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Torture et découvertes

par Erasmus Tharnaby

Torture et découvertes

Avant-hier, j'étais dans un magasin Nature et Découvertes où je reluquais un article qui aurait pu me convenir pour l'offrir à ma compagne, les bras chargé d'autres cadeaux. Pas la peine d'insister sur l'article en question. Ce qui importe, c'est que juste à côté, parmi le fatras raisonné qui règne dans ces rayonnages au marketing subtil, se trouvait un livre de Pierre Rahbi invitant à moins consommer.

Pour une fois, répondant à l'invite du malthusien béat, j'ai reposé tous les articles et je suis parti.

Pour une fois, le réel a rejoint le monde merveilleux de la gauche caviar et j'ai trouvé d'autres idées de cadeaux. Pas de problème, j'en ai toujours plein. Mais j'ai eu le sentiment de toucher du doigt une forme perverse de consommation où, à la fois, le client est invité à la modération et incité à l'achat.

C'est plus généralement la perversion qui domine le discours écologiste mainstream quand il invite à "sauver la planète" et éventuellement ses habitants humains tout en conspuant, en entravant, en taxant sans scrupule tout ce qui fait notre mode de vie, notre réalité quotidienne, de la voiture à la consommation de viande où d'autres choses, en passant par l'électricité, les transports, etc.

Un bon point tout de même à l'adresse de Corinne Lepage qui, ce matin, remarquait que la pollution est d'abord une question de santé publique tout en s'étonnant de ce que le Ministère de la Santé se fusse opposé à l'époque à son projet de loi sur l'air de 1996. Gageons que rien n'a vraiment changé de ce côté et que les positions idéologiques des écolos n'ont fait que polariser dans des directions inopportunes des débats qui auraient dû rester dans la sphère de la santé publique, comme je l'ai déjà expliqué plusieurs fois dans ce blog.

Et faites comme Pierre Rahbi, n'allez pas chez Torture et Découvertes. A la place, si vous avez un cadeau à faire, offrez de la viande !

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Animalisme : au royaume du n'importe quoi

par Erasmus Tharnaby

Animalisme : au royaume du n'importe quoi

Il y a une semaine, le nouveau billet de 5 livres Sterling de la Banque Centrale du Royaume-uni a fait scandale parce que du suif entre dans la composition du support. Les véganes de tous poils ont pétitionné dare-dare recueillant une palanquée de signatures en un temps record. Toute cette masse de petits censeurs amateurs a fait plier la banque : les crânes d'oeuf cherchent une solution et un nouveau papier. Cette anecdote me rappelle les intégristes du hallal, du casher ou autres enrégimentés de l'estomac.

Rassurez-vous, cette nouvelle religion, ce nouveau dogme n'a pas fini de nous pondre des surprises. S'appuyant toujours sur l'idée que la souffrance animale vaut bien la souffrance humaine, même si elle est muette, élever des poux sur sa tête sera bientôt du dernier chic.

Fini aussi la corvée des acariens, aspirateur, lessive, etc. Votre enfant est allergique ? Et alors ? Il n'a qu'à expliquer à ces petites bestioles qu'avoir des droits leur donne aussi des devoirs et qu'il convient de ne pas laisser traîner ses déjections allergènes un peu partout. Je suis sûr qu'armé de leur souffrance plutôt que du langage, ils vont comprendre.

L'Humanité doit certainement beaucoup à Jérémy Bentham en ce qui concerne les droits des femmes, l'abolition de l'esclavage, etc. Mais adopter le principe de moindre souffrance n'oblige pas à l'appliquer à n'importe quoi. Puisque l'Humanité se pense comme Humanité, qu'elle constitue une communauté appelée civilisation (pour reprendre l'argument de Maximilien de Pontailler), elle défend les droits de ses individus et leur impose des devoirs. Les moralistes à la petite semaine, les apprentis scrogneugneux, les chemises vertes qui voient dans la découverte des oeuvres du vieux Bentham l'occasion de balayer deux siècles de philosophie se trouvent une nouvelle façon d'exister. Avec une suffisance invraisemblable, ils néo-fliquent à qui mieux mieux, claironnant sur nos modes de vie avec la foi des nouveaux convertis.

