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COP21 : les riches parlent aux riches

par Erasmus Tharnaby

COP21 : les riches parlent aux riches

La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques vient de terminer ses travaux. Les nations sont priées d'exulter et de louer la planète et ses Saints Dirigeants. La première version du texte faisait 20 pages mais la nouvelle en contient 51. Comme le dit avec élégance Christiana Figueres, la présidente de cette session de négociations, "Nous avons maintenant un texte (...) qui est équilibré et complet." En d'autres termes, les pays en voie de développement ne se sont pas laissés faire. Les représentants péruvien ont même déclaré "Si nous voulons transformer ce texte en accord juridique, nous devrons travailler différemment à Paris".

L'ONU se veut une institution internationale. Il n'en est évidemment rien. Tous les documents publiés à ce jour concernant la COP21 le sont en ANGLAIS et sont donc incompréhensibles du grand public. Le jargon utilisé, très juridique, et les innombrables options rendent cet accord totalement opaque et même douteux.

Ainsi, l'article 2, 1er alinéa, prie les parties (c'est à dire les gouvernements) d'entamer des actions urgentes pour :

"hold the increase in the global average temperature [below 2 °C][below 1.5 °C][well below 2
°C][below 2 °C or 1.5 °C] [below 1.5 °C or 2 °C][as far below 2°C as possible] above
pre-industrial levels by ensuring deep cuts in global greenhouse gas [net]
emissions." (p. 3)

Entre crochets figurent les différentes options. En d'autres termes, il n'est même pas encore clairement déterminé si les efforts doivent tendre à obtenir une limitation "bien en dessous de 2°C" ou seulement "inférieure à 1,5°C", ce qui n'est certainement pas la même chose.

En d'autres termes, tout ceci ne semble pas avoir une si grosse importance. Les projets mentionnés dans le projet d'accord, comme REDD+, semblent déjà totalement dérisoires vis à vis du discours alarmiste des écolo-hystériques. Les moyens mis en oeuvre semblent aussi disproportionnés par rapport à l'enjeu déclaré et prétendu.

Le principal résultat de ce type de conférence est en réalité d'assurer l'hégémonie des Etats-Unis sur des nations mises sur le même plan. Qu'ils soient démocratiques ou non, les gouvernements sont priés de s'entendre pour assurer au monde la Pax Americana bénéfique au commerce mondial, c'est à dire au commerce américain.

Les approximations des climatologues, la fonte supposée des glaciers, le bidonnage des mesures, les financements orientés des projets n'ont aucune importance réelle : ce qui compte, c'est le business.

Et le business passe par l'anglais. Au fait, 2°C, ça fait combien en degrés Fahrenheit ?

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