Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Articles avec monde-mondo

Tintin dans l'Île aux Enfants

par Erasmus Tharnaby

publié dans Monde-Mondo

Les otages sont revenus du Cameroun et avec eux la bonne pensée médiatique.

Ils étaient partis faire du tourisme mais sont devenus d'un seul coup plus réels sous la forme d'otages, dans une région proche de zones où quelques bandes d'abrutis déguisés en religieux cherchent à rappeler leur présence au reste du monde. Pendant deux mois, on n'avait plus entendu parler d'eux. Ils n'étaient même pas sur la liste des français retenus en otage que Pujadas nous rappelle avec ferveur tous les mercredis soirs. Deux mois durant, ils avaient disparus des écrans et nous avions l'impression que des négociations étaient en cours, qu'il fallait maintenir leur anonymat ou je ne sais quelle autre bilevesée. En réalité, ils avaient disparus de nos écrans parce qu'ils étaient devenus REELS.

Ils nous rappelaient d'un seul coup que le Parc de Waza, sur un territoire grand comme le département de l'Essone, abrite une réserve gérée par deux organisations policières, l'UNESCO et le World Monitoring Conservation Center, et par le gouvernement camerounais pour maintenir la très sainte bio-diversité. En clair : une annexe de l'Île aux Enfants. Sur ce territoire merveilleux, le bobo, qu'il soit usager du parc ou spectateur de la chaîne Planète, était censé oublier sa condition réelle pour ne se concentrer que sur celle de Gentil Touriste. Aujourd'hui, gloubi-boulga pour tout le monde...

Le Cameroun, miné par une corruption endémique, lorgné avec appétit par la Chine, est la cible du groupe anti-occidental Boko Haram. Cette secte islamiste fondée en 2002 par un illuminé agressif du nom de Mohamed Youssouf est représentative ce que l'Afrique peut produire aujourd'hui comme ressentiment à l'égard de l'Occident colonisateur. Après la décolonisation, le pillage impérialiste s'est maintenu, laissant les populations dans une misère noire, aux mains de dictateurs aussi corrompus qu'étrangers à la notion de gouvernance démocratique. Il arrive que des citoyens chinois soient retenus en otage, comme au Soudan où certains ont été exécutés. Mais au Nord-Cameroun, la cible est explicitement occidentale.

Mais voilà. Tout est rentré dans l'ordre. Les otages vont pouvoir oublier, et nous avec, ce bref moment de réel qui peut nous avoir distrait du circus médiatique ambiant : Claudé Guéant insultant la justice ou l'impossible existence d'opposants au mariage homosexuel. Retour dans l'Île aux Enfants.

Tintin dans l'Île aux Enfants

Voir les commentaires

Femen et blagues Carambar : une petite chélation ?

par Erasmus Tharnaby

publié dans Monde-Mondo

Le mouvement Femen gagne le monde, lentement mais sûrement. Pendant que la moitié de l'humanité ferraille contre l'autre les seins toujours à l'air et les bras toujours levés (les nichons ont l'air moins tombants de cette façon), la société Cadbury se fait un petit coup de pub en annonçant l'arrêt des blagues Carambar dans les carambars. On attend l'annonce d'un comité de mobilisation pour la défense des blagues Carambar et le communiqué officiel de son président.

femenPendant ce temps, je découvre la chélation. Non. Pas avec un f et deux l, comme le pense le lecteur pas drôle.

La chélation officiellement, c'est un processus chimique qui permet entre autres d'emprisonner des métaux lourds dans des molécules inertes et de les éliminer. Il n'en faut pas plus pour titiller la fibre purificatrice de nos amis les écolos.

La chélation, et surtout son corollaire écolo, la chélation naturelle sont de redoutables sources de bonne pensée écolo. L'amie Fofie, femme-enfant qui tient un blog de médecine perlinpinpin intitulé Et si on changeait le monde, nous apprend que la chélation a guéri son mari qui avait mal aux globules. D'ailleurs, l'ensemble de son blog est constitué de ses expériences en la matière.