En particulier, ils bataillent sur Internet avec les arguments fallacieux que leur inspire leur Messie. Ils traitent de tortionnaires ceux qui mangent de la viande en assimilant l'abattage des animaux de boucherie à de la torture, ils insultent l'Humanité dont ils sont issus en caricaturant l'être humain toujours décrit comme un barbare assoiffé de violence, ils cherchent à répandre la haine vis à vis de leurs semblables par des amalgames et des sophismes et ne comprennent pas, sûrs qu'ils sont de leur fait, qu'on puisse avoir une opinion différente de la leur.

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Animalisme : les vrais enjeux

par Erasmus Tharnaby

Animalisme : les vrais enjeux

Au moment où les Français se donnent à choisir entre la droite ultra-libérale et l'extrême-droite ultra-libérale, entre la bourgeoisie aigre et la bourgeoisie haineuse, la gauche bobo se donne pour horizon politique la souffrance animale.

Pendant que se fait piétiner la classe ouvrière sur laquelle ils ferment les yeux, les néo-flics de la gauche urbaine se demandent à voix haute si elle va continuer à manger du steak.

On croit rêver, en effet, quand on observe ces groupuscules de militants en rolleurs, L214 et consorts, qui ne sauraient pas distinguer une charolaise d'une salers (bos taurus taurus) venir donner des leçons de labourage à un monde paysan qui les a nourri pendant des siècles.

Avec l'esprit critique d'un texel endormi, cette jeunesse flicaillère adresse ses fatouas irrationnelles à des adultes qui ne leur ont rien demandé. Que ces allumés du tofu nous laissent manger ! Mais qu'on ne s'y trompe pas : les nouveaux khmers vert-de-gris de l'animalisme confondent cruauté animale et consommation de viande. Un tour de passe-passe linguistique autour du mot torture a déjà permis d'afficher la couleur dans le métro l'an passé. Qu'un ex-sportif soit pris en photo plastronnant à l'issue d'une chasse au mouflon (ovis aries musimon) et tous les mangeurs de viande se voient amalgamé à ce beauf pathétique.

N'a rien demandé non plus ce règne animal auquel on veut coller d'office une citoyenneté en carton au prétexte d'études scientifiques (?) attestant de sa sensibilité. Alleluia ! Ces animaux sont sensibles, il faut donc vite leur défendre des droits qu'ils ne demandent pas. Logique, non ?

Dans cette aporie délirante, personne ne se demande d'où vient l'animalisme. D'où viennent ces fameuses études scientifiques et qui les commanditées, financées. On peut pourtant facilement imaginer qu'attribuer une valeur à la dignité animale abaisse d'autant celle de la dignité humaine. Le malthusianisme n'est décidément pas loin et avec lui toute cette philosophie anti-humaniste anglaise qui s'oppose depuis des siècles à la philosophie continentale et à l'esprit des lumières, ce malthusianisme nauséabond qui inspire aussi bien l'idéologie écolo actuelle que les débats qui avaient lieu, jadis, à la Royal Eugenics Society de Londres. Julian Huxley, son dernier président, fut aussi le cofondateur du gentil et très animaliste WWF.

On aimerait qu'ils retournent à leurs bibliothèques, ces jeunes citadins qui ont trop regardé Amtaro quand ils étaient petits et leurs enfants rafolent des chipmunks (tamia striatus). Tels des Don quichotte modernes, ces enfants du bitume ont trop écouté d'animaux qui parlent dans les dessins animés. On aimerait qu'ils fréquentent plus souvent le rayon Esprit critique au lieu de gober sans mâcher n'importe quelle idéologie, pourvu qu'elle comble le vide laissé par le marxisme, pourvu qu'elle leur permette de s'indigner à bon compte. Qu'ils aillent vérifier par eux-mêmes le sens civique d'une chèvre (capra aegragus hircus) ou d'un crocodile (crocodylus niloticus), l'aisance lexicale d'une carpe (cyprinus carpio), l'esprit d'analyse d'un rat d'égout (rattus norvegicus), la verve étourdissante d'une poule de Bresse (gallus gallus domesticus) et la valeur morale d'une anguille (anguilla anguilla), en matelote ou pas.

