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Tiens ! Revoilà le poisson mort !

par Erasmus Tharnaby

C'était déjà Laure Noualhat qui s'y était collée dans les colonnes de l'organe du parti bobo Libération. La revue Nature, qui fait référence dans le monde de la science malgré son appartenance exclusive au holding capitaliste allemand Holtzbrinck, avait publié une nouvelle étude apocalyptophile et anthroposceptique sur les cataclysmes qui nous pendent au nez.

L'article de Libération était illustré d'un poisson mort.

Cette fois, une tribune de Pascal Bruckner vient, un an après, faire le rapprochement entre la période d'austérité que nous avons devant nous et la pertinence de ce type d'article écrit par des scientifiques écologistes.

Ce réjouissant exercice de pensée critique rejoint sur ce point précis (comme sur d'autres) les convictions qui animent ce blog : "Il est dramatique qu’un gouvernement de gauche, en principe progressiste, se laisse dicter sa conduite, en matière d’environnement, par un groupuscule rétrograde qui vit dans la mystique de la décroissance et représente à peine 2,5 % de l’électorat."

Il faudra donc bien prendre garde, à l'occasion des municipales, de répondre coup pour coup au Parti du Poisson Mort (PPM) afin d'éviter que ses membres ne continuent à polluer nos centre-villes de projets contraignants justifiés par des bons sentiments illusoires, à gréver nos budgets de nouveaux gadgets fiscaux à coup de chantages à l'intoxication atmosphérique, à marteler à longueur de médias que nous ferions mieux d'être morts pour, enfin, respecter la planète.

A cet article pleins d'arguments que les commentateurs bobolandais hargneux n'ont visiblement pas lus ou compris, répond un article de Pascal Canfin, ministre EELV, que je ne peux pas lire car je ne suis pas abonné à la prose bobolandaise de Libération. Néanmoins, le premier argument de ce délicat représentant de la bonne pensée des bons sentiments consiste à rappeler que Bruckner aurait soutenu l'invasion de l'Irak par George Deubeuliou Bush. Vous voyez le rapport ?

Pas moi.

Il reste que les écolos ont l'oreille d'un gouvernement faible, complaisant, et les nouvelles taxes pleuvent sur les ménages, en particulier si leurs porte-monnaies ne leur permet que de rouler au diesel parce que c'est moins cher, et sur les entreprises. Ces impôts, nous les paierons deux fois : une première fois sous la forme de pertes d'emplois ou de baisses de revenus et une seconde sous la forme de hausse des prix, alimentaires en particulier.

Tout ça pour ne pas toucher aux banques qui ont largement profité des largesses du quinquennat précédent.

Tiens ! Revoilà le poisson mort !
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