Il me revient une histoire dans Trois hommes et un bateau de Jérôme K. Jérôme, humoriste anglais du début du 20 siècle : le narrateur feuillète un dictionnaire médical et se sent atteint de toutes les maladies qu'il y trouve : "Cholera I had, with severe complications; and diphtheria I seemed to have been born with. I plodded conscientiously through the twenty-six letters, and the only malady I could conclude I had not got was housemaid’s knee. I felt rather hurt about this at first; it seemed somehow to be a sort of slight. Why hadn’t I got housemaid’s knee ?"

Et en effet, il semble au lecteur du blog de la Fofie, qui ferait mieux de se faire remettre les dents de devant plutôt que de se faire remplacer ses plombages, que la famille dont il lit le quotidien doit vivre un enfer médical permanent alternant avec des phases de lumineuse rédemption. La chirurgie du canal carpien, les vertiges paroxystiques, la mycose vaginale, les méfaits des soutiens-gorges (on se disait, justement... pour les femen...), la fibromyalgie, etc. il n'y a pas d'affection que cette marathonienne de la graine de courge n'ait essayé. Nous pouvons lui rendre un bel hommage.

La chélation occupe, évidemment, une place de choix dans tout ce bric à brac pseudomédical. Je veux dire, la chélation naturelle, bien sûr... On est prié de le croire.

Alors pendant que les femen enlèveront leur soutif pour essayer les nouvelles médecines douces, nous pouvons proposer à Cadbury de remplacer les blagues Carambar par des remèdes inspirés de chez Fofie (elle avait un Carambar  coincé dans la bouche quand elle a choisi son nom de blog...), du genre "Contre les pieds qui puent, le bicarbonate de soude" (vous vous souvenez, Stink foot de Frank Zappa : "Fido, Fido, bring the slippers... ouaf ouaf ouaf !") ou "Soignez votre petite vérole naturellement avec de l'extrait de badagoince mordorée cueillie à la pleine Lune."

On est prié d'y croire...

Voir les commentaires

Fukushima et la bio-diversité politique

par Erasmus Tharnaby

publié dans Monde-Mondo

Désormais, et ce sera pareil tous les ans, nous aurons l'anniversaire de Fukushima tous les 11 mars, orchestré par les écologistes. Histoire de nous rappeler qu'ils existent, ces petits dictateurs des bons sentiments forment de longues chaînes de l'espoir, d'interminables ribambelles promotionnelles de la bêtise humaine, d'innombrables festivals de l'évidence qui font les ouvertures des 20h, quand Pujadas oublie parfois de nous rappeler qu'il neige en hiver...

logo-generation-web.pngCes liquidateurs du bon sens, ces exterminateurs de l'intelligence humaine, ces promoteurs du mensonge organisé que sont les écologistes passent alors à l'action et prennent en otage les 20000 morts du tsunami japonais pour nous faire croire que les catastrophes naturelles deviennent plus fréquentes à cause des pêts des vaches, des voitures et des actionnaires de TEPCO...

C'est qu'il est urgent de les voir nous infliger leurs chaînes humaines !

Tout gonflés de leur importance, ils peuvent oublier qu'ils n'existent plus : bilan indigent au gouverment, réchauffement planétaire décevant, grands sommets internationaux transformés en vulgaires festivals des petits fours... Ils voulaient faire de nos ville un enfer pour automobilistes, arguant de progrès considérables dans la façon de circuler en ville : les parisiens commencent à les prendre en grippe et à trouver la facture Cochet plutôt salée. Dans les villes moyennes, les plans de circulation à la con commencent aussi à faire des vagues.

Alors pour promouvoir la biodiversité politique, les écologistes cherchent à mener des actions pour eux-mêmes : sauvons l'écologiste en voie de disparition ! Qu'importe si l'on foule aux pieds le chagrin, authentique celui-là, des Japonais survivants des catastrophes.

Des chaînes humaines... c'est bien trouvé, après tout ! Les Japonais ont désormais des chaînes humaines aux pieds.

Voir les commentaires

Les Anthroposceptiques

par Erasmus Tharnaby

publié dans Monde-Mondo

La Bonne Pensée écolo, à l'aide de ses chiens médiatiques a inventé l'ignoble "climatosceptique" pour désigner tous ceux qui ne pliaient pas devant le consensus scientifique, inconsciente du fait que cette expression "consensus scientifique" est un oxymore.

magnitka-smoke-stacks.jpgCes milieux autorisés, surtout médiatiquement autorisés, cherchent à donner, de l'esprit humain, une image négative chaque fois qu'il se manifeste sous sa forme la plus productive, la critique.