Et qu'ils nous laissent manger en paix.

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Fillon : le tout écologique

par Erasmus Tharnaby

Fillon : le tout écologique

"Quand je me bats pour rétablir les équilibres financiers du pays, je fais exactement la même chose que ceux qui combattent les déséquilibres écologiques : ensemble, nous nous engageons pour le long terme et nous ne voulons plus laisser une dette insupportable peser sur les générations futures." C'est ainsi que commence le petit chapitre sur l'écologie dans le programme de François Fillon.

On ne peut mieux décrire la parenté idéologique qui règne entre la droite ultra-libérale et l'écologie. Le chantage aux générations futures permet à peu près toutes les répressions. On le constate quotidiennement par les mille et un tracas que nous impose la pingrerie flicaillère des idéologues écolos. Et l'on constate, sans surprise, que Fillon, le contempteur du capitalisme du 19e siècle, met les deux pieds dans ce caca idéologique : "Je considère qu’il est de notre devoir de laisser à nos enfants et petits enfants cette planète dans un état environnemental aussi bon, voire meilleur, que celui qui nous a été légué par les générations précédentes." C'est vrai qu'il est difficile de se passer de cet auxiliaire de pouvoir qu'est la culpabilité environnementale. On ne sait jamais, ça peut toujours servir.

Sans surprise non plus, le révolutionnaire de la rillette prend à son compte les Accords de Paris et leur cortège de mauvais présages pour nos libertés. Là non plus, on n'insulte pas l'avenir.

Reconnaissons à ce programme très à droite une lucidité : d'en mettre un coup au principe de précaution, le hochet de raison de la fausse gauche bobo. Pour cela, il faut "emprunter les voies de l'innovation et du progrès scientifique", ce qui risque d'être difficile étant donné le coup de rabot que va subir l'enseignement public, principal pourvoyeur de talents pour les petites entreprises de haute technologie. Etant donné aussi le coup de rabot que vont subir les PME française si le coup de la tonne de CO2 est multiplié par 5, comme Fillon le préconise.

Cette mesure débile et totalement démagogique va pénaliser encore davantage la compétitivité des entreprises françaises alors que la France est un des pays du monde qui pollue le moins. Disons-le encore une fois, la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre n'est pas scientifiquement établie. Elle est encore l'objet de controverses d'autant plus vives que le temps passe et donne tort aux cassandres climatiques. Aucune urgence climatique ne donne le droit actuellement de pénaliser ainsi l'industrie et l'agriculture françaises.

Fillon se gargarise de bons voeux sur le droit à l'énergie pour tous. Il veut sans doute dire pour tous ceux qui ont les moyens de payer. Car dans le gigantesque Germinal qui se prépare, c'est le patronat paternaliste à l'ancienne qui, de toutes les façons aura la main. Dans ce chapitre écolo comme dans les autres chapitres de son programme, le marché est tout puissant et de lui viennent toutes les solutions.

De même, le marché va prendre en main notre destin énergétique pour les énergies renouvelables. Fillon souhaite arrêter de signer ces contrats ruineux de rachat d'électricité par EDF, ce qui n'est pas une mauvaise idée, mais pour se jeter plus vite encore dans les bras des financiers de l'électricité. En France, ce sera bientôt la Californie et ses célèbres coupures de courant.

A part cette foi aveugle dans le marché, le programme de Fillon est totalement vert. Tous les bons sentiments s'y trouvent. L'habitat écolo, la voiture électrique, le recyclage, tout passe par la moulinette magique du tout-puissant équilibre de l'offre et de la demande.

Avec Fillon, l'écologie va sûrement nous en faire voir de toutes les couleurs...

