers le haut. On préférerait que tout cela se limite au "bottom" et reste au ras des paquerettes. On y travaille.

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Lait de soja : un océan de bonnes intentions...

par Erasmus Tharnaby

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L'Agence Nationale de Sécurité Alimentaire vient de publier un avis au sujet des laits maternels de substitution à partir de soja, d'amandes, de chataîgnes ou de poudre de perlinpinpin. Cet avis indique que "ces boissons de consommation courante ne permettent pas de couvrir intégralement les besoins nutritionnels spécifiques des nourrissons." Ainsi, plusieurs cas de carences graves ont été signalés à cette agence qui a estimé la situation suffisament préoccupante pour enquêter de son propre chef.

vache.jpegAu-delà de la question de l'intolérance documentée de certains bébés au lait de vache, des mamans pleines de bonnes intentions alternatives ont, de leur propre initiative, choisi de stopper les laits maternisés pour passer à des laits c'est-bon-pour-la-planètisés. Mal leur en a pris.

Il y a quelques années, mon généraliste m'indiquait que si je faisais 6 angines par hivers, c'est sûrement parce que je mangeais trop de produits laitiers à base de lait de vache. C'était juste parce que je travaillais jusque tard chaque soir dans une cave pas chauffée où il faisait invariablement 12 degrés à la saison froide. C'était la mode : deux ou trois mandarins avaient dû se laisser convaincre moyennant finance qu'il fallait lancer une mode anti-lait de vache pour favoriser le lancement des produits dits "alternatifs"...

La rubrique alicaments, ces aliments commercialisés par de grands groupes comme Danone ou Nestlé à grands renforts de lancements médiatiques, cette rubrique donc n'a pas fini de nous nourrir en scandales diététiques. Entre les omégas 3, les graines germées ou le régime Ducon, le grand public n'a pas fini de découvrir des supercheries.

Mais celles-ci ont un point commun : les bons sentiments et surtout les bons sentiments écolos. Comme pour les familles qui refusent, pour des raisons essentiellement doctrinales et idéologiques, de vacciner leurs enfants, mettant du même coup en danger les enfants des autres : récemment, une alerte a été publiée quant à la rougeole dont la réapparition, en France en août dernier, a incité l'INVS, la veile sanitaire en France, à publier un avertissement.

Comme quoi, les bons sentiments tuent aussi.

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Dans le cochon, tout est bon !

par Erasmus Tharnaby

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L'avantage d'une vie étroitement liée à l'actualité, c'est que tout peut faire vendre. David Beckham en sait quelque chose, lui dont chaque soupir sur le banc de touche se change en brouillard doré. Sur ce blog, quand je colle un peu trop à l'actualité, Monsieur Overblog en profite pour faire de l'argent sur mon dos en collant quelques bandeaux publicitaires en haut de la page.

C'est pareil pour cette femme qui s'est trouvée le bon goût de faire des galipettes avec une star du genre, avec un gars dont les va-et-vients ont fait le tour de la planète, un champion de la bête-à-deux-dos médiatique, un crack du crac-crac photogénique, menottes aux poignets, barbe de deux jours pour les paparazzi, voyages en (côte) première, avocats en sautoir, jet set, pognon... pognon... pognon...

C'était tentant.

Alors, elle a dû lui sauter sur la couenne, j'imagine, avant de lui secouer le gras. Mais surtout, bien désalée, après s'être fait agiter la terrine, labourer l'échine, après avoir tâté de la saucisse, elle s'est dit qu'il restait un peu de viande sur l'os et qu'il ne fallait pas la laisser perdre.

Alors, elle en a fait du pâté. Oh, pas tout un fromage (de tête) ! Non, juste un petit morceau à croquer sur le pouce, entre deux stations de métro. L'autre ne l'a pas entendu de cette oreille confite. Ça lui est resté en travers... Il a voulu y mettre son museau : qu'on ne le prenne pas pour un demi-sel, un caquot ! Elle a cru qu'elle allait le rouler dans la panelure ? aux petits oignons ? Et hop, tribunaux, référés, jugement rapido avec encart dans les journaux. Tiens, voilà du boudin !

Quelle dégelée !

 

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Hôpitaux publics et écologie : la diagonale du loup

par Erasmus Tharnaby

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Pendant que le Comité National Loup cherche désespérément une solution pour résoudre le problème du loup que les écologistes et autres ravis de la crèche ont créé de toute pièce, les mères de France cherchent à accoucher dans des conditions convenables.

Après avoir supprimé des lits et des lits d'hôpitaux tout en maintenant le ver privé dans le fruit public, le ministère de la santé se retrouve face à un problème de sécurité.

lupo4.jpgFinalement, pour les partisans du loup et les benoîts de l'écologie profonde, ceux qui vont se ressourcer en allant embrasser les arbres et les rochers dans la forêt à l'aube en période d'équinoxe, c'est un peu le même problème que pour les comptables qui ont pris possession de la Santé Publique : éliminer l'humain.

Rien n'est assez beau pour cela : si l'on s'imagine que les dysfonctionnement financiers et les gabegies ont cessé chez les blouses blanches, on se trompe de niveau car ce sont les petits qui trinquent, là aussi. Petits personnels mais aussi petits hôpitaux de province où la T2A sert de levier pour déboulonner la maternité, puis le bloc, puis la consultation jusqu'à ce qu'il ne reste rien.

Rien n'est assez beau pour le loup : de belles brebis bien nourries et des zones de nuisance toujours plus étendues. 1500 attaques en 2011.

Et des sous ! Des sous pour se tirer une balle dans le pied : c'est la fameuse Convention de Berne (la bien nommée) qui nous oblige a signer des plans de protection de la faune néo-sauvage, des investissements pour la fictive bio-diversité, de coûteux comités de surveillance pour étudier les coûteux comptages de la gélinotte mordorée ou du glapapix à queue rouge dans le massif du Haut-Trou-de-Balle.

1,5 millions d'euros : c'est ce qu'ont touché en subvention les éleveurs victimes du loup. Cette somme est, à leurs yeux, très insuffisante. On peut imaginer la tête d'un éleveur recevant, en échange de SON troupeau exterminé, en échange du fruit abîmé de son travail quotidien, un simple chèque. C'est le prix du loup, véritable danseuse écologiste d'une boboïtude en quête de garanties à donner, un boboïsme avide de repères nihilistes, une boboïté toujours plus affirmée dans une fuite en avant interminable, apocalyptique vers l'idéal néo-rousseauïste de l'équilibre naturel et du bon sauvage.

Le bon sauvage, ou plutôt la bonne sauvage, celle qui rentre chez elle avec un coup de pied au cul pour accoucher à la maison en coupant le cordon avec ses dents, cette bonne sauvage-là, c'est aussi un peu le rêve des comptables du Koh-Lanta hospitalier qu'ils sont en train de nous fabriquer. Il faut les arrêter, il en est encore temps, bien sûr.

Tout comme il faut éradiquer sans délai cette faune dangereuse et ovivore qui est à la biodiversité ce que le comptable est au capitaliste : un instrument de domination.

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