C'est pourquoi je propose au lecteur le terme "anthroposceptique" pour désigner tout ce qui, dans l'écologie, s'oppose à l'expansion de l'humanité par principe, et à l'expression critique de l'esprit humain en particulier.

Je ne résiste pas à l'envie de vous faire profiter du magnifique cliché posté sur ce blog.

Vous pouvez aussi regarder sur le blog de Vincent Courtillot, qui continue d'affirmer qu'il n'y a plus de réchauffement depuis 1998. "Plus de réchauffement" signifie "plus de problème de gaz à effet de serre" et donc "plus d'utilité du marché carbone". C'est sans rapport avec la pollution réelle de l'atmosphère par le charbon allemand ou chinois. C'est un autre problème. Mais toute cette machinerie ANTHROPOSCEPTIQUE destinée à provoquer et justifier la décroissance (la déchéance) de l'Europe tombe à l'eau. Les milliards de dollas investis par l'ONU dans les Organisations de Bons Sentiments, appelées aussi ONG, tout cet argent aurait mieux fait d'être consacré à la  lutte contre la misère ou la malnutrition des enfants, ou pour la promotion des droits sociaux des travailleurs dans les pays où ils n'existent presque pas, ou encore la lutte par l'éducation contre la corruption, l'excision, la maltraitance des femmes en général, etc.

D'ici une dizaine d'années peut-être, le mensonge planétaire du réchauffement par les gaz à effet de serre ne sera plus tenable mais ça ne les empêchera pas d'être anthroposceptiques....

Voir les commentaires

Symptômes d'épuisement

par Erasmus Tharnaby

publié dans Monde-Mondo

Au delà de l'image d'épuisement que laissera ce Pape courageux mais pas téméraire, c'est l'image d'un système épuisé que nous laisse le Vatican. La fameuse réforme de la Curie romaine, c'est à dire de l'appareil de l'Etat du Vatican, n'a pas été entreprise ou si peu par Benoît XVI et les scandales comme cette histoire d'espionnage n'ont pas vraiment été réglés dans le fond.

Boeufetane.jpgDu point de vue des bons sentiments, on peut dire que le Vatican a été plutôt clair et engagé, en signifiant très clairement et à plusieurs reprises son opposition à des doctrines écolos qui mettraient au second plan la nature humaine de la civilisation. Le Vatican voit en effet d'un mauvais oeil l'éclosion de ces paganismes néo-druidiques aussi naïfs qu'efficaces, inventés à l'intention d'un public crédule, désorienté et néo-millénariste.

La nouvelle "révélation" écologiste (le mot apocalypse signifie littéralement révélation) cache en effet, derrière ses bons sentiments, un message qui prend tous les aspects d'un évangile. Un récit à la fois métaphorique et présenté comme réel (le récit du réchauffement planétaire par exemple) vient à l'appui d'une morale sourcilleuse destinée à régir nos quotidiens, des plus petits gestes (C'est bon pour la planète !) aux plus graves décisions, comme la politique anti-industrielle des états européens orchestrée par le marché des droits à polluer.

La démission du Pape n'est pas une bonne nouvelle de ce point de vue : la vague de bons sentiments sur laquelle surfent les puissants aujourd'hui fait craindre que le prochain élu soit plus sensible aux idéaux mortifères du New Age et tente, une fois de plus, le syncrétisme.

Voir les commentaires

Esperanto et écologie : un rapprochement désolant

par Erasmus Tharnaby

publié dans Monde-Mondo

Qu'est-ce que l'esperanto ?

C'est une langue construite et rationnelle. Elle a vocation à l'universalité parce qu'elle est logique, facile à apprendre et politiquement neutre.