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Trump : l'idiot utile de l'écologie

par Erasmus Tharnaby

Trump : l'idiot utile de l'écologie

Donald Trump a toujours affiché ses convictions ultra-libérales et a toujours considéré l'écologie comme un frein au bizenesss et donc comme une ennemi. Pendant la campagne électorale, il a toujours soutenu, avec force coups de menton, qu'il tordrait le coup aux accords de Paris.

Aussitôt, les médias écolos se sont engouffrés dans la brèche pour associer les ennemis, véritables ou supposés, de l'écologie au camp des navrants ultra-libéraux américains dont Trump est le plus navrant représentant.

"Ah ? Tu ne crois pas au réchauffement planétaire ? Tu votes Trump alors ?"

Face à la trumpisation de la société française, le Front national montre son vrai visage : celui de l'ultra-libéralisme et de la sauvagerie sociale. Le Matamore d'Outre-Atlantique donne des idées à la fille de Jean-Marie Le Pen qui ne porte pas non plus l'écologie dans son coeur.

On aura donc bientôt, à n'en pas douter : "Ah ? Tu ne crois pas au réchauffement planétaire ? Tu votes Marine Le Pen alors ?"

Les médias, en France, c'est aussi con que ça.

Alors, redisons-le encore : il n'y a pas que Trump qui ne croit pas aux fariboles du réchauffement climatique. Ce sont les scientifiques du monde entier qui commencent à trouver que ça suffit. Ils sont une foule, dont pas mal de gens plus qualifiés en science que Nicolas Hulot, Ségolène Royal et Noël Mamère réunis, qui trouvent que les bases scientifiques des accords que l'ONU a fait ratifier par les nations sont extrêmement fragiles, voire parfaitement contestables.

C'est la raison pour laquelle il faudrait "se dépêcher parce que ça chauffe !" comme le dit un quidam dans un slogan radiophonique. C'est pour ça que l'ONU veut faire ratifier tout ça au pas de charge, au  mépris de la démocratie et avec la bénédiction du Pape et des organisations écolos, pourtant si sensibles au respect de l'expression populaire...

Il faut se dépêcher parce que les preuves de l'absurdité des accords de Paris s'accumulent. Parce que les courbes ne s'infléchiront pas vers le haut. Parce que l'apocalypse n'est pas pour demain matin. Parce que bientôt Nico le Hulot, l'empereur des écolos, sera nu, sa déprime en sautoir.

Redisons-le aussi : l'écologie, idéologie laïcarde (Ernst Haeckel) réactivée dans les années 60 par des réseaux d'extrême-droite, est venue opportunément combler le vide idéologique d'une gauche qui n'a pas su renouveler le paradigme marxiste et s'est détournée des classes ouvrières, prétendant qu'il n'y en avait plus. L'écologie, forme gentillette du darwinisme social le plus rétrograde, a définitivement oblitéré la crédibilité de la vraie gauche, pendant que la fausse s'emparait du pouvoir. De Ségo en voiture électrique à Méluche et sa salade de quinoa, les ouvriers les conchient et les rejettent unanimement, se jetant dans les bras de la première démagogue venue.

Exactement comme les ricains moyens ont voté Trump. Eux aussi se sont fait trumpé...

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Tout... le monde... déteste les parcmètres !

par Erasmus Tharnaby

Tout... le monde... déteste les parcmètres !

La mairie de Paris va privatiser l'exploitation des parcmètres, forte du constat selon lequel plus de 90% des usagers du stationnement parisien ne payent pas leur écôt. Le chiffre n'est pas nécessairement réaliste vu qu'il émane de la mairie de Paris elle-même...

C'est évidemment un double scandale.

D'abord parce que quelques emplois vont encore sauter. Certes, la mairie de Paris a les moyens de reclasser tout ce petit monde.

Mais surtout, le stationnement payant est une honte par nature. Il correspond à plus de 300 millions d'impôts supplémentaires pour les Parisiens, qui sont déjà BEAUCOUP plus matraqués que les autres Français, en particulier au niveau du logement, des impôts locaux et fonciers et de l'alimentation.