Pourquoi pas l'anglais ?

anglaisL'anglais n'est pas universel : c'est la langue d'une nation. L'anglais n'est pas neutre : c'est la langue d'un peuple colonisateur. L'anglais n'est pas facile, même quand on le maîtrise : sa prononciation est très complexe, le rapport entre l'oral et l'écrit est parfaitement abscons. La transcription de textes de chansons anglaises par des anglophones donnent parfois des résultats étonnants ! L'écrivain Bernard Shaw proposait d'écrire le mot FISH avec le mot GHOTI, puisque les lettres GH se prononcent F dans ENOUGH, que le O se prononce I dans WOMEN et que le TI se prononce CH dans ACTION. Ghoti se lit donc fish, logiquement...

L'esperanto est une langue où la logique remplace les efforts de mémoire. La connaissance d'un lexique réduit et des 16 règles de grammaire (pas une de plus !) permet de comprendre aussitôt le sens de mots que l'on voit pour la première fois. A l'inverse, si un mot manque au locuteur, ce dernier peut se faire comprendre en créant le mot dont il a besoin. Ce mécanisme a été prévu dès l'origine par le créateur de l'esperanto, L. Zamenhof.

L'esperanto est donc un outil de communication simple et puissant, qui peut s'apprendre gratuitement à l'aide des deux principaux sites destinés à cet usage Lernu.net et iKurso.

C'est un outil rationnel de mise en commun, d'exploration, de découverte et d'humanisme. De nombreux penseurs, intellectuels, chercheurs se sont prononcés en faveur de l'apprentissage de l'esperanto à l'école. Cet engouement ne se dément pas depuis 125 ans. Une pétition a récemment rassembler de nombreuses et prestigieuses signatures pour qu'en France, l'esperanto devienne une langue otionnelle au Baccalauréat.

A propos d'humanisme, il se trouve qu'aujourd'hui, les milieux espérantistes sont totalement noyautés par l'idéologie écologiste, c'est à dire l'anti-humanisme par excellence. En France, l'espéranto est encadré pas deux associations amies mais néanmoins rivales, Esperanto France et SAT Amikaro. La seconde est franchement gauchiste et on n'y trouve que des mangeurs de tofu bio.

La doctrine écologiste a été historiquement réactivée dans les années 60 par les réseaux des grandes fortunes anglaises et américaines qui y ont vu un moyen de dissimuler les effets inhumains de leurs choix politiques, financiers et idéologiques. Ils ont créé le Club de Rome qui s'est empressé de rédiger un brûlot malthusien, le célèbre rapport Meadows dont le contenu ne fait que ripoliner les vieux (et faux) principes de Malthus dans le domaine de la démographie.

C'est ainsi qu'on a vu se convertir à l'écologie une myriade de grands patrons (FIAT, Philip Morris, des diamantaires sud-africains, des pétroliers, etc.) sous l'égide de gens comme Bertrand Russell, Aldous Huxley (neveu de Julian Huxley, le président de la Société Royale Eugéniste à Londres) ou le Prince Bernhard (qui était un ancien cadre nazi). La fondation du WWF est typique de ce mouvement. Aux Etats-Unis, le plus ancien groupe écologiste, le Sierra Club, est explicitement ultra-conservateur.

Un des effets de ce gigantesque mouvement chargé d'influencer l'opinion est qu'aujourd'hui, les gens se préoccupent davantage des prévisions fantaisistes de cataclysme dans 100 ans que produit laborieusement le GIEC, en s'appuyant sur des données non vérifiées, que des famines qui tuent quotidiennement des centaines d'enfants chaque jour et oblitèrent le développement de milliers d'autres.

Parmi les écologistes que je connais, je suis obligé de constater qu'une immense majorité d'entre eux sont, de bonne foi, totalement contaminés par ces éléments de langage frelatés. C'est une situation navrante car elle affecte une population qui pourrait être en pointe par son esprit critique, elle qui s'élève contre la domination politique de l'anglais.

Ainsi, ce que nous gagnons en indépendance d'esprit, nous le perdons par manque de culture et d'esprit critique.

Voir les commentaires

Marie-Victoire et les "réfugiés climatiques" de l'ONU

par Erasmus Tharnaby

publié dans Monde-Mondo

J'ai retrouvé mon amie Marie-Victoire, il y a peu, chez elle dans sa maison de Saint Quentin en Yvelines. Avec son mari et ses cinq enfants, nous avons évoqué le bon vieux temps, celui où nous nous sommes rencontrés, chez les scouts.

Elle m'a expliqué aussi qu'elle a pris conscience que la banquise fond et que de pauvres gens, là-bas, sur l'île de Vanuatu, allaient perdre leur maison.

Refugiesclimatiques.jpgL'ONU a appelé ça des "réfugiés climatiques" en 2005. C'est sûrement très douloureux pour que l'ONU vienne nous en parler jusque dans nos maisons. Notre pauvre planète, comme le pauvre petit organisme vivant qu'elle est devenue sous la plume des militants écologistes onusiens, notre pauvre planète Gaïa en a mal à ses globules.

Alors Marie-Victoire a fait tout ce qu'elle a pu pour économiser sur le CO2 : elle a arrêté la voiture. Finie l'essence ! Vive le vélo ! C'est Hubert, son mari, qui est moins content : 32km à vélo tous les jours et par tous les temps, c'est parfois compliqué.

Marie-Victoire s'est aussi mise à brûler des billes de bois, dans une chaudière spéciale... et coûteuse. Il paraît que c'est bon pour la planète. Elle a construit un enclos pour quelques poules, à côté du composteur. Elle a mis des lampes basse consommation partout dans les pièces. Et surtout, elle a fait installer des panneaux solaires sur le toit : ça coûte la peau des fesses mais c'est si bon... pour la planète !

Elle s'est mise à lire des livres qui disent tous la même chose : elle commence à trouver le genre humain un peu désespérant...

En rentrant chez moi, j'ai réfléchi à cette histoire de réfugiés climatiques et je me suis dit que j'étais finalement plutôt bien dans ma voiture, assis confortablement, à écouter de la musique au lieu de faire du vélo...

En effet, il n'y a pas plus de "réfugiés climatiques" que de poux sur la tête d'un chauve. Les habitants de l'île de Torrès, dans l'archipel du Vanuatu, ont été obligé de déplacer leur village de plusieurs centaines de mètres en amont du fait de la montée des eaux. Mais une étude de l'IRD montre que le niveau des eaux a monté uniquement parce que l'archipel se situe à la limite entre deux plaques tectoniques et que le territoire a tendance à s'enfoncer d'un centimètre par an du fait de la collision de ces deux plaques.

Une étude américaine de 2004 dont parle aussi Michael Crichton dans State of fear indique que le niveau de l'Océan Pacifique n'a pas monté de façon significative depuis 30 ans.

De la même façon, dans cet article prétendu scientifique, le seul mode utilisé est le conditionnel. La vérité est qu'aucune hausse REELLE n'a, à ce jour, pu être mesurée. Les seules conclusions sont des suppositions.

Marie-Victoire peut donc continuer à jeter son argent par les fenêtres et l'ONU de crier au loup. Les niveau des océans s'en balance...

Voir les commentaires

Rapport de la Banque Mondiale sur le réchauffement planétaire : rien de neuf

par Erasmus Tharnaby

publié dans Monde-Mondo

A l'heure où vous me lisez, cher lecteur, un enfant meurt de faim toutes les cinq secondes sur la planète. Pendant que des sites écolos bien pensant font le décompte des gens qui apparaissent sur Terre et (sous-entendu) dont on se passerait bien, cette triste réalité est dûe en partie au fait que les crédits du Programme Alimentaire Mondial, financé en partie par la Banque Mondiale, ont été divisés par 4 depuis la crise financière.

topelementetbulle.jpgIl faut en déduire d'une part que la crise financière opére un véritable meurtre de masse sur les populations les plus pauvres de la planète, et d'autre part, que la Banque Mondiale semble trouver qu'un horizon improbable calculé pour 2060 à 5 chiffres après la virgule vaut mieux que la sauvegarde réelle et immédiate de populations réelles et en souffrance.

En effet, la Banque Mondiale fait paraître un rapport sur les changements climatiques : il paraît que ça chauffe et qu'il faut que ça cesse. Les populations massacrées par la faim et la misère ont toutes la fâcheuses habitude de se chauffer et de cuisiner avec du bois ou des matériaux moins avouables encore. Donc tout va bien. On continue.