Le stationnement payant ne correspond à aucune justification en terme d'investissement. Il n'a aucun effet sur la circulation : les kilomètres parcourus économisés par les rares usagers qui renoncent à utiliser leur voiture en ville sont compensés par ceux qui sont obligés de faire plusieurs fois le tour du quartier pour trouver une place moins chère (Résident) ou gratuite (s'il en reste).

Et tout ça alors que la part de la circulation dans la pollution parisienne reste minime (source Airparif).

La défiance des Français à l'égard de la force publique commence par ça : un impôt injustifiable, brutal et infligé aux populations actives, aux "forces vives" et en particulier à tous ceux qui gagnent leur vie en voiture, artisans, chauffeurs, professions libérales.

Le plus cocasse, si l'on peut dire, c'est que cette mesure stupide est prise par une municipalité dite "de gauche". On peut en douter, bien sûr...

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Migrants : écologie sociale, écologie ethnique

par Erasmus Tharnaby

Migrants : écologie sociale, écologie ethnique

L'évacuation de la jungle de Calais est nécessaire pour mille raisons. Mais l'on observe avec amertume à quel point le Royaume uni exerce sa fascination sur les populations de migrants. Certes, ces malheureux parlent surtout l'Anglais puisqu'ils sont en majorité issus de territoires qui étaient d'anciennes colonies anglaises.

Mais surtout, la France, ex-terre des droits de l'homme, n'a plus du tout d'attrait en termes d'accueil, d'emploi, de droits. Plombée par les hordes d'apprentis néo-fascistes qui s'apprêtent à voter Le Pen aux prochaines présidentielles, par sa situation économique catastrophique pour les petites gens, par sa morosité générale après le cauchemar Sarkozy et l'épouvante Hollande, par son ascenseur social en panne complète, la France n'est plus qu'une zone de transit que les Anglais prient d'être efficace à leur place.

Il est surtout étonnant d'observer les attitudes de rejet très représentatives du repli sur soi ambiant, qu'il s'agisse des communes dirigées par des néo-fascistes ou des pays limitrophes comme la Belgique. Ces hommes, jeunes et seuls pour la plupart, sont considérés comme des déchets. Les autorités françaises appliquent à leur endroit une politique aussi bienveillante que possible, on peut l'observer, mais dans un compréhensible embarras. Ce sont les Français, donc, qui vont s'occuper de redonner force et courage à ces personnes qui n'auront de cesse, tels des fouteboleurs professionnels, d'aller proposer leurs talents en Angleterre où en Allemagne, où il y a plus de boulot qu'ici.

L'Europe semble fonctionner alors comme une sorte d'économie bien organisée du recyclage humain, où certaines zones (France, Grèce, Italie) sont dévolues au tri, à la récupération et à l'adaptation et d'autres (Angleterre, Allemagne) à l'exploitation de ce matériau humain. Comme une sorte d'organisation systémique où ne sont pris en compte que les flux entrants et sortants de ces nouveaux exploités nommés uniquement en fonction de leur qualité de "migrant", c'est à dire d'entrant.

La pensée systémique, qui est à l'origine du renouvellement de l'écologie dans les années 60 (Gregory Bateson, Bertrand Russell), est effectivement à l'oeuvre dans cette comptabilité humaine typiquement européenne. Qu'importe la valeur absolue et jadis intouchable des hommes, c'est toujours par rapport au système où ils entrent et sortent qu'ils sont maintenant évalués. Ici, donc, ils sont "migrants" et uniquement "migrants". Et qu'importe aussi si les pouvoirs publics ou le parti des Le Pen ne donnent pas le nom d'écologie à cette forme de gestion eugéniste : c'est bien de cela qu'il s'agit.

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Yannick Jadot : mais que fait-il chez EELV ?

par Erasmus Tharnaby

Yannick Jadot : mais que fait-il chez EELV ?

Le feuilleton continue à EELV où, depuis l'élimination de Cécile Duflot à la primaire écologiste en vue des élections présidentielles de 2017, ne restent plus en lice que Michèle Rivasi et Yannick Jadot.