Ce rapport a été rédigé conjointement par le Potsdam Institute on Climate Impact Research et Climate Analytics. Le premier institut est un organisme public allemand dont la dénomination fait état de son objectivité scientifique. Il ne s'agit plus de montrer que ça chauffe : il s'agit de le mesurer et de faire du lobbying.

Du lobbying, c'est précisément ce que sait faire Climate Analytics : fondée par un lobbyiste issu du milieu scientifique, un certain Bill Hare, cette ONG est basée à... Potsdam, ça tombe bien ! Elle a pour but de promouvoir les résultats que l'institut public ne manquera pas de faire apparaître.

En clair, un rapport catastrophiste est publié par un institut public travaillant conjointement avec une ONG. Sur le papier, rien à redire, non ? En réalité, on voit mal comment le sens critique indispensable à la publication de résultats scientifiques, c'est à dire l'examen sans concession de la communauté des chercheurs peut apparaître dans de telles conditions. A partir du moment où le lobbying, la promotion par la communication et le sensationnalisme apparaîssent au côté de résultats scientifiques, il est peu probable qu'il s'agisse de science.

En d'autres termes, le contenu de ce rapport, présenté comme scientifique, est au mieux à prendre avec des pincettes, au pire une forfaiture. Il suffit de voir comment les médias, en particulier les médias mainstream et écolos se sont emparés de ce n-ième signal d'alarme.

Mais pendant que vous lisez cet article, combien d'enfants sont morts de faim sans attendre 2060 ?

Voir les commentaires

Gaz de schistes : pourquoi les écologistes font autant de bruit ?

par Erasmus Tharnaby

publié dans Monde-Mondo

C'est sûrement vrai : l'exploitation des gaz de schistes aujourd'hui met en danger les nappes phréatiques et les populations en surface. Et les mouvements d'opinion attachés au Bien commun et à la santé publique ont certainement raison de s'émouvoir de l'intérêt que suscitent de telles techniques.

famine, écologie, énergie, réservesMais les écologistes sont moins attachés au Bien commun et à la santé publique qu'à leur dogme. Après tout, quelques citoyens en moins, c'est bon pour la planète !

Le problème des gaz de schistes et des réserves importantes d'énergie fossile qu'ils font miroiter, c'est que leur présence fait voler en éclat les sacro-saints modèles que le Club de Rome, ce groupuscule politique issu des multinationales, a mis en place dans les médias et l'esprit des gens depuis le début des années 70.

Souvenez-vous : Les limites de la croissance, le fameux Rapport Meadows aussi appelé La Prospective pour les Nuls, réactualisait les modèles aberrants qui firent le succès de Malthus auprès de l'aristocratie britannique, très versée dans l'eugénisme, au 19e siècle. Les cinq modèles proposés étaient même calculés par ordinateur ; quand on sait l'hystérie journalistique que déclenchait, à l'époque, le mot ordinateur appliqué à n'importe quel domaine des sciences humaines, on imagine sans peine le circus médiatique qui a légitimisé ce torchon malthusien.

On ne peut plus appliquer la méthode concurrentielle pour déterminer la durée de nos réserves en ceci ou en cela, c'est à dire trouver le point de convergence entre la courbe de production et celle de consommation. Continuer à promouvoir "La prospective pour les Nuls" quand on possède un recul de 40 ans n'est même plus de la mauvaise foi.

En effet, ni la courbe de consommation, ni la courbe de production d'une ressource ne suivent un parcourt linéaire ou exponentiel ou géométrique : nous vivons dans un monde où l'être humain produit des découvertes, des bouleversements, des sauts quantitatifs et ne se réduit pas au troupeau bêlant et affamé que l'aristocratie anglaise aimait tant voir dans le livre de Malthus.

Ainsi, chaque fois qu'un saut quantitatif menace, on entend les "idiots utiles" des malthusiens, c'est à dire les écologistes et le troupeau médiatique qui les suit volontiers, on entend donc ces populations hurler au scandale. Ce fut le cas pour l'énergie de fusion qui "menaçait" de pouvoir produire un saut quantitatif en matière d'énergie. C'est le cas pour le MOX qui permet de recycler des déchets de la fission classique pour produire des déchets au cycle plus court. C'est donc aussi le cas des gaz de schistes qui provoquent un saut quantitatif aux Etats-unis, avec des conséquences sanitaires peu enviables.

Or les réserves pétrolières, c'est à dire le pétrole directement exploitable mais non encore exploité représentait 770 milliards de barils à la fin 1985 mais 1200 milliards de barils à la fin de 2005. Et voilà que le Bureau des réserves en pétrole maritime et schistes bitumineux aux Etats-unis évalue les réserves mondiales actuelles à 1600 milliards de barils de pétrole issu de ces nouveaux gisements ! Ce qui figurait jadis sous l'appellation "pétrole non-conventionnel" est devenu, du fait des progrès techniques et de la demande, "pétrole conventionnel". C'est ce genre de discontinuité qui représente, pour les écologistes, une atteinte au dogme.

Voir les commentaires

Famine et écologie : beaucoup d'efforts pour masquer les contradictions

par Erasmus Tharnaby

publié dans Monde-Mondo

Qu'il s'agisse de la politique de famine pratiquée à Gaza par les autorités israëliennes ou de la sauvegarde des populations affamées par les désordres sociaux organisés par les grandes multinationales et leurs alliés du FMI et de la Banque mondiale, l'écologie politique a bien du mal à sortir de ses contradictions : le fond idéologique malthusien persiste.

Combien de personnes savent que, pour les spécialistes onusiens, la planète est capable, actuellement, de nourir deux fois plus de personnes qu'elle en comporte ? Discuter de ces questions avec Monsieur Tout-le-monde ou avec Mme Michu amène immanquablement la réponse : la Terre ne peut pas nourir tout le monde puisqu'elle est déjà en situation de "surpopulation".

C'est l'évidence partagée par Pujadas et tous ses amis journalistes : il y a trop de gens sur Terre.

En cela, le discours écolo est déjà victorieux et nous n'aurons de cesse ici d'affirmer qu'il est dangereusement totalitaire et mortifère. Beaucoup de pratiquants de l'écologie, acteur ou consommateur des sous-produits écolos, restent convaincus qu'Arne Naess a raison, que l'être humain est un destructeur par essence et que s'il y en avait un peu moins, ce serait "bon pour la planète !".

C'est ainsi qu'on lit, sur les sites EELV, tout un tas de mobilisations au sujet de la famine organisée par Israël à Gaza. Il ne faudrait pas que les Gazaouis oublient de fermer le robinet après s'être lavés les dents.

Pourtant, à lire le compte-rendu du National, on finit par trouver ces préoccupations démagogiques franchement indécentes. Si on fait le compte des camions de ravitaillements nécessaires à ce territoire pour survivre (c'est la méthode de calcul classique de l'UNICEF qui fait le compte des calories nécessaires à la population pour vivre, soit 2200 kCal/jour), ce sont 170 camions qui devraient entrer. Or les israëliens n'en autorisent que 67.

Ces calculs ne tiennent compte que des besoins énergétiques et pas des besoins en micronutriments (sels minéraux et vitamines) dont le manque occasionne des maladies graves comme le noma. En d'autres termes, si les Gazaouis ne meurent pas de faim, ils meurent de malnutrition. Cette politique est, après tout, conforme à l'idéologie malthusienne : quand il n'y a pas assez de nourriture, les gens doivent mourir.

Mais les écologistes ne s'occupent que de l'aspect politique de cette situation : la question morale de l'accès à la nourriture ne les concerne que parce qu'elle s'inscrit dans un paysage politique immoral. Ainsi, le site écolo Reporterre explique : "Ce qui se passez à Gaza ne peut nous laisser indifférents." On est bien content. Le site écolo Ecologie solidaire pousse les hauts cris de la même façon. On connaît la chanson.

On connait moins la mobilisation des écologistes contre la faim dans le monde. C'est normale : elle devrait être centrale, si l'écologie était de gauche. Elle n'est qu'accessoire. Il suffit de lire la liste des sites où intervient Action contre la faim pour comprendre que la bande de Gaza ne devrait pas être la seule cible de l'indignation si sincère des écolos. Le WWF préfère nous bourrer le moût avec la sauvegarde des loups ou celle des ouistitis à poils durs au titre de la survie des générations futures.

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>