LCI nous apprend que le nouveau credo électoral de ce dernier serait d'en finir avec l'écologie punitive. Déjà, dans ce blog, nous nous réjouissons d'avoir la confirmation de ce que nous disons depuis des années : l'écologie est une idéologie totalitaire, oppressive, basée sur le flicage et la privation de libertés. Ensuite, on aimerait bien savoir comment le candidat vert-de-gris va nous faire avaler cette pilule rose.

En lisant les touites publiés en direct sur son site, on se dit que c'est plutôt mal parti.

Il y a une petite demi heure, il déclarait : " Si l'État sortait de son obsession nucléaire, nous pourrions créer des dizaines d'emplois autour des énergies renouvelables " On se dit que si les écologistes sortaient de leur obsession nucléaire, on pourrait enfin entendre un débat sérieux sur le nucléaire.

Plus amusant, hier il touitait : "L'écologie lutte contre la stigmatisation car elle est pour le respect de chacune et chacun." On le savait, surtout les automobilistes et les mangeurs de viande, pas du tout montrés du doigt par les écolos en ce moment...

Par contre, Yannick Jadot est un bon connaisseur du CETA, le traité libre-échangiste qui est en train d'entrer en vigueur entre l'Europe et le Canada. Tête de pont des Etats-unis, le Canada entend, avec ce traité, imposer ses normes alimentaires, faire concurrence à nos services publics, fouler au pied nos AOP, et tout ça sans la moindre justification démocratique ou parlementaire. Et avec la bénédiction de Hollande !

En fait, on se demande bien ce que Yannick, qui pourrait être utile à la France, fait chez les écolos. Une fois ses obsessions climatiques et nucléaires guéries, il pourrait être tout à fait efficace au front de Gauche.

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Duflot éliminée de la primaire à EELV

par Erasmus Tharnaby

Duflot éliminée de la primaire à EELV

Il me semble qu'on ne mesure pas encore à quel point François Hollande et ceux qui l'entourent cristallisent la détestation généralisée à l'encontre de la classe politique. Cécile Duflot vient d'en faire l'amère expérience, elle qui vient de payer son appartenance au gouvernement  en se faisant éjecter au premier tour de la primaire Europe Ecologie Les Verts.

Ce parti, très affaibli depuis que de nombreux cadres se sont fait la malle, n'est pas crédité de plus de 3% de votes aux prochaines élections présidentielles. Inutile de dire qu'ici, on s'en réjouit. Mais hélas, les métastases se sont répandues largement dans les autres partis, y compris le parti de la famille Le Pen qui se fend maintenant d'un paragraphe consacré aux chienchiens à sa mémère dans son programme néo-poujadiste.

Ainsi, dans le paysage politique français, ce ne sont pas les apprentis fascistes verts qui manquent, depuis les fumeurs de shit des ZAD de France et de Navarre jusqu'aux anti-nucléaires en vert-de-gris. Et je suis bien au regret de constater que c'est toujours plutôt à gauche, où les tissus sont plus mous, que les tumeurs New Age grossissent le plus vite.

Ainsi que nous le racontait h16 déjà en 2015, la si "modérée" Corinne Lepage invitait déjà à dresser un "registre très précis" des "climato-sceptiques" parce que, pour elle aussi "il faut arrêter, quand même, à un moment donné du temps" (sic). Non pas pour des poursuites pénales (elle est avocate, quand même...) mais pour les mettre devant leurs responsabilités. Chiche ?

Parce que, parallèlement à la détestation du gouvernement, il va naître aussi un certaine détestation de l'écologie. Et si les gens manquent de mémoire, nous serons là pour la leur rafraîchir. En effet, on ne saurait trop conseiller à nos lecteurs d'aller sur le blog Skyfall, qui est celui des "Climato-réalistes", pour une bonne part constitué de scientifiques, de vrais scientifiques, pas de ceux qui discutent de leurs subventions de labo avec l'ONU entre deux petits fours, comme Jean Jouzel, mais ceux qui ont pour métier de douter et de mettre les théories à l'épreuve des faits plutôt qu'à celle des journalistes.

Car l'urgence climatique, finalement assez paradoxale si l'on songe aux prévisions à 30 ans, serait moins due à la réactivité de la planète à nos minuscules mesures contre la pollution qu'à la possibilité pour les gens de se rendre compte des différentes supercheries (réchauffement planétaire, perturbations climatiques, pénuries, etc.) destinées à justifier une kyrielle de mesures fiscales et liberticides, en particulier en direction des populations ouvrières.

En ce qui concerne Duflot, ce sont des écolos qui ont éjecté une écolo. Mais il y a gros à parier, et c'est le voeu que je fais ici, que l'écologie-supercherie ne soit plus très en bonne presse d'ici peu. D'où les 3%...

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Morale et sensibilité

par Erasmus Tharnaby

Morale et sensibilité

Les tenants des droits des animaux, anti-spécistes, animalistes et autres ennemis du Genre humain, justifient leur point de vue par la démonstration supposée de la sensibilité animale. Cette sorte de déclic se voulant définitif, on peut sans doute en déduire que tous les animaux sont sensibles, et sensibles de la même façon. C'était la position du philosophe utilitariste Jeremy Bentham.

La sensibilité animale devient donc, pour ces aimables penseurs, une bonne raison de les inclure dans le champ de la morale sociale, comme si nous étions liés à eux par un contrat supérieur que Michel Serres qualifie de Contrat naturel.

La morale est ce qui doit décider de ce qui est bien ou mal. Si elle s'applique aux animaux, elle doit décider ce qui est bien de leur faire et ce qui ne l'est pas. Mais de la même façon qu'elle décide aussi de ce que nous devons et ne devons pas faire, elle doit décider de ce que les animaux doivent ou ne doivent pas faire. Comment établir ces devoirs sans l'utilisation du langage  et de la raison ?

Comme Sollers qui écrivait plaisamment une Théorie des exceptions, faudrait-il que nous imaginions une morale des instincts ? Un chien, pour un motif que lui seul peut percevoir, se met à mordre un enfant. Comment lui faire comprendre que ce n'est pas bien ? Une muselière risque d'atteindre ses droits imprescriptibles et le dressage reste aussi une atteinte à sa liberté de penser comme un chien.

Dans le même registre, les amis des bêtes sont aussi, par voie de conséquence, les amis des loups. Faut-il laisser faire les loups près de nos maisons ? Faut-il les laisser revenir pulluler comme au Moyen âge. Pour les anti-humanistes, il n'y a aucun doute : la réponse est oui.

Qui veut faire l'ange fait la bête...

Pour nous, ici, la réponse est clairement NON. La morale n'existe pas en-deçà du champ du langage et seul ce dernier est à même de permettre à une espèce de s'y impliquer à la hauteur de ses compétences linguistiques.

Est-ce à dire qu'il est indifférent de faire souffrir des animaux ? Cette question, qui est le produit d'appel de L214 et autres ahuris du bizenesse malthusien, n'a strictement rien à voir avec le problème précédent. Et on peut juger, pour des raisons humaines, qu'il est inutile de donner mauvais goût à la viande, de faire crier les bêtes, etc. ou même qu'il est simplement inutile de faire souffrir les animaux au moment de leur abattage. Nous trouvons ce spectacle écoeurant simplement parce que nous nous identifions instinctivement aux animaux en mauvaise posture. Surtout après un siècle de cartoons avec des animaux qui parlent...

Le seul problème, c'est que cette question à la mode n'est qu'une tête de gondole pour une cause qui assimile tout abattage d'animaux à de la torture. L'hypocrisie de L214 consiste à s'immiscer avec une question d'évidence dans l'esprit de la cible pour asséner son idéologie avec les accents de la bonne foi.

Ainsi font les flics de la pensée. Des anti-IVG aux anti-nucléaires, en passant par les intégristes religieux et les anti-humanistes.

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